L’arrestation de Rebecca Enonchong ou la revanche du régime Biya contre la diaspora “antipatriotique” actuellement en action à Genève

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Le régime se venge enfin en faisant arrêter  Rebecca ENONCHONG en représailles aux manifestations des “anglo-bamis(1)” de la BAS à  Genève

Elle a la réputation de ne pas être de la “bonne diaspora”. La diaspora de ceux qui quittent clandestinement le Cameroun des misères, empruntent des chemins de traverses pour aller paresser en…Occident, croyant qu’il suffit d’y être pour que des alouettes rôties leur tombe du ciel sur des plateaux argentés, et qui, confrontés à l’impossibilité de réaliser un tel pari idiot, postulent  “bénévolement” pour le métier d’agent de renseignements du régime, épiant leurs compatriotes expatriés au sujet desquels ils adressent des rapports mensongers à leurs employeurs qui ont fait main basse sur le Cameroun, racontant par-dessus le marché à qui veut les entendre que la terre natale qu’ils ont fui est le paradis même, et que le régime tribalo-génocidaire, et juvénicide de Yaoundé est l’angélisme incarné.

Rebecca ENONCHONG est plutôt de cette mauvaise diaspora qui se bat, pour se distinguer positivement et faire distinguer positivement son pays d’origine partout où elle passe, et qui, au lieu de la boucler, a coutume d’observer la vie de son pays avec objectivité, sans complaisance, relevant, sans jamais y mettre la moindre méchanceté, ce qui cloche.

Toutes choses qui ont le don d’irriter le régime Biya que la critique insupporte à un degré maladif, mais qui s’irrite encore plus quand il a face à lui des personnes responsables capables de dire leur insatisfaction ou de relayer les frustrations des Camerounais sur un ton à la fois égal et entier que s’ils exprimaient une satisfaction.

Il n’y a qu’à voir comment ce régime qui affectionne le « ta mère pond des œufs noirs », le « mouf mi dé » et le « va te faire cuire un œuf sur le crâne tondu d’un chauve »  a traité les Félix Agbor Balla Nkongho, Dr. Neba, Maurice Kamto, Penda Ekoka, Michel Ndoki et autres Mamadou Mota, Serges Nana Branco, Célestin Djamen, Pierre Gaetan Ngankou… qui, pour  dire leur opposition, avaient choisi la voie des dénonciations posées et des marches de protestation pacifique : arrestations humiliantes, traitements inhumains cruels et dégradants, course-poursuite et tirs à balles réelles dans les jambes, insultes du genre de celle proféré par un “commissaillon” de police moche comme le repaire d’un tueur en série ou une nuit sans électricité, qui traita la Profeseur Agrégé de Droit Maurice Kamto de « capacitaire ».

On n’a pas vu le régime commettre de pareils excès contre John Fru Ndi qui avait lui au moins, en son temps, les couilles de dire que s’il fallait en venir aux machettes pour se faire entendre, il n’hésiterait pas. Pourquoi, parce que de tels propos arrangeaient le régime et sa justice qui avaient beau jeu de présenter le leader de l’opposition d’alors comme un sociopathe nerveux et dangereux pour la démocratie.

Tout le contraire du Pr. Maurice Kamto qui insiste sur la légalité du discours et la respectabilité de la méthode de lutte, enlevant aux “hémovores” (passez-nous ce néologisme vraisemblablement à propos pour désigner ceux qui se nourrissent du sang –des Camerounais-)  

Cette fois, ils ont jeté leur dévolu sur Rebecca Enonchong. Elle a l’habitude de commettre des tweets pour constater certaines “choses qui clochent” dans la gouvernance du “Cameroun de Paul Biya”.  Ou de partager sur les médias sociaux des posts pas favorables au régime dont elle n’est pas l’auteure, et qu’elle ne commente du reste jamais.  Mme Enonchong n’a pas l’âme de quelqu’un qui irait s’embrigader dans  le parti pris, mais cela ne l’empêche pas de regarder son pays comme il est : dévasté par le mauvais gouvernement… du roi-fainéant.  

Mais au pays du roi de la République, ce n’est ni plus, ni moins, qu’une opposante. En d’autres termes, une antipatriote, une ennemie du Cameroun. Et de son « CHEF BIEN AIMÉ, SON EXCELLENCE LE PRÉSIDENT NATIONAL DE LA RÉPUBLIQUE DU RDPC ».

Voilà comment Rebecca Enonchong, une de ceux qui font la fierté du Cameroun, et qui pour cela vaut à elle seule tous les cancres qui ont pris la république en otage pour assouvir leur soif nombriliste de richesse et de grandeur, est entrée dans le fichier des Camerounais de la diaspora appelés à « lire l’heure sur le calendrier chinois ». Elle est anglophone, donc sœur (malgré elle), de ceux qui manifestent depuis trois semaines en Suisse pour que le président reparte se soigne dans les mouroirs du Cameroun qu’on appelle « hôpitaux ».

