De prison, Ayuk Tabe exige une action urgente de la Communauté internationale après le rapport de HRW sur l’attaque d’Ebam

Au fait de l’actualité dans son « pays » l’Ambazonie, le leader sécessionniste Sisiku Julius Ayuk Tabe, a rapidement et très véhémentement réagi au rapport de l’Ong  de défense des droits de l’homme Human Rights Watch  sur l’agression, le 1er mars 2020 par des militaires camerounais, des populations d’Ebam (région anglophone du Sud-ouest).

La révélation de cette attaque suivant de peu celui très mortel de Ngarbuh (21 ou 23 morts officiellement, en réalité quelque 36 morts dont des femmes enceintes, des bébés, des enfants en bas âges, et des vieillards) dans la région du Nord-ouest) ou précédant d’autres (tels le massacre de Kumba pour lequel le gouvernement camerounais et les sécessionnistes se sont renvoyés les responsabilités, ou celui plus récent de Mautu) alarme particulièrement l’ancien président du Gouvernement provisoire de la République Fédérale d’Ambazonie qui purge depuis le 20 août 2019 avec ses 9 compagnons, une peine de prison à perpétuité assortie 250 millions de FCFA d’amende pour « apologie des actes de terrorisme, sécession, complicité d’actes de terrorisme, financement des actes de terrorisme, révolution, insurrection, hostilité contre la patrie, propagation de fausses nouvelles, atteinte à la sûreté intérieure et extérieure de l’État, défaut de Carte nationale d’identité ».  

Le leader historique de l’Ambazonia Federal Government Council  s’est, pour ainsi dire, fendu d’un tweet samedi, pour interpeller la communauté internationale après cette autre barbarie qu’il situe dans la veine des exactions de l’armée camerounaise à visée génocidaire contre son peuple.

Des pierres disposées en cercle marquent le lieu d’inhumation d’Ojong Thomas Ebot dans le village d’Ebam, situé dans la région du Sud-Ouest au Cameroun. Ojong Thomas Ebot a été tué à l’âge de 34 ans par des soldats dans la forêt avoisinant Ebam, le 1er mars 2020. Photo prise en octobre 2020.  © 2020 Privé

Aussi, après avoir constaté que le dernier rapport de Human Rights Watch « détaille les crimes commis par des soldats de la république du Cameroun qui viole, tue, pille et cause les disparitions   forcées des civils depuis un an », monsieur Ayuk Tabe pose à la communauté internationale qui reste inactive devant le drame des du NOSO la question de savoir  quel degré devrait avoir atteint « ce génocide » infligé aux anglophones plongés dans la souffrance, pour que le monde se résolve à agir ? « Le sang de notre peuple crie depuis les tombes », a-t-il conclu son message sur le réseau social.

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