Menaces contre Paul Biya : Pourquoi Maurice Kamto passe à la vitesse supérieure !

La situation du Cameroun piloté à vue par un Paul Biya que les mauvaises langues disent disparu des radars du gouvernement de l’Etat, et dont les intermittentes apparitions ne sont plus notés qu’au gré de brefs posts sur les réseaux sociaux et autres décrets ou instructions à lui attribués, le hold-up politico-électoral qui a fait son lit au Cameroun, la situation permanemment tragique dans la partie anglophone du Cameroun, la gestion foireuse de l’organisation de ce qu’il est convenu d’appeler la “CAN 2019/2021” ou encore celle calamiteuse de la crise sanitaire de la Covid-19, le climat social vicié, le tribalisme d’Etat, le mépris et la terreur d’Etat, le chômage… étaient au menu d’un point de presse d’urgence donné au siège de son parti le 24 aout par le Pr. Maurice Kamto, président du Directoire national du MRC, qui a insisté sur le caractère pacifique de la lutte que ses partisans et lui mènent contre la prise en otage des Camerounais par un seul homme et son régime.

Même s’il est resté constant dans sa lutte contre la dictature, depuis son élection manquée à la présidence de la République, celui qui est présenté par une bonne frange des Camerounais comme le véritable président de la république élu lors du scrutin de 2018, a fait lundi une déclaration qui marque une nouvelle escalade entre l’opposition démocratique et le régime du président Biya, 87 ans, au pouvoir depuis 1982.

  Alors que de nombreux signaux annoncent un autre passage en force du régime en place au travers d’« élections » régionales avant la fin de l’année en cours, question « de parachever la mise en place des institutions prévues par la Constitution du 18 janvier 1996 », le leader de l’opposition camerounaise, Maurice Kamto, a anticipé dans un discours historique prononcé lundi 24 août, en appelant ses compatriotes à se mobiliser pour s’ériger de toutes leurs forces, résolument, contre une démarche politique du pouvoir consistant à les prendre de nouveau de court.  

Pas question de tenir au Cameroun des élections régionales régies par un code électoral inique et surtout taillé sur mesure pour le régime, d’une part, et d’autre part, dans un contexte socio-politico-sécuritaire marqué par une très meurtrière guerre de sécession dans les régions anglophones,  avant d’avoir réuni le préalable minimum permettant aux Camerounais de ne plus s’offrir en spectacle ridicule comme lors de précédents scrutins.

En droite ligne du discours qu’il tient à propos de toute élection qui aurait lieu au Cameroun avant la résolution définitive du conflit meurtrier dans les régions anglophones et la remise à plat du système électoral, le leader du Mouvement pour la renaissance du Cameroun a fait une sortie musclée lundi 24 août, pour mettre en garde le régime en place contre le chaos qu’il est en train de fomenter avec la préparation inconséquente d’élections régionales régies par un code électoral inique et surtout taillé sur mesure, d’une part, et d’autre part, alors qu’une partie non moins importante du pays subit au quotidien les affres d’une guerre extrêmement meurtrière  avant d’avoir réuni le préalable minimum permettant aux Camerounais de ne plus s’offrir en spectacle ridicule comme lors de précédents scrutins.

#ctaText??#  Révélation : La Pêche aux Sardines en Eaux troubles, un Hobby du Président Kamto

Face à ce qui semble n’être ni plus ni moins qu’une manière de mettre la charrue devant les bœufs, Maurice Kamto  a pris ses responsabilités lundi, en adjurant le régime qu’il accuse d’imposer sa reconnaissance aux Camerounais par la répression consécutivement au  hold-up électoral d’octobre 2018, de sortir de l’indifférence qui le caractérise face aux nombreux drames des Camerounais : attentats de Boko Haram, massacre par l’armée des femmes à l’extrême-Nord, massacres de Ngarbuh et autres, assassinat d’une violence inqualifiable des personnes (les femmes notamment), dans les régions anglophones du Cameroun, Coronavirus…

Notant que l’actuel locataire du Palais de l’Unité, Paul Biya,  ne voit dans le pouvoir qu’une aubaine lui permettant de s’occuper de sa propre personne et du bien-être d’une cohorte d’obligés, a appelé solennellement les Camerounais du terroir et de la diaspora à se mobiliser pacifiquement, résolument et sans la moindre faiblesse, si le régime tentait, comme par le passé, de prendre le peuple par-dessus la jambe en organisant des élections régionales   avant la normalisation de la situation politico-sécuritaire dans le Cameroun occidental anglophone miné depuis 2016 par une crise identitaire muée en guerre de sécession, et avant la révision consensuelle du système électoral.

« Si l’heure est arrivée, alors, elle est arrivée », a affirmé le chef de la Résistance Nationale contre le hold-up électoral, sous-entendant que plus aucun Camerounais ne doit se dérober par crainte de représailles ou de la mort carrément, devant la responsabilité patriotique qui lui incombe de se battre aujourd’hui pour léguer à la jeune génération un meilleur Cameroun.

Les observateurs internationaux ainsi que les partenaires du Cameroun préoccupés par le relèvement du pays ont été pour leur part pris à témoin par “le président élu”, qui a aussi tenu à faire comprendre à l’armée, aux autorités administratives et judiciaires,  que les revendications populaires ne sont pas dirigées contre elle. Une précision qui valait la peine d’être faite, tant il est vrai que cette force sur laquelle tous les peuples du monde s’appuient en cas de menace contre leur sécurité, a la réputation historique d’être le pilier sur lequel le régime s’appuie pour maltraiter les Camerounais. Tout le contraire des armées d’Afrique de l’Ouest qui n’hésitent pas très souvent, sinon à prendre parti pour le peuple, du moins à renvoyer dos à dos les régimes issus d’élections transparentes et crédibles  et le peuple en cas de soulèvement populaire, étant entendu que le peuple reste le décideur ultime et souverain, à même d’accorder sa confiance la veille et de la retirer le lendemain à un de ses serviteurs sans avoir de compte à rendre. Ne dit-on pas que la voix du peuple est la voix de Dieu ? 

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