Donald Trump n’est pas en bon terme avec le réseau social à qui il doit en partie son accession à la Maison Blanche. «Les Républicains ont le sentiment que les réseaux sociaux bâillonnent totalement les voix conservatrices». En réponse, «nous les régulerons fortement, ou les fermerons, pour les empêcher de le faire», a prévenu le président américain qui cumule plus de 80 millions d’abonnés sur son compte officiel. Une déclaration qui fait suite à un événement assez inédit pour être remarqué. Mardi, Twitter a pour la première fois épinglé un de ses tweets comme inexact, renvoyant ses abonnés vers des sources d’information dignes de foi.
«Il n’y a PAS MOYEN (ZERO !) Que le vote par correspondance soit autre chose que substantiellement frauduleux. Le gouverneur de la Californie est en train d’envoyer des bulletins de vote à des millions de personnes. Tous ceux qui vivent dans l’État, peu importe qui ils sont ni comment ils sont arrivés là, vont en recevoir. Ensuite des professionnels vont leur dire, à ces gens qui sont nombreux à n’avoir même jamais pensé à voter avant, comment et pour qui voter. Ce sera une élection truquée.», a écrit Donald Trump. La réponse du réseau social ne s’est pas fait attendre.
Au bas des deux publications, Twitter a apposé la mention «Obtenez les faits sur le vote par correspondance…Ces tweets contiennent des informations potentiellement trompeuses sur le processus de vote et ont été signalés pour fournir du contexte additionnel sur le vote par correspondance», a répliqué un porte-parole de Twitter. Référant ainsi le patron de la Maison blanche à des publications des médias tels que CNN et le Washington Post. Des médias qui ne sont pas dans les bonnes grâces du président américain ; il les a souvent accusé de divulguer des fausses nouvelles.
Ce acte inédit tient à certaines réformes relativement à ses conditions d’utilisation que s’est permis Twitter le 20 mai dernier en prélude aux élections qui s’annoncent. «Vous ne pouvez pas utiliser Twitter dans le but de manipuler ou d’interférer dans des élections». Cela recouvre les contenus «qui inciteraient les citoyens à ne pas aller voter », et par exemple «des déclarations fausses à propos des procédures ou des techniques de vote qui pourrait dissuader des citoyens d’aller voter», dispose désormais le réseau social. La Maison blanche envisage de créer une commission ad hoc pour enquêter sur le biais supposément pro-démocrate de Facebook, Twitter et des autres réseaux sociaux américains.


