Torture d’opposants au Cameroun: Pourquoi le MRCiste Mamadou Mota n’oubliera jamais le commando de tortionnaires Ngoh Ngoh et Landry Etoga (Invitation à relire)

Publié sur notre site le 25 juillet 2019 sous le titre “Cameroun: Ferdinand N. Ngoh et Landry Etoga ordonnent aux gendarmes de tuer l’opposant Mamadou Mota au plus tard vendredi”, cet article eut le mérite d’attirer l’attention non seulement de la communauté internationale, mais aussi du président camerounais, Paul Biya -au nom de qui et pour qui croient et disent travailler les assassins en col blanc, véritables fauteurs de rébellion et de guerre civile tapis dans les rangs des forces de sécurité et de l’administration camerounaises- sur la tragédie que ses chiens de chassefaisaient subir à ses concitoyens sous le prétexte de protéger son pouvoir autocratique. Paul Biya fit sortir des griffes du Secrétariat d’Etat à la Défense transformé pour la circonstance en centre de torture et de mise à mort des Camerounais qui, comme Mamadou Mota, avaient opté en bon républicains pour des marches pacifiques pour dénoncer l’injustice du vol, un an auparavant, de la victoire du candidat à l’élection présidentielle de leur parti, le MRC, Maurice Kamto, et de l’embastillement de celui-ci et de ses compagnons politiques, dans un domicile privé et en pleine nuit !

La republication de cet article n’est pas le fait d’un quelconque hasard, mais participe d’une autre alerte à l’intention du dictateur camerounais qui n’a aucun intérêt à laisser pourrir davantage la situation sociopolitique à un moment aussi délicat que celui-ci où le Conseil des droits de l’homme de l’Onu, à travers son mécanisme de veille sur les détentions arbitraires à travers la planète vient une fois de plus de le sermonner pour la pratique abjecte des séquestrations dans ses geôles des opposants politiques, non sans l’urger de remettre en liberté des militants du MRC arrêtés depuis 2020, pour avoir exprimé leur opinion sur l’organisation d’élection sur la base d’un code électoral tout ce qu’il y a d’inique.

Notre alerte se veut d’autant plus judicieuse qu’un autre prisonnier politique, arrêté et detenu depuis cinq ans dans le cadre de la répression gouvernementale des protestations des Camerounais d’expression anglaise contre leur marginalisation, vient de décéder. Asang Virginus, c’est son nom, est décédé en prison de leucémie, le 17 novembre 2022, à 52 ans. Il souffrait déjà atrocement de cette grave pathologie au moment de son arrestation en 2017, mais le gouvernement n’en a eu cure, même pas pour lui procurer des soins pendant son séjour carcéral. Comme bon nombre d’autres anglophones détenus depuis lors, il est décédé en prison à cause de cruauté caustique d’un régime qui agresse en permanence un peuple qu’il a pris en otage grâce à l’inconscience d’une armée, d’une police et d’une justice veules qui ont choisi définitivement leur camp.

Pour Asang Virginus, et autres futurs morts des prisons de Biya, relisons donc “Cameroun: Ferdinand N. Ngoh et Landry Etoga ordonnent aux gendarmes de tuer l’opposant Mamadou Mota au plus tard vendredi“. Peut-être que le président Biya se réveillera encore pour -de bonne ou mauvaise grâce- sauver des griffes de ses sbires un autre Camerounais emprisonné pour crime d’opposition à son régime. Après tout, c’est lui qui, qu’il le veuille ou non, est comptable de tout ce qui arrive au Cameroun et à chaque Camerounais. Il a présenté sa candidatuire à l’élection présidentielle de 2018 quand de nobreux Camerounais le disaient dépassé par la charge. Eh bien!, qu’il l’assume !!!

Cameroun: Ferdinand N. Ngoh et Landry Etoga ordonnent aux gendarmes de tuer l’opposant Mamadou Mota au plus tard vendredi

Les images sur les réseaux sociaux de l’opposant Mamadou Mota copieusement tabassé, roulé dans la boue et piétiné en compagnie d’autres prisonniers politiques avec des rangers de militaires en fer, ce n’était pas une fuite ou une vantardise de gendarme un peu trop gai, mais un message de Ferdinand Ngoh Ngoh, chef de l’Etat par délégation de signature cumulativement avec ses fonctions officielles de ministre d’Etat Secrétaire général de la Présidence de la République,  et de celui qu’il considère comme son ministre de la Défense à lui, Max Landry Etoga.
Un reportage du lanceur d’alertes Boris Bertolt décrivait à suffisance mercredi, la situation tout simplement inimaginable d’inhumanité dans laquelle se trouvaient le 1er Vice-président du Mouvement pour la renaissance du Cameroun, Mamadou Mota, enlevé de la prison de Kondengui dans la nuit de lundi à mardi après le soulèvement des détenus anglophones, révoltés de ne pas savoir à quelle sauce judiciiaire le régime Biya-Ngoh Ngoh et sa justice entendent les manger alors qu’ils sont en détention provisoire depuis bientôt trois ans pour bon nombre (Cf. “Cameroun : Ferdinand Ngoh Ngoh et Galax Etoga instruisent la torture des prisonniers au Sed” –https://www.africa-info.org/afrique/politique/10209-cameroun-ferdinand-ngoh-ngoh-et-galax-etoga-instruisent-la-torture-des-prisonniers-au-sed.html-).

Mais les nouvelles qui nous parviennent de sources crédibles en ces premières heures de jeudi 25 juillet, des gendarmes mêmes seraient effrayés par l’ampleur de la torture qui s’abat sur les prisonniers politiques transportés au camp de répression du Secrétariat d’Etat à la défense. On apprend ainsi que ceux qui prennent du plaisir à voir le sang couler au Cameroun auraient donné jusqu’à vendredi à leurs éléments pour mettre fin à la vie de « ce Nordiste qui veut rééaliser le rève de ses frères qui voulaient renverser le président Biya en 1984» (Sic).

Simple rumeur destinée à faire peur aux opposants pour qu’ils prennent la mesure des risques pour leurs vies de leurs prises de position ou réalité de la montée en puissance de la stratégie mise sur pied depuis le retour de Suisse de Biya pour faire rendre gorge à ceux qui ont ou auraient des affinités avec les membres de l’organisation de la diaspora dénommée Brigade Anti-sardinards ? Pas évident de trancher, mais des signes annoncent que les heures et jours à venir vont être cruciaux pour la vie de Mamadou Mota et de ses compagnons enlevés du mouroir de la prison de Kondengui pour l’enfer de la prison militaire du Secrétariat d’Etat à la défense chargé de la Gendarmerie.”

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