Au Cameroun : Le complot de la bière contaminée au coronavirus prend corps dans les esprits

Pour le journaliste dont l’exercice du métier obéit à certains canons, la nouvelle du meurtre programmé des Camerounais via l’introduction du virus de la maladie à Coronavirus/SRAS dans les boissons alcoolisées, question de faire le maximum de victimes relèverait de l’irréel. Mais le comportement des autorités du pays, restées muettes devant le désastre rampant des villes privées d’eau potable, les unes après les autres, comme s’il fallait priver les populations d’eau et ne leur laisser d’autre alternative que celui de boire de la bière, semble  donner du poids à ce qui n’était jusqu’ici qu’un fake propagé sur les réseaux et médias sociaux.

Dimanche, après quelques jours de résistance, la plus grande ville du pays, Douala, est “tombée”, faisant ainsi sa triste entrée dans la liste des villes privées d’au potable pour une durée indéterminée.    

L’alarme était pourtant sonnée depuis quelques jours sur les réseaux sociaux : le prétendu vaccin contre le coronavirus pour lequel les chercheurs occidentaux cherchaient cobayes… en Afrique, sera bel et bien inséminé dans les organismes des Africains, contre vents et marées.

Mais en fait de vaccin, croient savoir les auteurs de ce qui était considéré jusqu’ici comme un canular, faute de preuve, il pourrait s’agir du virus même, cultivé dans les laboratoires chinois, dont les auteurs, de mèche avec des puissances occidentales, voudraient éprouver l’exact degré de létalité sur les Africains qui sont en principe la cible finale du nouveau coronavirus(*).

Or les Africains s’étant montrés jusqu’ici catégoriquement rétifs à toute idée de vaccin anti-Coronavirus expérimental, menaçant leurs gouvernants d’émeutes pouvant in fine déboucher sur le renversement des plus impopulaires d’entre les régimes du continent, ou de s’en prendre aux personnels soignants commis aux tâches de vaccination, il fallait les prendre par ce qu’ils ont de point faible : l’alcool. Plus prosaïquement la bière dont raffolent les peuples du continent en général, et ceux du Cameroun en particulier, en passe de devenir les champions d’Afrique, voire du monde de la “gnole”.    

…Au temps de la détresse, au pays du président Fantômas, il leur fut imposé la bière… (contaminée  au Coronavirus ?) à la place de l’eau potable

C’est dont l’implémentation de ce complot international avec la complicité des gouvernements africains qui serait entré dans sa phase test depuis dimanche matin à Douala, la capitale économique et ville la plus peuplée du Cameroun avec plus de 2 millions d’âmes, où les populations privées d’eau à boire, ne savent plus où donner de la tête, convaincues disent la plupart, que « le gouvernement est en train de réaliser sa part du contrat passé avec ses commanditaires internationaux à l’origine du Coronovirus, en les privant d’eau pour les pousser à se désaltérer à “bière empoisonnée” »

Le surréaliste n’est pas loin de ce genre d’informations répandues très rapidement dans un monde où la désinformation peut causer autant de désastre que la pandémie si redoutée. Mais il n’y a pas de fumée sans feu.

(*) Selon certaines croyances qui ont pignon sur rue au Cameroun, le Coronavirus ou “Chinese virus” selon le président américain Donald Trump, est une fabrication des Chinois qui envisageraient de diminuer d’au moins de moitié la population de l’Afrique (1,21 milliard d’habitants actuellement, sur une superficie de 30.37 Kilomètres carrés), pour faire main basse sur le foncier, afin de caser une bonne partie de sa population “inutile”, notamment les pauvres et les dissidents considérés dans l’Empire du milieu comme des marginaux freinant le progrès, mais pouvant être recyclés si la possibilité leur était donnée de faire leur preuve loin de la chape de plomb du pays et en toute confiance. Cette démarche néocoloniale devrait passer par la création de petites colonies aux fins ultérieures d’occupation pure et simple sur la base de “contrats” apparemment alléchants mais au fond de Sioux, que les postes avancés de la colonisation française en Afrique ne manqueront pas de faire signer aux individus, et communautés africaines, sans oublier les Etats que la dette met déjà sous la coupe réglée du pays du Grand Mao. Toujours selon les tenants de  cette croyance qui se recrutent également dans les milieux des intellectuels, la visée néo-expansionniste chinoise n’ayant pas de véritable chance de se réaliser dans le cadre d’une campagne militaire sans motivation, la Chine ne pouvant déclarer la guerre à l’un quelconque de ses “partenaires” africains, il lui restait l’option de copier le modèle des Européens répandant aux 15ème et 16ème siècles, les virus qui ont provoqué des épidémies tels la variole, le typhus, la grippe, la diphtérie, la rougeole, la peste, ou la maladie de la coqueluche,  et qui avaient permis aux conquérants du vieux continent d’exterminer quelque 80% de la population indigène d’Amérique (les Amérindiens en l’occurrence) alors estimée à pratiquement 100 millions de tête dans l’ensemble du continent américain à l’époque).  

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