Cameroun : Des avocats dénoncent les innommables abus des policiers et gendarmes sur les manifestants pro-Kamto du 22 septembre

Le rapport sur la situation tragique des Camerounais opprimés par le régime Biya fait état de 155 individus, des militants du Mouvement pour la Renaissance du Cameroun (MRC) pour la plupart, emprisonnés non seulement dans les villes principales de Yaoundé et Douala, mais aussi à Bafoussam, Nkongsamba, Mfou… Au nombre de ces personnes, le trésorier du MRC, Alain Fogué, et Olivier Bibou Nissack, porte-parole et conseiller du leader du MRC, le président élu Maurice Kamto.

C’est la principale chose que l’on retient des deux documents publiés lundi par les avocats membres du collectif Sylvain Souop.

Le collectif des avocats dirigé par Me Hippolyte Meli a fait lundi le point sur la situation des Camerounais détenus depuis 49 jours –à ce jour-, pour avoir cru qu’ils étaient libres d’exprimer leur opinion sur la marche des affaires de leur pays. Une république, qui plus est !

Le rapport sur la situation tragique des Camerounais opprimés par le régime Biya fait état de 155 individus, des militants du Mouvement pour la Renaissance du Cameroun (MRC) pour la plupart, emprisonnés non seulement dans les villes principales de Yaoundé et Douala, mais aussi à Bafoussam, Nkongsamba, Mfou… Au nombre de ces personnes, le trésorier du MRC, Alain Fogué, et Olivier Bibou Nissack, porte-parole et conseiller du leader du MRC, le président élu Maurice Kamto.

Plus grave encore, on apprend des avocats du Collectif Silvain Souop, que d’autres  manifestants sont encore enfermés dans des unités de police et de gendarmerie, depuis le 22 septembre 2020 alors qu’aux termes du code de procédure pénale, la durée de la garde à vue ne peut excéder 48h renouvelables une seule fois selon le Code de procédure pénale (Art. 119 alinéa 2 a) certes, ce délai peut être prolongé exceptionnellement deux fois sur autorisation écrite du Procureur de la République (alinéa 2 b). Mais dans l’un et l’autre cas, sauf au pays des hommes interdits de droit qu’est le Cameroun du président Paul Biya, la durée maximale de la garde à vue ne peut excéder 8 jours.

On croit avoir tout vu ? Erreur majuscule ! Un autre document publié par le collectif révèle l’opprobre dont se seraient couverts les agents de la force dite du « maintien de l’ordre », eux qui auraient retenu par devers eux des biens tels que des téléphones, des motos, des montres, appartenant aux personnes interpellées, tombant ainsi sous le coup de la loi pour rétention sans droit de la chose d’autrui.

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