Cameroun : Pauline Nalova Lyonga sur la braise des CO

Alors que la ministre des Enseignements secondaires a essayé de procéder à la transmutation sans avis des conseillers d'orientation, le psychologue et conseiller d'orientation Joseph BOMDA vient de lui adresser une lettre ouverte. L'enseignant ne se montre pas tendre avec la ministre et surtout son entourage.


Madame la Ministre, J’aurai pu, si cela m’était possible, vous rencontrer que j’aurais été aise, vous sachant si maternelle et disposée à l’écoute, de partager ma préoccupation relativement à l’implication forcée des conseillers d’orientation (CO) dans des activités de pédagogie en violation flagrante de leur cahier des charges et de la législation scolaire. En référence au concept de “Clean School/École propre”, qui vous est si cher, je me sens en droit d’oser cette entreprise. Madame, pour vous reprendre, cette lettre ouverte s’inscrit dans votre combat pour « une évolution qui impacte positivement la qualité de l’encadrement des apprenants. » Excusez-moi d’avoir employé ce canal de communication. Deux raisons m’y obligent : (1) l’expérience du cercle vicieux de l’administration et (2) le devoir d’interpellation citoyenne de toute la communauté éducative. Je vous aurais fait tenir cette lettre par voie formelle (correspondance avec décharge dans vos services) que la probabilité pour vous d’en avoir connaissance aurait été faible, sinon nulle. Parce qu’elle dénonce et accuse, certains, même autour de vous, l’auraient mise dans le placard pour ne pas paraître à vos yeux “incapables” et continuer à bénéficier sans droit de vos mansuétudes. Par ailleurs, à travers vous, j’ai espoir de m’adresser à toute la communauté éducative qui a le droit de savoir pour mieux jouir des services d’information et d’orientation scolaire, universitaire et professionnelle (IOSP) de votre département ministériel.

Madame, À l’heure où le paradoxe du diplôme sans travail, d’instruction sans fonction et d’éducation sans emploi préoccupe au plus haut point les pouvoirs publics (cf. SND30), ainsi que de nombreuses familles, certains de vos collaborateurs violent allègrement le droit des élèves à l’IOSP. Ce droit, il convient de le rappeler, est régi au Cameroun par les Lois № 92-007 du 14 août 1992 portant Code du travail (art 104 § 1 et 117 § 2) ; № 98/004 portant orientation de l’éducation du 14 avril 1998 (art. 29) ; № 005 du 16 avril 2001 portant orientation de l’enseignement supérieur (art.6 § 2, 8 § 1, 13 § 2, 38 § 2 et 45) et № 2018/010 du 11 juillet 2018 régissant la formation professionnelle (art.28 § 1, 28 § 2, 29, 30, 31, 32 et 33). À l’international, on pourrait ajouter la Convention des Nations Unies relative aux droits de l’enfant (art. 28 § 1 d) ; la Charte Africaine de la Jeunesse (art. 10 § 3-a, 10 § 3-c, 10 § 3-d et 15 § 4-e) et la Convention sur l’Élimination de toutes formes de discrimination à l’égard des femmes (art. 10 § a). Or, sur le terrain, certains de vos collaborateurs éprouvent un malsain plaisir à torpiller le droit à l’IOSP des élèves. Certains Chefs d’établissement, Censeurs et Surveillants généraux, font porter aux CO, avec la complaisance et le silence tacite de certains Délégués (régionaux et départementaux) et Inspecteurs, des charges pédagogiques et de surveillance des examens des matières pour lesquelles ils n’ont pas compétence ; cela en dépit de nombreux textes réglementaires sans cesse rappelés. Au nom de « on va faire comment faute d’enseignants en nombre suffisant ? » , le mal s’aggrave avec à la clé des menaces de sanction disciplinaire sans cause, sans aucune assise réglementaire objective.

