Cameroun : Ces preuves qui confirment la mort de Biya

Donné pour mort depuis quelques jours, les patins de Paul Biya ont été pris au moyens de sorties frêles et inappropriées sans occulter le retentissant silence et les allégations soutenues qui ont tout pour convaincre de ce que le président de la République est passé de vie à trépas.

Silence de tombe

Depuis bientôt 5 jours, l’activiste Kamaoua la Panthère a annoncé sur sa page officielle Facebook « la mort de Paul Biya ». La nouvelle a très vite fait le tour du monde, relayée par plusieurs medias internationaux. Inattendue, l’annonce a  suscité une flopée de questions chez les Camerounais et bien au-delà du Cameroun. Mais le plus surprenant demeure le silence inquiétant sinon approbateur de celui qui serait donc passé de vie à trépas. Paul Biya s’était montré jusque-là silencieux malgré la grave crise sanitaire dans laquelle est plongé le monde, cette nouvelle est apparue avec un double enjeu pour lui. En qualité de chef de l’Etat, Paul Biya a eu une occasion de s’adresser à un peuple qui se dit lâché par celui qui prétend être leur leader devant une rude épreuve, un peuple qui s’apprête à faire le deuil de son président. C’est que devant une annonce dont la charge  n’est plus à démontrer, Paul Biya  s’illustre par un silence qui n’a rien pour rassurer ; un silence incompréhensible qui laisse davantage croire qu’il n’est pas en mesure de montrer patte blanche.

 Tirées par les cheveux, des messages de démenti se sont succédé pour faire office de riposte en faveur de Paul Biya. La première, la plus risible est celle de Charles Atangana Manda (Directeur de l’observatoire des médias au Mincom) qui a dit démentir la nouvelle lancée par l’activiste au nom et par ordre du ministre de la Communication. C’est par un message écrit sur le réseau social Whatsapps tout en gras, transféré dans différents forums qu’on aurait voulu faire croire aux Camerounais que Paul Biya est vivant. Vraiment trop facile ! Le deuxième démenti, plus formel, est étonnamment de ce même département ministériel et porte la signature de René Sadi, qui avait pourtant mandaté Charles Atangana de répondre en qualité de porte-parole de Paul Biya.

Pas besoin d’être interne à l’entité pour deviner que c’est dans l’embarras, la panique, voire la peur d’un secret déballé  qu’ils ont pris la nouvelle qui a fuité sur Facebook. Ceci est d’autant plus vrai lorsqu’on se projette sur la même situation dans un pays proche de nous ; le Gabon. Souffrant et hospitalisé en Arabie saoudite en l’an 2018, le président Ali Bongo Odimba avait été déclaré mort sur les antennes de la télévision Vision 4. La gravité de la déclaration infondée avait valu au média d’être suspendu par les autorités gabonaises pour une durée de 6 mois sur l’étendue du territoire ; ceci parce qu’aucun doute ne planait sur la vie du président gabonais. La réplique des  « mandataires » de Biya a été plus riche en insultes, verbiages qu’en faits. On n’en n’a véritablement pas eu l’impression qu’ils savent ou veulent exactement mettre la lumière sur ce mystère. On ne retient que des communiqués verbeux et plats finalement.

Carnet des faits

Faut-il le rappeler, Paul Biya est âgé de plus de 87 ans à ce jour. Et comme toutes les personnes du troisième âge il est de santé fragile ; on n’en dira pas le contraire à sa tenue, notamment à sa démarche dernièrement moquée sur la toile. Même si un épais mystère est entretenu sur son état de santé et que ses mandataires n’en n’ont pas fait cas comme d’accoutumée, Cameroonvoice a récemment appris que Paul Biya est dans un sale état et qu’il a été évacué d’urgence pour une prise en charge sanitaire. Les autorités Camerounaises en ont fait un secret pour les populations camerounais. Il y a à se demander si un plus grand secret, à savoir la mort de Paul Biya, n’est pas caché aux Camerounais. Cette thèse est soutenue par des publications et autres preuves autant vraisemblables le unes que les autres.

Un internaute vient de publier une photo sur son compte Tweeter sur laquelle on aperçoit un corps gisant qu’il présente comme celui de Paul Biya ; il n’y a que Paul Biya lui-même pour démentir une pareille publication. L’une des preuves les plus plausibles c’est la succession des personnalités qui, ayant senti la fin du régime en place, seraient en train d’entamer des démarches pour demander l’exil dans des pays étrangers.  Selon le Dr Jacques Noumsi, 4 ministres ont déjà tenté en vain de joindre les Etats-Unis d’Amérique pour bénéficier de leur protection. « 1. Mbarga Manga 2. Hélé Pierre 3. Elung Che 4. Nganou Djoumessi » Précise-t-il.

 Il nous revient également que Jacques Fame Ndongo (Ministre de l’enseignement supérieur) et bien d’autres ministres ont demandé le visa pour le Tchad voisin afin de s’enfuir. Selon toute vraisemblance,  Cabral Libii est dans le répertoire de ces personnalités qui demandent le visa pour l’étranger. Arrivé au Cameroun en mi-mars, Franck Biya, le fils de Paul Biya, donné comme son successeur potentiel,  aurait été préparé par la France pour cette éventualité, prendre la place de son père. La mort de Paul Biya serait donc cachée aux Camerounais le temps que la nouvelle esbroufe soit préparée pour asservir les Camerounais et que d’aucuns prennent la poudre d’escampette pour éviter toute représailles. Le dicton le dit si bien, tout ce qui est affirmé sans preuve peut être nié sans preuve ; dire que Paul Biya est vivant sans preuve véritable c’est ne rien dire du tout. Alors si le président est vivant qu’il taise la rumeur en montrant patte blanche.

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