Rwandisation : La réélection de Ouattara installe la Côte d’Ivoire dans la guerre civile, M’Batto à feu et à sang

Une demi-dizaine de morts environ, plus de 25 blessés, c’est le bilan humain en fin de journée des affrontements de M’Batto, dans la région du Moronou ou depuis lundi, des membres des ethnies Agni et Malinké se sont violemment affrontés à l’arme lourde, causant de nombreux dégats humains et matériels, à l’exemple de l’hôtel de l’une des vice-présidente du PDCI-RDA, Véronique Aka Bra Kanon, qui a été incendié.

A M’Batto, tout est parti d’une marche pacifique de protestation spontanée, initiée par les militants de l’opposition après la confirmation lundi par le Conseil Constitutionnel de la victoire de monsieur Ouattara, candidat illégal à un troisième mandat présidentiel. Une victoire annoncée  quelques jours plus tôt par la Commission Electorale Indépendante

De nombreux observateurs avaient tiré la sonnette d’alarme au sujet des conséquences désastreuses qu’emportait la candidature du président sortant Alassane Ouattara à l’élection du 31 octobre 2020 en Côte d’Ivoire : cette présence illégale et inconstitutionnelle parmi les postulants à la magistrature suprême  allait plonger le pays dans le chaos. Parmi eux, le blogueur anti-régime Chris Yapi qui s’est fait épingler par ceux qui n’ont voulu voir derrière cette prédiction la manifestation excessive de son hostilité pour Alassane Dramane ouattara. Ce qui s’est pourtant passé à M’Batto montre qu’il n’avait pas vu faux !

Un être humain décapité et brûlée, c’est ce qu’offre à voir une vidéo horrifiante publiée sur la toile mardi.

Ce sanglant affrontement intercommunautaire aux relents politiques puise sa source de la controverse politique née de la dernière élection présidentielle d’il y a moins de deux semaines dont la suite se décline en arrestation des leaders politiques de l’opposition dont certains ont des affinités sociologiques avec les AGni, à l’instar de l’ancien président et actuel président du Conseil National de Transition,  Henri Konan Bedié.

Des arrestations qui sont le fait du régime du “rattrapage ethnique” d’Alassane Ouattara, apparenté quant à lui aux Malinkés, qui est sorti victorieux d’une élection marqué par un boycott massif et historique à l’appel des leaders de l’opposition.

Selon de nombreux observateurs et fins connaisseurs de la localité, il serait déplacé de parler d’un affrontement à M’Batto au cours duquel les Malinkés tiendraient la dragée haute aux Agnis :

« Ce ne sont pas les Malinkés qui se sont affrontés avec les Agnis, mais les mercenaires de Ouattara qui ont été importés ici dimanche pour faire le sale boulot. C’est pourquoi à l’heure du bilan, on peut constater que ce sont les Agnis que l’on compte par milliers ici, qui enregistrent le plus de dégâts sur tous les plans, alors que les Malinkés qui font à peine les 300 âmes, sont  à peine effleurés »,

affirment sur les réseaux sociaux de nombreux témoins oculaires du drame de lundi et mardi.

« Les gens de Ouattara étaient bien armés  pour neutraliser les autochhtones, et leur comportement laisse penser que n’eut été la résistance à toute épreuve des Agnis, on aurait eu un remake du massacre de Duekoué en 2011  dans la nuit de lundi à mardi à M’Batto »,

rétorque un autre avant d’ajouter : 

« malgré le nombre de morts et de blessés enregistrés, on peut se féliciter d’être passé à côté de cette tragédie dont monsieur Ouattara est coutumier, à chaque fois qu’une élection à laquelle il participe semble décisive ».

Une chose est certaine, quelque soit le bilan définitif des  violences des 9 et 10 novembre à M’Batto, la situation partout en Côte d’Ivoire où Ouattara a installé –très souvent de force, ou par la  ruse et le  chantage-  les membres de son ethnie partout au milieu des Ivoiriens des ethnies plus allochtones, semble faire craindre des débordements du type d’une guerre civile de grave intensité.

Les autorités militaires et des forces de l’ordre ivoirienne étaient sur place à M’Batto, pour soi-disant apaiser les tensions et maintenir le calme. Même si on les accuse ici, en raison  de leurs liens avec Ouattara, d’avoir instigué ces affrontements en y envoyant des tueurs à gages.            

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