On comprendrait dans le cas des examens officiels, en ce sens que la fin d’année scolaire est actée, que tout personnel de l’éducation soit impliqué (cf. art 64 § 3 du 2000/359). En cours d’année scolaire, le travail du CO en pâtit comme c’est le cas à cet instant précis où ils sont censés mettre les bouchées doubles pour préparer les conseils de classe de fin d’année. Paradoxalement, certains CO se font complices de cette entorse, que dis-je de cette hérésie professionnelle, à l’organisation de la structure socio-technique de l’école sous le fallacieux prétexte de l’harmonisation du vivre-ensemble. D’autres espèrent garantir par là leur avenir professionnel et leur carrière qu’ils souhaitent prospère. Dans l’esprit des décrets 2000/359 (art. 2 et 64 § 2) et 2001/040 (art. 42), pour ne citer que ces quelques exemples, il s’agit là d’une violation flagrante des missions spécifiques des CO et de leur mandat social quant à la gestion de la transition des études au marché du travail. Les Chefs d’établissements ont obligation d’organiser le service du personnel dans le respect de leur statut (art. 34 § 1 du décret 2001/040). Leurs collaborateurs, Censeurs et Surveillants généraux, doivent en avoir conscience. Les Délégués régionaux et départementaux doivent veiller au respect strict de cette disposition. De fait, faire des CO des Enseignants de fortune (de français, d’allemand, de philosophie, …) ou des Surveillants de fortune lors des évaluations ou aux heures d’entrée et de sortie des établissements, alors même qu’ils n’ont pas fini leur propre travail, relève d’une incongruité dans la gestion des ressources humaines. Ce qui dessert la qualité du rendu global attendu de l’école quant à la formation intégrale des élèves.

Les auteurs de ces manquements vous utilisent très souvent, Madame, comme argument de pression face aux frondeurs qui ne demandent que de respecter et de faire respecter la spécificité de leur métier, d’une part, et, d’autre part, de disposer des moyens de travail adéquats. Et peut-être ont-ils raison, ces fauteurs de trouble qui se cachent derrière vos “hautes instructions” comme ils aiment à le dire ? Accordez-moi, je vous prie, de vous faire remarquer que la Circulaire № 02/14/C/MINESEC/CAB du 16 janvier 2014, relative aux activités du CO dans les établissements scolaires d’enseignement secondaire, dispose que la « vocation première » du MINESEC « est la pédagogie » ? Seize (16) ans plus tôt, allant dans le même sens, la Loi 98/004 du 04 avril 1998 d’orientation de l’éducation faisait déjà état de ce que l’enseignant est « le principal garant de la qualité de l’éducation » (art.31 § 1). Ces quelques exemples témoignent à souhait, Madame, sauf à me tromper, et je m’en excuserai, d’une insidieuse tentative d’érection de la majorité psychologique de l’Enseignant sur tout autre professionnel en milieu scolaire et du caractère résiduel de tout autre service dans les lycées et collèges. Il y a aussi la pédagogie de l’orientation-conseil qui n’a rien à voir avec celle de l’enseignant ! L’éducation à l’orientation et l’éducation au développement des compétences à s’orienter sont actuellement au cœur des sciences de l’orientation (Dutercq et al., 2018). Par ailleurs, comme le note si bien Carré (2004, p. 11-12), « le contenu de la plupart des livres de classe est périssable, mais les ressources de l’auto direction sont utiles tout au long de la vie » ! Du fait de l’instabilité et de la flexibilité du marché de l’emploi et des offres de formation, la promotion du droit à l’IOSP tout au long de la vie est cœur des politiques éducatives (Beltrame, 2020 ; Dutercq et al., 2018 ; Gilles & Sovet, 2019).

