Le Cameroun et la CAN de tous les dangers

Confirmée à l'issue de plusieurs audiences de Patrice Motsepe au Cameroun, dont la dernière avec Paul Biya, la CAN 2021 n'est pas pour autant à l'abris de plusieurs dangers majeurs.

C’est à moins de trois semaines de la biennale du football africain, que l’on est visiblement fixé sur sa tenue effective au Cameroun, après le vent des inquiétudes et des folles rumeurs. Si des Camerounais se réjouissent qu’on leur ait épargné la fâcheuse expérience de 2019, il y a de bonnes raisons de penser que cette compétition pourrait perdre de sa superbe du fait de la non présence de certains footballeurs africains de renom évoluant en Europe, les clubs européens ont formellement marqué leur désaccord.

Mais on ne s’avance pas seulement vers une CAN au rabais, les questions sécuritaires sont aussi à prendre en considération. Plusieurs déflagrations visiblement préméditées ont dernièrement été signalées dans les villes de Douala et de Yaoundé (et attribuées à des séparatistes des régions à majorité anglophone). A cela s’ajoute la crise ambiante dans la région du Sud-ouest. Si les villes de Buea et de Limbé vont accueillir des délégations et des rencontres de la CAN, il est fondé de rappeler que les déplacements des autorités camerounaises se font dernièrement sous forte escorte militaire, c’est dire le risque que prennent les délégations du groupe F (Tunisie, Mali, Mauritanie, Gambie) qui auront à se mouvoir dans cette ville anglophone.

L’insécurité de moins en moins contrôlable est rejointe par les dangers liés au Covid-19. A ce jour, moins de 3% de la population camerounaise vaccinée contre le covid-19. Il est illusoire de croire que la tenue de la CAN au Cameroun va susciter un élan de conscientisation vis-à-vis de cette mesure de prévention. Le ministre des Sports a promis que des dispositions seront prises afin que seules les personnes vaccinées aient accès aux infrastructures, voilà qui a fait remémorer à plusieurs observateurs la fameuse boutade « impossible n’est pas Camerounais », à preuve, il est possible de poursuivre les chantiers d’un stade (le Stade d’Olembé) dont la prise de possession devait avoir lieu trois mois avant la compétition jusqu’à la veille de la cérémonie d’ouverture qu’elle va abriter. Il en est de même des infrastructures réalisées en mage de cette compétition. Au regard des forts soupçons de détournement et de bricole de certains chantier, il y a fort à craindre durant la compétition.

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