Parqués tels des bêtes à la Police judiciaire à Douala : Leur crime ? Ils ont manifesté le 22 septembre contre la dictature de Biya

Ainsi sont toujours les après-manifestations de protestation au Cameroun. C’est une tradition. Comme c’est une tradition que les policiers tirent sur les manifestants ou dans leurs jambes. Ou que l’armée (militaires et gendarmes) soumette les manifestants à d’innommables tortures et aux humiliations de toutes sortes.

Les images ci-dessus ont été subtilisées par un “cameraman” soucieux de mettre à nu, une fois de plus le système gouvernant du pays qui n’en a cure des droits des êtres humains et qui s’est de nouveau illustré dans ce sens en réprimant sauvagement les manifestations du 22 septembre. Des manifestations qui visaient à obtenir la démission du président après qu’il eut convoqué le corps électoral pour les élections régionales sans avoir pacifié les régions anglophones en ébullition depuis 2016 et sans avoir révisé le code électoral de sorte que tous les camps politiques s’y retrouvent.

Pour des marches de protestation qui tout au plus n’auraient fait éprouver de la peine physique qu’aux marcheurs, mais qui leur auraient en réalité fait du bien, puisqu’”il faut faire de l’exercice”, comme le recommandent les médecins -ce que devrait du reste encourager le gouvernement-, voici la police judiciaire devenu un centre de traitement cruel, inhumain et dégradant, et les Camerounais, des bêtes sauvages capturés et mis en cage, pour le bien d’une humanité qui se résumerait à Biya et ses “créatures”.

Des situations comme celles-ci ont bien entendu pour but de transformer celui qui subit en bête, non pas en bête soumise qui fait allégeance à l’homme, mais en bête féroce qui dévore l’homme qui l’a rendu tel.

La montée dans la violence gratuite du régime Biya semble donc à cet égard un bon signe pour les Camerounais épris de liberté qui,  bientôt transformés en bêtes féroces, vont se mettre à parler le même langage des brutes après avoir bu des années durant jusqu’à la lie, la coupe de la sagesse. L'”irréductibilité” d’aujourd’hui dans la violence des Camerounais anglophones considérés jusqu’en 2016 comme un morceau de sucre qui ne pouvait pas changer d’un iota la saveur de la bassine d’eau, est là qui nous parle. “L’homme n’est ni ange ni bête, et le malheur veut que qui veut faire l’ange fait la bête“, disait Blaise Pascal.

#ctaText??#  Cameroun : Chasser le régime néocolonial en place depuis 1955, une urgence nationale

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