Cameroun : Des ex-séparatistes convertis veulent reprendre les armes

Logés dans le Centre de Désarmement -Démobilisation- Réinsertion de Bamenda après avoir déposé les armes, des anciens combattants séparatistes regrettent leur décision, mais les autorités tentent de les empêcher de reprendre les armes contre le Cameroun.

Plus rien ne va entre les ex- combattants « ambazoniens» du Centre de désarmement démobilisation et réinsertion (CDDR) de Bamenda et les autorités camerounaises. Plusieurs d’entre eux regrettent d’avoir déposé les armes en intégrant l’initiative gouvernementale. Leur courroux fait suite au décès de deux anciens combattants séparatistes le 26 septembre dernier.

Gabe Ekwebu et Sanda Justice ont perdu la vie au centre de santé intégré de Ntambag dans des conditions troubles et non élucidées jusqu’à ce jour. Consternés de cet état de choses ses compères étaient plongés dans une révolte quasi incontrôlable, et dans les familles nucléaires des défunts. Une situation qui vient en rajouter aux colères accumulées des ex combattants. Le représentant des ex-combattants estime que le gouvernement les a abandonnés. «Nous sommes toujours préoccupés parce que malgré tous les dons et soutiens, nous sommes toujours en quelque sorte dans le doute». Et de conclure «nous avons un objectif en tant que famille. Le Cddr a été créé avec un but. Mais la manière dont nous ressentons est comme si le gouvernement nous a oubliés pourquoi le Cddr a été créé. Tout ce qui a été promis n’est pas implémenté » a-t-il regretté ; le risque d’une levée de boucliers inédite est donc permanent.

Mais à côté de cette menace interne, Kum Henry Itchu, le coordonnateur du CDDR redoute aussi des menaces externes. En raison de l’insécurité dans laquelle est plonngée la région, il souhaite « l’augmentation du nombre de soldats en faction ici. La route d’accès au centre DDR… nécessite une attention». Devant cette situation, Adolphe Lélé Lafrique Deben Tchoffo, le patron de la région est descendu au CDDR samedi 2 octobre 2021 s’enquérir de la situation.

«J’aurais souhaité venir ici dans une situation de gaieté. Je viens malheureusement dans un contexte où nous pleurons deux ex-combattants tués dans des circonstances qui sont sous investigations au niveau des services de sécurité. L’enquête apportera la lumière à la hiérarchie et aux familles…les familles des décédés attendent qu’on offre une inhumation digne », a laissé entendre le numéro un de la région.

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