« Le temps des flirts avec les dictateurs est révolu ». Après Joe Biden, le Secrétaire d’Etat Antony Blinken menace Paul Biya

« #ÇA #A #DÈJÀ #COMMENCÉ ! » Ces mots qui continuent d’être écrits ou prononcés depuis mardi 19 janvier sur le ton de la jubilation, résument le sentiment qui a accompagné l’entrée en scène du sénateur américain #Antony #BLINKEN, prochain Secrétaire d’État (ministre des affaires étrangères).

En effet, lors de son audition devant les Sénateurs, le remplaçant de Mike Pompeo à la tête de #la #diplomatie #américaine a évoqué avec un air de grande préoccupation, le Cameroun dont il a parlé de la crise dans les régions anglophones. Ce connaisseur du dossier anglophone a briefé les membres de la Chambre haute du Congrès US sur la violence dirigée contre les populations anglophones d’où quelle vienne (forces gouvernementales, groupes armés sécessionnistes et autres groupuscules terroristes constitués indépendamment pour soutenir l’un ou l’autre camp en conflit, en posant des actes d’une inqualifiable ignominie à imputer au camp détesté), et dit son souhait de voir son pays s’impliquer de manière considérable dans la résolution de la crise anglophone au Cameroun. Cliquez ici pour écouter monsieur Blinken parler du Cameroun anglophone.


Gare à un printemps d’Afrique centrale ?

Investi officiellement hier, 20 janvier 2021,  de la charge de 46ème président des Etats-Unis d’Amérique, Joseph (Joe) Biden est aussi représenté dans l’imagerie des peuples encore opprimés par des dirigeants despotiques, comme un espoir de libération.

C’est le cas du Cameroun dont beaucoup de citoyens avaient déjà apprécié l’activisme pro-démocratie, du temps de l’administration Trump, du Sous-secrétaire d’Etat en charge des Affaires Africaines, Tibor Nagy ; ou encore de la République Démocratique du Congo où l’ancienne Représentante Permanente des Etats-Unis à l’ONU,  Nicky Haley, a joué un rôle prépondérant dans la réalisation des aspirations du peuple congolais à l’alternance que freinait des quatre fers l’ancien maître de Kinshasa, Joseph Kabila.

Au Cameroun où la démocratie reste encore un objectif difficile à atteindre après plus de trente ans de lutte, le régime en place depuis 39 ans ayant une conception étriquée voire scélérate de ce système politique qui se résume pour lui à des élections systématiquement truquées qu’il gagne à tous les prix quelle que soit la tendance des votes, d’une part, et d’autre part, à la simple tolérance de certaines idées différentes des siennes, mais avec un gros risque que celui qui les émet paie au prix fort ses idées, déclarations, écrits, initiatives ou actes  qui se révéleraient insupportables pour les maîtres du pays. Bon nombre des citoyens l’ont expérimenté avec grand-peine ces trois dernières années (Mamadou Mota, Michel Biem Tong, Felix Agbor Balla Nkongho, Maurice Kamto, Albert Dzongang, Olivier Bibou Nissack, Wilfried Siewe, Rosange Njimegni, Michèle Ndoki, Kah Walla, Mispa Awasum, Mimi Mefo Takambou, Jean-Michel Nintcheu, Alain Fogue, Célestin Ebala, Serge nana Branco, Célestin Djamen, Paul Eric Kingue… pour ne citer que quelques-uns parmi des milliers).        

Du coup, quand dans son discours prononcé le 21 août 2020 lors de son acceptation de l’investiture du parti Démocrate Joseph Biden affirme, mieux, promet, que “Le temps des flirts avec les dictateurs est révolu”, des citoyens de nombreuses dictatures en Afrique et ailleurs qui pensent qu’aucune main secourable dans leurs luttes pour l’avènement de sociétés démocratiques pour tous n’est à rejeter se mettent à espérer !

A espérer, car contrairement aux chantres hypocrites  des “solutions internes” aux multiples crises dans lesquelles leurs pays sont très souvent embarqués par des régimes autistes et sanguinaires protégés par des armées corrompues, lâches, inconscientes, et plus à la solde de dirigeants illégitimes qu’au service des peuples qui se saignent les veines pour les engraisser, ils savent qu’un tyran qui a réussi (aux moyens de pratiques complexes telles que la corruption de l’armée, le lavage des cerveaux et la tribalisation de celle-ci, sans oublier la sorcellerie et la magie), à rendre celle-ci veule et insensible aux problèmes du peuple de manière à ce qu’elle lui serve de rempart contre le mécontentement populaire, ne peut être déboulonné que par plus fort que lui, en l’occurrence des entités sur lesquelles ses pratiques peu orthodoxes n’ont pas prise.

