Cameroun : La voix du 13 heures à la CRTV atteinte de Coronavirus

Dans une récente publication sur son compte Facebook, la journaliste Marie Françoise Ewolo a révélé avoir contracté le Covid-19; elle est actuellement en soins à l’Hôpital Central de Yaoundé.

A croire sa publication barrée du titre «De mon lit de Covidée», la journaliste a ressenti les symptômes du Covid-19 le 30 avril, en partance pour une édition du 13 heure à Nlongkak. «Quelques frissons. Un état fébrile. Peut-être un peu de fatigue qui demande du repos. Ou alors ces petits stress qu’on accumule au quotidien au moment d’aller parler à l’oreille de millions d’auditeurs. Et si c’était un palu…Vas donc pour une cure classique sous les conseils du médecin Jean-Louis ABENA. Mon état ne va pas s’améliorer au bout de cette combinaison d’antipaludéen et de paracétamol. Je ne me sens pas mieux non plus après trois perfusions. La tête est de plus en plus lourde. La fièvre s’entête. Les douleurs musculaires sont incommodantes. Les narines commencent à se congestionner. Je mange normalement mais j’ai visiblement perdu deux sens : l’Odorat et le Goût.

Je mange pour nourrir un corps meurtri. Les symptômes s’accumulent. Mon état ne s’améliore pas. Mon esprit va en vrille. Les questions s’y bousculent. Seigneur ! Et si c’était ça ? Comment aurai-je pu l’attraper alors que je croyais faire attention ? La poignée d’une porte ? Le micro ? Une bouteille d’eau ? De l’argent que j’aurais manipulé ? Où ? Quand ? Comment ?Je veux être fixée.» S’est interrogée la journaliste qui, aussitôt se résout d’appeler un spécialiste pour en avoir le cœur net. Elle joindra le Pr Biwole; un coup de fil qui a eu de quoi déclencher le dispositif d’alerte.

«Le test se fera dans la foulée, par une lourde équipe envoyée à la maison par le Dr ZE MEKA. Il faut cependant attendre 24 heures pour les résultats.J’avais regardé le jour le plus long. En attendant les résultats du test, je découvre un autre film à réaliser et à produire probablement : La nuit sans fin. La maisonnée est mobilisée et est aux petits soins. Seulement, la vue de mes frères et sœurs provoque en moi un infini chagrin. Un flot de questions. De la tristesse. Mon sommeil s’entrecoupe. Des sueurs froides. Le cœur bat la chamade. L’inconnu. La peur. Mais Dieu et la prière, sont mes remparts.» S’inquiétait la journaliste dont le tourment s’empirait au fil des heures notamment avec une fatigue permanente et des difficultés respiratoire. Si elle n’était pas toujours fixée sur ce qui lui arrivait, un coup de fil a suffi pour que soit levé le mystère. Celui du Pr Eugène SOBNGWUI. Il est au cœur du dispositifcontre le Covid-19 au Cameroun.

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On lui apprend qu’elle doit être transportée immédiatement à l’Hôpital Central de Yaoundé. «Mes frères et sœurs font tout pour ne pas laisser apparaître sur leurs pommettes, les sillons de leurs tensions, de leurs appréhensions.Le brouillard qui enveloppe peu à peu tout mon être me laisse néanmoins de la place pour apprécier la qualité de l’accueil et l’attention si chaleureuse de l’équipe médicale de l’Hôpital Central. Puis tout se brouille. Soudain. Peut-être une petite syncope….», a écrit Marie Françoise Ewolo le 16 mai. Elle est toujours en soin à l’Hôpital Central de Yaoundé et est actuellement remplacée sur les ondes de la Cameroon Radio Telivision pour le 13 heures par le Journaliste Constant Ze.

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