Le Cameroun ne saurait faire cavalier seul du fait de quelques-uns de vos collaborateurs, brebis galeuses, qui foulent au pied la réglementation à leur aise narcissique ; étalant à l’occasion leur ignorance et leur incompétence derrière un acte nominatif. La nomination ne confère nullement la compétence et encore moins la compétence des compétences ! La nomination ne met aucunement au-dessus de la Loi et encore moins de la Réglementation ! Pour exemple, je suis toujours étonné de voir que sur les trente (30) heures de service hebdomadaire auxquelles le CO est astreint (cf. art. 66 § 3 du décret 2000/359), contrairement à l’enseignant qui en est à dix-huit (18) pour les professeurs des lycées ou vingt (20) pour les professeurs des collèges (cf., art. 66 § 1 du décret 2000/359), l’Inspection de Pédagogie en charge de l’orientation se préoccupe davantage du cinquième (1/5), soit six (6) heures, consacré à la présence des CO dans les salles de classes. L’évaluation des rapports de fin de stage de consolidation des élèves CO et la promotion de l’APC en orientation-conseil sont là pour en témoigner. Sans avoir participé à la formation initiale des CO qu’ils évaluent curieusement, à l’occasion, les Inspecteurs président paradoxalement les jurys devant les Enseignants attitrés des Écoles Normales Supérieures. Quelle hétérodoxie docimologique ! L’heure est grave Madame pour continuer à laisser prospérer la filouterie administrative quant au respect des couloirs et des spécificités professionnels des différents acteurs de la structure socio-technique de l’école. La rentabilité des entreprises publiques, privées et parapubliques dépend, en partie, de l’aménagement des postes de travail des opérateurs humains en fonction de leurs profils professionnels individuels et du cahier de charge de l’organisation.

La psychosociologie du travail et des organisations est péremptoire à ce propos. Dans cette perspective, le développement intégral de l’élève, son insertion professionnelle et son intégration sociale exigent de prendre en compte tous les acteurs du monde éducatif, sans distinction aucune, dans le strict respect de leurs obligations professionnelles individuelles et collégiales. Cela se doit d’être sans faire d’un, en l’occurrence l’enseignant et son travail de pédagogie, le centre de tout. Le système éducatif est à l’image des cinq doigts de la main. La préhension ne peut être assurée par un seul doigt ! Indépendamment de leur taille et de leur grosseur, tous les doigts concourent à assurer une préhension efficiente. Il en va de même pour le CO et ses partenaires en milieu scolaire. Or, faute de l’avoir compris, l’école pour l’école qui a cours au Cameroun structure de plus en plus le sentiment de déclassement social chez de nombreux lettrés au rang desquels les diplômés du secondaire. Pour exemple, à profil d’âge égal, les dividendes privés et sociaux de l’école moderne sont en défaveur des lettrés. Le deuxième recensement général des entreprises (RGE-2) au Cameroun (INS, 2018) fait constater par ailleurs que les entrepreneurs camerounais s’illustrent par un faible niveau d’instruction.

#ctaText??#  Cameroun : Endeuillée, une ministre oblige ses collaborateurs à l'aider

Près de la moitié (48,4%) d’entreprises créées ou dirigées sont en effet l’œuvre des promoteurs ayant au plus le Certificat d’Études Primaire (dont 19% sont sans diplôme) ; 24,1% le sont par les titulaires du Brevet d’Études du Premier Cycle; 17,8% par ceux disposant d’un diplôme du second cycle de l’enseignement secondaire et 8,8% par les diplômés de l’enseignement supérieur. Sans information, sans orientation, donc, le prix du temps passé à l’école moderne n’augmente pas nécessairement le revenu et encore moins les dividendes sociaux au fur et à mesure des années de scolarisation (Nga Ndjobo et al., 2011; Nga Ndjobo & Abessolo, 2017). La pédagogie qui semble faire de l’enseignant le nombril du MINESEC ne peut à elle seule y parvenir. Derechef,donc, c’est faute d’informations et d’orientations que la fonction publique demeure à ce jour, soixante un an (61) après les indépendances, le secteur d’emploi le « plus préféré des deux tiers des jeunes en quête de travail » (Boudarbat & Ndjaba, 2018, p. 81). Pourtant, les pouvoirs publics s’échinent à asseoir le droit à l’IOSP au Cameroun (cf. SND30, loi № 2018/010 du 11 juillet 2018, etc.). Faute d’y parvenir, une personne sur 10 au Cameroun occupe un « très bon emploi » ; c’està-dire « un emploi de qualité » qu’elle affectionne et pour lequel elle se sent engagée et prête à utiliser toutes ses forces pour y exceller (Gallup, 2016). Les neuf autres se consacrent à un « bon emploi » ; autrement dit, à un « emploi réel » qui les occupe tout juste le temps de trouver mieux ailleurs. À qui la faute pourrait-on se demander ?

