USA-L’autre crise violente qui risque frapper TRUMP

Alors que l'ampleur du Covid-19 est de plus en plus forte aux Etats-Unis d'Amérique, plusieurs personnes réclament l’annulation du loyer, malgré les 1200 dollars promis par Donald Trump, et promettent de manifester.

En seulement trois semaines de confinement, près de 17 millions d’Américains sont plongés dans le chômage. Le covid-19 oblige l’arrêt obligatoire de l’activité économique, ce qui crée des tensions au sein des populations ayant perdu leur emploi. Ceci risque d’entraîner de lourdes conséquences dramatiques dans un pays où de milliers d’habitants, endettés, vivent sans assurance.

L’Etat de Californie a fait passer des décrets interdisant les expulsions de locataires touchés par la pandémie du covid-19. Par ailleurs, il précise que ce moratoire sera levé après la crise. Une décision que la majorité des américains ne partage pas ; il faudra payer les arriérés, ou partir. « Les gens vont accumuler des dettes pendant le confinement et quand se sera terminé, ils ne parviendront pas à rembourser leurs crédits, au lieu de reprendre leur vie et de se consacrer à leur avenir », se désole Hilary Ronen, élue municipale de San Fransisco. Et d’ajouter « ça ne va faire que retarder la reprise, cela n’a aucun sens ».

Environ 2000 personnes ont décidé de ne pas payer leur prochaine mensualité auprès de l’ACCE (Alliance of Californians for Community  Empowerment), une association qui encadre le mouvement et fournit une aide juridique aux populations en grève.« Les gens ne pourront de toute façon pas payer. Et là, certains s’engageront dans des activités criminelles. C’est vraiment dans le meilleur intérêt des élus d’agir maintenant », prévient Frederick Joseph, fondateur d’une agence de marketing.

Cet habitant de New-York s’est lancé dans un vaste appel aux dons pour aider les familles démunies à pouvoir payer leurs factures. Depuis que la crise a commencé, il est parvenu à réunir 170.000 dollars qu’il a redistribués aux personnes en difficultés. « La grève ne marchera que si des millions de personnes le font », indique ce dernier.Dans le plan de relance de l’économie américaine adopté à Washington, des chèques de 1200 dollars ont été prévus et seront versés aux ménages défavorisés et de la classe moyenne. Mais ils ne suffiront pas à couvrir les dépenses fixes, surtout dans les grandes métropoles où les loyers sont surdimensionnés.

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A San Fransisco, « le loyer moyen, pour un appartement avec un chambre, s’élève à près de 3700 dollars par mois. C’est obscène », confirme Hilary Ronen, élue municipale. Il devient donc quasi impossible pour des personnes au chômages à payer leur loyer sachant que toutes les activités pouvant rapporter sont suspendues pour le moment. Il serait mieux pour Donald Trump et ses gouverneurs de solutionner ce mal, car la patience a des limites le dit-on souvent.

Dexter Mve

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