Prévention des catastrophes climatiques : l’exemple qui vient de l’Erythrée

Pour ce faire, l’Érythrée s’efforce de conserver l’eau en construisant des réservoirs d’eau, petits et grands. Plus de 800 au cours des 15 dernières années, dont 9 grands réservoirs, massifs même, contenant des milliards de tonnes d’eau. La conservation de l’eau est la clé de la sécurité alimentaire grâce à des techniques d’irrigation modernes. Tout cela alors que l’Érythrée a été frappée par des sanctions illégales des États-Unis et de l’ONU et par des sécheresses record.

Les Érythréens ont vécu de 2006 à 2021 et ont pu constater de visu le rythme rapide de la conservation de l’eau. Parallèlement à la conservation de l’eau, la conservation des sols par la construction de terrasses et la reforestation est une tâche essentielle, car sans ces deux éléments, les nouveaux réservoirs d’eau se rempliront rapidement de limon, ce qui les rendra beaucoup moins efficaces.

En 2008-2009, l’Érythrée a connu la deuxième sécheresse consécutive de son histoire, la première s’étant produite en 2003-2004, et les récoltes pluviales ont complètement échoué dans tout le pays. La réponse de l’Érythrée, dirigée de main de maître par le président érythréen Issias Aferwerki, a consisté à consacrer une grande partie des ressources limitées du pays à la construction de réservoirs d’eau.

Les résultats sont clairs pour tout le monde et les dirigeants africains, y compris le président de Djibouti et le premier ministre de l’Éthiopie, ont bénéficié de visites guidées. Aujourd’hui, l’Érythrée jouit d’une quasi-sécurité alimentaire dans le domaine critique des cultures céréalières de base comme le blé, l’orge, le sorgho et le millet. L’Érythrée n’importe pratiquement plus de fruits ni de légumes et progresse vers l’autosuffisance en matière de produits transformés, comme l’huile de cuisson, grâce à la production de colza.

Pour comprendre ce qu’il en est, il faut connaître l’histoire de ce qui ne peut être décrit que comme un holocauste environnemental infligé à l’Érythrée pendant la période moderne du colonialisme.

Dans les années 1880, lorsque les premiers colons ont envahi et soumis le peuple érythréen, les Italiens, l’Érythrée était couverte d’un tiers de forêts. Lorsque la dernière puissance coloniale, les Éthiopiens, a été chassée de l’Érythrée et que le pays a été entièrement libéré, moins de 2 % du territoire érythréen était boisé.

Passer de près d’un tiers du pays à moins de 2 % de forêts en moins d’un siècle constitue une catastrophe environnementale qu’on ne trouve nulle part ailleurs dans le monde.

#ctaText??#  L'Afrique paie le prix de la pêche illégale

Lorsque l’Érythrée est devenue indépendante en 1991, ses dirigeants ont dû commencer à reconstruire le pays non pas à partir de zéro, mais bien en dessous de zéro.

Ainsi, le fait que l’Érythrée d’aujourd’hui soit devenue en 30 ans presque totalement autonome sur le plan alimentaire est un modèle puissant pour le reste de l’Afrique. Et n’oubliez pas que ce pays a été frappé par une sécheresse majeure et a été envahi par le régime terroriste du TPLF en Éthiopie en 2000. Environ 40 % de la population érythréenne, soit 1,5 million de personnes, a été chassée de ses maisons et de ses fermes avec à peine plus que les vêtements qu’elle portait.

La leçon à retenir pour tous les Africains est que la sécurité alimentaire est une sécurité nationale et qu’elle est essentielle non seulement pour la survie d’un pays, mais aussi pour son indépendance et sa capacité à se développer et à prospérer, car les institutions bancaires occidentales telles que la Banque mondiale, dont la politique s’oppose à la sécurité alimentaire, et le FMI, sont déterminées à maintenir les Africains dans la pauvreté, endettés par des prêts prédateurs, et à genoux pour quémander leur survie auprès des criminels bancaires occidentaux qui sont à l’origine de leurs problèmes.

L’Erythrée est non seulement sur le point de bénéficier d’une sécurité alimentaire totale, mais c’est aussi le SEUL pays d’Afrique à ne PAS accepter de prêts prédateurs de la part des banksters occidentaux comme le FMI et la Banque mondiale. Sécurité alimentaire, indépendance financière et politique, le reste de l’Afrique devenant de plus en plus conscient de cette petite mais puissante “menace du bon exemple”, ce n’est pas une coïncidence si les menteurs à la solde des médias occidentaux et leurs cohortes de la mafia des droits de l’homme deviennent fous dans leurs efforts pour diaboliser ce qui reste la voie à suivre pour la survie même du peuple africain, alors que la catastrophe climatique causée par l’Occident continue de menacer le continent.

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