Entre autres raisons, j’ai la maladresse, Madame la Ministre, de penser que les services d’IOSP de votre département ministériel y sont pour beaucoup. En effet, les filières d’études à l’enseignement supérieur sont conditionnées par les choix faits au secondaire (Lemaire & Leseur, 2005). L’orientation massive des diplômés du secondaire vers des filières d’études supérieures sans rapport direct avec le monde du travail et les besoins du marché témoigne de l’échec des fonctions d’orientation et de sélection des services d’IOSP dans de nombreux lycées et collèges du Cameroun. Presque partout, foulant aux pieds la réglementation, les CO souffrent d’une tentative de leur mue en Enseignants et en Surveillants de fortune. Pourtant, les résultats d’une enquête conduite, en 1996, dans douze (12) pays membres de l’Organisation de Coopération et de Développement Économiques (OCDE), révèle que 80% des habitants trouvent que les conseils et l’orientation professionnels représentent « une fonction « essentielle » voire « très importante » de l’école (St John-Brooks, 1996, p. 37). Allant dans le même sens, la Résolution du Conseil de l’Union Européenne du 21 novembre 2008 recommande aux pays membres de « Mieux inclure l’orientation tout au long de la vie dans les stratégies d’éducation et de formation tout au long de la vie » (Conseil de l’Union Européenne, 2008).

Au lendemain de mai 1968 (en France), Danvers (2010, p.100) faisait constater que dans les moments d’instabilité, l’orientation scolaire et professionnelle constitue « l’épine dorsale » de tout système éducatif et de formation professionnelle. Guichard (2017) ne dit pas le contraire quand il traite des objectifs et des finalités de l’accompagnement à l’orientation à l’ère anthropocène. Mais que constate-t-on au MINESEC ? De nombreux CO sont « paupérisés » dans leurs conditions de travail :absence de cadre de travail décent ; violation du droit à la rémunération ; absence de profil de carrière ; défaut de matériel de travail ; tentative de mutation de l’orientation-conseil en pédagogie ; etc. La démotivation et l’oisiveté ainsi forgées donnent raison, une raison fallacieuse par ailleurs, à certains Chefs d’établissements, Censeurs et Surveillants généraux, avec la complicité de certains Délégués régionaux et départementaux, de croire qu’ils sont en droit de les occuper autrement en les mutant sous la menace des sanctions disciplinaires en Enseignants et en Surveillants de fortune. S’il n’y a pas encore au Cameroun une École Normale Supérieure (ENS) des Délégués régionaux et départements, des Chefs d’établissements scolaires, des Censeurs et des Surveillants généraux, il convient de rappeler que les huit (8) ENS qui existent dissocient les filières de formation des CO de celles des Enseignants pour des perspectives professionnelles différentes.

La pédagogie qui semble donc tenir à cœur certains de vos collaborateurs, au point de leur donner la fausse prétention outrecuidante de violer en toute impunité la législation scolaire et le mandat social des CO, ne peut à elle seule réussir la formation intégrale de l’enfant au Cameroun. Ne pas promouvoir le droit à l’IOSP dans les établissements scolaires, au-delà des nombreux textes édictés en faveur sans suivi effectif, c’est pérenniser une transition des études vers le marché du travail sans boussole. Si le Conseil de l’Union européenne (2008) en fait son cheval de Troie pour l’amélioration de l’employabilité et de la capabilité de ses citoyens, combien de fois nous, le Cameroun, qui appelons de tous nos vœux l’amélioration du capital humain ? Le CO n’est pas un enseignant de fortune (Circulaire N° A/426/MINEDUC/DPRD/SDP/SOSUP du 01 Août 1996 portant utilisation des conseillers d’orientation au sein des établissements scolaires).

