Quartier Ndokoti à Douala, l’atmosphère est tendue ce 22 septembre, sortie à main nue pour dire leur ras-le-bol dans les rues, les aspirants d’un Cameroun prospère et équitables ont subi la furie des militaires déployés par le régime Biya. Gaz lacrymogène, coups de matraque (…) l’armée étaient bien déterminée à mettre en application les menaces ouvertes du Ministre de l’Administration territoriale Paul Atanga Nji. Ils suffisaient d’être un manifestant pour être la cible de violence.
Il nous revient par ailleurs que des journalistes venus couvrir la manifestation ont subi ces actes indignes. Lindovi Ndjio, journaliste au quotidien La Nouvelle Expression, arrêté à Yaoundé. C’est le cas de bien d’autres hommes de médias qui se distinguaient pourtant avec des chasubles à l’image de leurs organes de presse. A l’évidence le régime Biya s’est engagé dans une répression active des manifestants pacifiques et s’emploie à le faire dans le plus grand secret. Selon des témoignages un plus d’un quarantaine de manifestants ont déjà été interpellés à Yaoundé. Et celles des personnes arrêtées le 21 septembre à la résidence de Maurice Kamto sont toujours en détention.