#ctaText??#  Le régime BIYA ? Juste "une déclinaison contemporaine de l’État sauvage" selon Me Amédée Dimitri Touko Tom (Relecture)

On l’attend donc au tournant ! Un jour elle viendra au pays, et on lui fera voir la différence entre le macabo cru et le manioc dans le même état.

Puis l’occasion tant rêvée de faire des camerouniaiseries à cette brillante dame est enfin arrivée avec cette histoire familiale dans laquelle est impliquée l’une des 50 femmes les plus puissantes d’Afrique.

Dans la République du « je vais t’abattre » où un inspecteur de police croupion et mal luné a menacé en mondovision d’abattre une député de la nation, dépositaire du 2ème pouvoir qu’est le pouvoir législatif,  non sans avoir balancé avec verve à la député de l’opposition Nourane Foster un gros « député de mes couilles », un magistrat a décidé de faire mordre la poussière… du Cameroun à  l’un des valeureux ambassadeurs du Cameroun à travers le monde, en l’envoyant au gnouf parce que cette fille de l’un des tout premiers avocats du Cameroun a osé lui dire qu’il était faisable de confier l’affaire qui la concerne à  un seul enquêteur au lieu de l’éparpiller entre plusieurs. Tout simplement. Une sollicitation entre quatre murs qui sera transformée par le magistrat en « outrage à magistrat », et lui vaudra d’être immédiatement mise en état d’arrestation. Depuis le 20 juillet 2021, pourtant, le policier qui a dit « député de mes couilles » à une élue du peuple et menacé de l’abattre de son arme de service, vaque librement à ses occupations, soutenu au passage par tout un gouverneur Cf. Communiqué1, Communiqué2, Communiqué3) qui n’en a rien à cirer qu’un policier flicaillon bafoue les lois de la République sur l’immunité parlementaire d’une député parce qu’elle est d’un parti qui n’est pas celui au pouvoir, et par un délégué régional de la Sûreté Nationale, voire le Délégué Général à la Sûreté Nationale, tous également dans le même état d’esprit.

REBECCA ENONCHONG vu par l’observateur et journaliste David Eboutou ?

Rebecca Enonchong est la fondatrice et directrice générale d’Appstech, l’un  principaux fournisseurs mondiaux de solutions d’applications d’entreprise.

Elle est également cofondatrice d’I/O Spaces, un espace de co-working inclusif dans la région métropolitaine de Washington DC.

Elle est présidente du conseil d’administration d’Afrilabs, un réseau panafricain de plus de 268 centres d’innovation dans 49 pays africains soutenant plus d’un million d’entrepreneurs en Afrique. 

Elle préside Activspace (African Center for Technology Innovation and Ventures).  Accompagner les entrepreneurs de trois pôles technologiques au Cameroun.

Elle siège également aux conseils d’administration de capital-risque pour l’Afrique (VC4Africa), de Digital Africa, de la fondation de l’OMS, d’Eneza education, de Suguba, de Dijbouti telecom, d’US Exim SAAC et du centre d’excellence numérique de l’UNECA.

Elle est cofondatrice du Cameroon Angels Network et cofondatrice et vice-présidente du réseau African Business Angels.

Mme Enonchong est actuellement mentor/conseiller auprès de plusieurs startups technologiques.

Récipiendaire de nombreux prix, Mme Enonchong a été nommée Global Leader for Tomorrow (GLT) par le Forum économique mondial de Davos, en Suisse.

Forbes Afrique l’a classée parmi les 50 femmes les plus puissantes d’Afrique en 2020.

New African Magazine l’a nommée l’une des Africaines les plus influentes en 2014, 2016, 2017 et 2020.

Jeune Afrique Magazine l’a classée parmi les Africaines les plus influentes au monde en 2018, 2019 et  2020.

  1. Les anglo-bamis sont une “ethnie” imaginaire du Cameroun dont l’existence est bien réelle dans l’esprit des partisans du régime en mal de manipulation des Camerounais, et cette ethnie se réfère à une soi-disant communauté ethno-linguistique qui jadis constitua le gros des troupes du parti Social Democratic Front du temps de la gloire de cette formation politique de l’opposition et de son leader, John Fru Ndi. Par extension, et mise à jour, la communauté des anglo-Bami qui se réduit de plus en plus à  l’ethnie Bamiléké –réelle, quant à elle-, désigne les Camerounais des quatre coins du pays qui ne soutiennent pas le régime, ou qui ont un penchant pour Maurice Kamto. Dans ce fourre-tout, on peut retrouver aussi bien Michèle Ndoki, que Mamadou Mota, maurice Kamto, Alain fogue, Bibou Nissack, Mispa Awassum, Tiriane Noah….    
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