A 37 ans elle devient SG de la Présidence

Du haut de ses 37 ans, l'ancienne ministre malienne de l’Économie numérique et de la Prospective rejoint le premier cercle du président Ibrahim Boubacar Keïta en qualité de secrétaire générale de la présidence de la République.

Alors que le gouvernement vient de démissionner et que le Premier ministre Boubou Cissé a été reconduit jeudi dans ses fonctions, Kamissa Camara, elle, a trouvé un nouveau point de chute. L’ancienne ministre de l’Économie numérique et de la Prospective est désormais la secrétaire générale de la présidence. « Cette nomination a été une grande surprise. C’est une façon pour le président de resserrer son premier cercle », explique Baba Dakono, secrétaire exécutif de l’Observatoire citoyen sur la gouvernance et la sécurité au Mali.Cet événement intervient alors qu’une grande manifestation a eu lieu vendredi dernier pour dénoncer la corruption et la crise sécuritaire. Les partis politiques et organisations de la société civile ont également réclamé la démission du président.

Au secrétariat général de la présidence, Kamissa Camara remplace Moustapha Ben Barka. Ce proche d’Ibrahim Boubacar Keïta (IBK), qui est également son neveu, est depuis février le vice-président de la Banque ouest-africaine de développement.Retour sur le devant de la scène politiqueDéjà, en 2018, la nomination de Kamissa Camara au poste de ministre des Affaires étrangères avait créé l’événement. À 35 ans, la jeune femme succédait à un poids lourd du marigot politique local : Tiéman Hubert Coulibaly, président de l’Union pour la démocratie et le développement (UDD).

Détentrice des nationalités malienne, française et américaine, elle a su, au fil du temps, trouver sa place au sein du gouvernement.Si elle n’est pas restée longtemps aux Affaires étrangères, elle occupait, depuis mai 2019, le poste de ministre de l’Économie numérique et de la Prospective. Moins exposée médiatiquement, elle n’en est pas moins restée active. Dès le début de l’épidémie de Covid-19, elle a mis la technologie au service de la riposte. Une nomination qui rappelle tristement la confiscation du pouvoir par des vieux dans bon nombres de pays Africains à l’instar du Cameroun. On y recrute notamment des Présidents qui le sont à mourir.

Facebook Comments
- Publicité -

Plus populaires

Autres actualités

Un passeport numérique COVID-19 bientôt nécessaire pour voyager ? (TVA nouvelles)

L’Association internationale du transport aérien (IATA) a annoncé cette semaine la création d’un passeport numérique qui pourra indiquer si un passager a...

Soutien aux tyrans, auteurs de holdups électoraux : La Côte d’Ivoire lance le boycott...

C’est par un communiqué laconique annonçant une importante déclaration du président du rassemblement du peuple de Côte d’Ivoire Alternative crédible (Rpci-Ac), Christian...

Humanitaire : Malgré une 1ère édition de Téléthon mitigée La Fondation Inorie Fotso poursuit...

En octobre 2019, à son initiative, la pop-music singer Inorie Fotso, fille du milliardaire camerounais Victor Fotso  -aujourd’hui défunt-,  se mettait ensemble...

R.D. Congo : A son tour, Me Georges Kapiamba de l’ACAJ s’insurge et exige...

L’ancien maitre de Kinshasa serait mensuellement rémunéré à hauteur de 680.000 USD. Une pension léonine qui n’est pas pour plaire à Me...

Cameroun-Covid-19: Les solutions de la société civile pour les couches vulnérables

L'appel de l'Association Rayons de Soleil était ouvert à 100 organisations de la société civile reconnues et expérimentées...
- Publicité -
Facebook Comments