Chevaliers majeurs de la puissance du régime en place, l’armée camerounaise est véritablement menacée sur le terrain des opérations. La Commune de Fotokol a été le théâtre de vifs affrontements armés dans la nuit du lundi 25 au mardi 26 mai 2020. A l’issue de ce combat qui mettait aux prises les militaires et des assaillants non identifiés, deux militaires ont été tués. La secte terroriste Boko Haram vient de revendiquer cette attaque qui a plongé les riverains dans la peur et l’angoisse. Ils se souviennent que plusieurs combattants de cette organisation lourdement armés et arborant des tenues camouflées de l’armée camerounaise avaient fait irruption dans leur village avant que ne succèdent les coups de feu nourris qui ont coûté la vie à ces soldats et fait cinq morts parmi les terroristes.Le bilan fait également état de plusieurs personnes blessées et d’une importante cargaison de matériels militaires emportés par les assaillants selon les sources sécuritaires.
Dans l’après-midi de mardi l’explosion d’une mine a grièvement blessé sept militaires toujours dans la région de l’Extrême-nord. Selon des sources sécuritaires, l’incident s’est produit lors d’une patrouille militaire dans la localité de Soueram,à la frontalière avec le Nigeria voisin. Pris entre mille feu, l’armée camerounaise lâche progressivement prise, dépitée d’être en première ligne d’une guerre entretenue par les politiques qui n’ont visiblement aucune intention de marquer la fin de la guerre en prenant des initiatives salutaires.
Engagés dans une bataille sanglante contre une bande armée (Bui Warriors) dans la région du Nord-Ouest qui causé la mort de plusieurs soldats. On a enregistré plusieurs défection au rang de ces combattants. Il nous revient que , craignant pour leur vie, les militaires en réserve dans cette zone ont décidé de la quitter pour rejoindre leurs familles respectives. A Jakiri tout comme à Dzekwa, les BIR auraient déjà commencé à plier bagage. « nous ne pouvons pas continuer à nous battre pour des politiciens qui ne prennent pas soin de nous », avait déclaré l’un des soldats dépité sous anonymat.
Entre crise dans les régions à majorité anglophone et lutte contre la secte terroriste Boko Haram, le bilan des morts s’alourdit de jour en jour. Pour ce qui est de la crise anglophone, «au moins 20 000 morts (populations et force de sécurité confondues) mais plus de 15000 innocents y compris les femmes, les bébés et les enfants » y on perdu la vie depuis son entame à en croire Maximilienne Ngo Mbe directrice exécutive du Réseau des Défenseurs des Droits Humains en Afrique Centrale (REDHAC).

