Côte d’Ivoire/Retrait de Gbagbo de la liste électorale ? GRADDH-AFRIQUE dénonce et menace Ouattara, RDV le 7 août…

RETRAIT DU PDT GBAGBO DE LA LISTE ELECTORALE ? GRADDH-AFRIQUE condamne des manoeuvres politiciennes de M. Ouattara pour écarter un adversaire redouté !

Si M. Alassane Ouattara souhaite une fin de mandat paisible ; ou bien, s’il veut toujours « rendre ce pays ingouvernable », tout dépend de lui…

COMMUNIQUE DE GRADDH-AFRIQUE :

Dans un communiqué publié le lundi 3 août 2020 par l’une des avocates personnelles de l’ex-Président de la République de Côte d’Ivoire, SE M. Laurent GBAGBO, qui a introduit récemment une demande de passeport en vue de regagner son pays, l’on apprend que le vendredi 31 Juillet dernier, le régime-Ouattara au pouvoir a plutôt« remis un casier judiciaire à Michel Gbagbo qui, à notre fort étonnement, présente une condamnation qui serait intervenue le 29 octobre 2019 à l’encontre du Président Gbagbo, et pour laquelle il n’a pourtant reçu ni convocation, ni décision judiciaire. »

La remise de ce casier judiciaire serait donc la raison qui justifierait le retrait constaté de M. Laurent GBAGBO de la liste électorale qui vient d’être remise aux partis politiques, dans le cadre de l’élection présidentielle à venir.

Ainsi, le lundi 3 Août matin, pour exprimer leur indignation et leur mécontentement, plusieurs centaines de militants et sympathisants se réclamant du Président GBAGBO ont décidé, spontanément, d’accompagner le président de la coalition EDS (Ensemble pour la Démocratie et la Souveraineté), le Prof. Georges Armand OUEGNIN, qui était entouré de deux hauts responsables du FPI, au siège de la Commission Electorale Indépendante (CEI). Ils y ont été reçus par le président de la CEI, qui leur avoua que ce retrait est une décision émanant du Gouvernement ivoirien, notamment du Ministère de la Justice.

GRADDH-AFRIQUE, le Groupe de Réflexion et d’Actions pour la Démocratie et les Droits de l’Homme en Afrique, se dit choqué et ahuri par l’attitude des autorités ivoiriennes.

GRADDH-AFRIQUE note que, si l’on s’en tient aux révélations faites par l’avocate de M. GBAGBO, cet autre procès ouvert et clos à Abidjan à l’issue duquel cette condamnation a été prononcée, alors que l’accusée venait juste d’être acquitté à La Haye par la Cour pénale internationale (CPI), le 15 Janvier 2019, est plutôt un procès politique que juridique.

Puisque, vraisemblablement, les procédures judiciaires dignes d’un procès juste et équitable, telles que prévues par le Code de procédures ivoirien, n’ont guère été respectées.

En outre, GRADDH-AFRIQUE s’étonne de ce que le Gouvernement ivoirien se soit précipité pour délivrer un casier judiciaire à M. GBAGBO, alors que le procès et la condamnation qu’on lui a « collés », de surcroit à son insu, l’auraient été par contumace. Ce qui suppose que, dans la logique, ce procès (s’il y en a eu un) n’est pas encore terminé pour laisser des traces dans un casier judiciaire.

GRADDH-AFRIQUE, au regard de ce qui précède, en arrive à la conclusion simple et suivante.

M. Alassane OUATTARA avait cru s’être débarrassé du Président Laurent GBAGBO, en le livrant à la CPI dès sa prise du pouvoir par la force ; Hélas !

Il a tout essayé pour le faire condamner à la CPI ; Hélas !

Il a tout manigancé en vue de le bloquer en Belgique ; Hélas !

Alors, M. Alassane OUATTARA qui cherche à briguer un troisième mandat anticonstitutionnel, veut donc user de tous les subterfuges juridiques en Côte d’Ivoire pour éviter d’affronter un adversaire populaire et redouté, M. Laurent GBAGBO !

Sauf qu’aujourd’hui, en l’état actuel des choses, les Ivoiriens ne sont plus disposés à tolérer une candidature illégale de M. OUATTARA, qui demeure inéligible selon les lois ivoiriennes, à cause de sa « nationalité douteuse », selon l’Arrêt de la Cour Suprême d’Octobre 2000.

Mais surtout, ni la Constitution au 1er Aout 2000, ni celle actuelle du 8 Novembre 2016, modifiée le 19 Mars 2020, n’autorise en Côte d’Ivoire un troisième mandat présidentiel.

Enfin, il serait impensable d’admettre une autre candidature de M. Alassane OUATTARA, alors qu’il priverait M. GBAGBO de son droit légitime de Citoyen.

SI M. ALASSANE OUATTARA SOUHAITE UNE FIN DE MANDAT PAISIBLE ; OU BIEN, S’IL VEUT TOUJOURS « RENDRE CE PAYS INGOUVERNABLE », TOUT DEPEND DE LUI…

Et j’ai dit !

NB : RDV le vend. 7 Août 2020 à 17H00 à la Mairie de Fontenay s/b !

Fait à Paris, le 04Août 2020

Pour GRADDH-AFRIQUE : LE PRESIDENT-FONDATEUR

Dr BOGA Sako Gervais Vice-président de EDS

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