C’est à ce propos que dans la logique de la redynamisation des services d’orientation scolaire, il est attendu des Chefs d’établissements scolaires de joindre à leur rapport annuel celui du service d’orientation-conseil (Circulaire N° 02/07/C/MINESEC/SG/ DPCPOS/CELOS du 15 janvier 2007 portant redynamisation de l’orientation conseil dans ses services déconcentrés). J’ai espoir, Madame la Ministre, que par ce cri de cœur ne vous laissera point insensible. J’ai aussi espoir que vous saurez appliquer et faire appliquer aux fauteurs de trouble dans la législation scolaire et dans la structure socio-technique de votre département ministériel des sanctions exemplaires pour que cesse leur entorse à la lisibilité et à la visibilité institutionnelles et sociales des services d’IOSP. Au-delà de la formation, la quête d’informations fiables ; le coaching professionnel ; l’accompagnement social ; une bonne estime de soi et un développement des aptitudes à la résilience constituent le cœur de l’élaboration de tout professionnel qui autonomise le porteur et l’épanouit tout en le rendant socialement utile.

Le CO est là pour ça Madame la Ministre ! Donnez et faites lui donner les moyens de travail ! En l’état actuel des choses, le CO au MINESEC est comme un chasseur qu’on envoie tuer le lion à main nue. La volonté et le courage ne suffisent pas sans les moyens ! Les services d’IOSP, que certains de vos collaborateurs, négligent et font négliger du fait de leur inculture par la communauté éducative, sont au cœur de l’équilibre entre les quatre piliers de l’éducation et de l’apprentissage tout au long de la vie. Je veux parler de : apprendre à connaître, apprendre à faire, apprendre à être et apprendre à vivre ensemble. C’est assurément se fourvoyer que de penser le contraire.

Accordez-moi, enfin, d’espérer vous de réinsister, au besoin, sur la pertinence de la présence des CO dans les lycées et collèges du Cameroun. Contrairement à ce qui se donne de percevoir, le CO n’est ni un luxe ni une sinécure pour notre système éducatif. Y a urgence qu’un audit externe soit fait sur la fonctionnalité physique et pédagogique de la Cellule d’orientation et de l’Inspection de Pédagogie en charge de l’orientation sur la visibilité et la lisibilité, institutionnelles et sociales, des services d’IOSP. Toutes les matières inscrites au programme disposent des manuels didactiques. À quand ceux de l’orientation-conseil inscrits aussi au programme scolaire depuis 2001 (cf. Arrêté N°68/B1/1464/MINEDUC/CAB du 19 février 2001) et qui disposent par ailleurs d’un volume horaire (Décision N°002/B1/1464/MINEDUC/SG/DPOS/SDOS/SOS du 21 janvier 2004) et d’un Cahier des charges des CO en cours d’actualisation (cf.ArrêtN°40/10/MINESEC/SG/DPCPOS/CELOS du 5 mars 2010) ? Où sont les publications guides des Administrateurs et Inspecteurs de l’orientation conseil qui indiquent clairement aux CO du terrain le travail harmonisé attendu d’eux ? Les balbutiements intellectuels constatés ici et là lors des missions du terrain témoignent d’un déficit d’harmonisation et de compétences qui ont pour effet de ternir davantage l’image des services d’IOSP de votre département ministériel. L’urgence engage action et sanction qui rappellent à l’ordre. La rentabilité externe de notre système éducatif en dépend ; en partie. Si l’évaluation de l’Enseignant a une fonction davantage pédagogique, celle du CO est avant tout sociale, en ce sens qu’elle a une visée d’orientation et de régulation scolaire et économique. Je vous prie d’agréer, Madame la Ministre des Enseignements Secondaires, l’assurance de mes sentiments les plus distingués !

Joseph BOMDA, Ph D
Conseiller d’orientation – Psychosociologue

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