#ctaText??#  États-Unis. Le « chamane du Capitole » s'en prend à Donald Trump
Arrêtés le 22 septembre 2020 lors d’une marche pacifique à l’initiative de l’opposant Maurice Kamto et ses alliés pour demander la démission du président Biya, ces manifestants ont été obligés par des militaires, policiers et gendarmes de chanter à la gloire de celui dont ils étaient descendus dans la rue pour demander la démission.

Il faut dire qu’au Cameroun, ils étaient nombreux à prendre personnellement le propos de celui qui trois mois plus tard,  allait être porté à la tête du pays « leader du monde libre », soit pour s’en inquiéter, soit pour s’en réjouir, selon qu’ils étaient partisans du régime du président Biya en place depuis 1982,  ou partisans d’un changement radical de régime.

Aussi, après la sortie de Blinken mardi, ils sont nombreux à parier que si le régime en place au Cameroun ne se résout pas de lui-même à se tirer de l’impasse dans laquelle il s’est plongé dans les régions anglophones, tout le Cameroun avec, mal lui en prendra : « CE 2021, PAUL BIYA VA PARTIR » croit pouvoir jurer👌👌👌👌 un internaute qui ajoute :

« Imaginez l’homme le plus puissant au monde après son président Joe Biden évoqué le nom du Cameroun et parlé du Cameroun( en plus de l’Iran, Yemen, Corée du nord) sur 197 pays dans le monde. Si tu n’as pas compris l’importance de la crise anglophone et des droits humains dans le Calendrier des démocrates Américains, alors comprends-le définitivement ! »

Les satrapes tropicaux peuvent dormir tranquilles quant à elles, la dictature dont parlait Biden pourrait être située à des années-lumière du Cameroun et de l’Afrique

Il faut pourtant restituer à la vérité que le propos du candidat démocrate d’alors avait pour but de prendre le contrepied de la politique de Donald Trump, dont on sait que l’accession au pouvoir aura été le résultat d’une entreprise de sape et d’entrisme organisée pendant de nombreuses années par la Russie dont la plus grande aspiration reste –et c’est de bonne guerre- de détrôner les Etats-Unis du rang de super puissance mondiale politique et militaire du monde en se servant d’un Américain, question de prendre sa revanche  sur les Etats-Unis qui, fin des années 1980-début des années 1990, réussirent à pousser à l’effondrement l’empire soviétique en se servant du dernier président de l’URSS, Mikhaïl Gorbatchev, sous la direction de qui Moscou perdit pied dans ses Etats satellites d’Europe de l’Est, ainsi que dans certains pays d’Asie à l’instar de l’Afghanistan. 

C’est en fait la Russie de Vladimir Poutine où on embastille encore ouvertement des opposants (cas de Navalny) et où le président peut affirmer sans ciller des yeux que les “traîtres” n’ont pas droit à la vie (affaire Skripal), en plus d’avoir à sa tête un chef d’Etat qui ne s’embarrasse pas outre mesure de la notion d’alternance, que Biden considère comme une dictaure, et par conséquent estime la sympathie mutuelle que se vouent Moscou et  la personne de Trump comme un “flirt avec une dictature”.

Flirt qui, on a pu le voir en filigrane, s’était étendu à beaucoup d’autres pays comme la Corée du Nord, la Syrie, l’Iran… que la politique de Trump dictée par Poutine a contribué à renforcer.

Seuls les naïfs n’ont pas vu en effet que pendant les quatre ans qu’a duré le mandat de Trump, la République Populaire Démocratique de Corée est devenu une puissance nucléaire comme toute autre. L’Iran qui fait encore semblant de cacher son jeu l’est presque devenu, au point de frapper à son tour les Etats-Unis après l’assassinat en Irak de son agent secret sans que la puissante Amérique la réduise à sa portion congrue, et le régime de Bachar Al Assad est redevenu le maitre des massacres des populations syriennes. La Chine a pu tutoyer les Etats-Unis et lui adresser des ultimata sur le plan militaire, notamment au sujet de Taiwan… De nombreuses dictatures ont pu s’implanter ou se consolider en Amérique Latine en bénéficiant de la complaisance de l’Administration Trump.

Le stratagème de Poutine exécuté par Trump consistait à faire gueuler très fort le président américain, mais à ne pas réagir quand le destinataire de son message avait violé la ligne rouge qu’il avait décrétée infranchissable. Toute chose qui a transformé les Etats-Unis en simple épouvantail, donnant la fausse impression que la première puissance nucléaire mondiale était réellement devenue le “géant au pied d’argile” que présentaient les propagandes communiste (URSS et Chine) et islamo-chiite (Iran) des années 1970-1980.  

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