Droit de réponse 4 : Bilan et incidences des différentes actions menées par le juge Paulette Akolly

Deux avocats de l’Ordre du Barreau du Gabon bientôt devant la justice
Dans votre publication n°428 du mercredi 23 Octobre 2019, page 2 avec en titre principal : « Suspendue de ses fonctions en août dernier/ Paulette Akolly Ayo Mba contre-attaque, mais pour quel objectif à atteindre ? », la journaliste Carole Moussavou s’était essayée à faire la critique de mon premier droit de réponse et des actions engagées ayant été portées à l’attention du public. Me permettant à l’occasion, d’utiliser ce même canal pour y répondre. Mais avant d’aller dans le fond de la problématique soulevée par votre article, examinons un peu plus en détail certaines actions engagées. Ainsi comme indiqué en partie dans mon droit de réponse 1, le magistrat que je suis a introduit quatre procédures disciplinaires dont deux à l’encontre de Mes Bhongo Mavoungou et Minko-Mi-Ndong (croyant être passé entre les mailles du filet) et deux à l’encontre de Me Mintcho Soufiano en sa qualité d’huissier de justice instrumentaire.

Après deux mois d’attente pour Me Bhongo Mavoungou et Me Mintcho et un mois pour Me Minko-Mi-Ndong, il est désolant de constater que les responsables de leurs corporations respectives que sont le Bâtonnier de l’ordre des avocats et le président de la Chambre nationale des huissiers n’ont communiqué à ce jour, aucune défense s’opposant à mon argumentaire. Dès lors, pourquoi nos « excellents avocats » pour ne citer qu’eux, sont-ils tout d’un coup devenus muets comme des carpes par un silence d’outre-tombe qui devrait notamment inquiéter tous les organes de presse ayant relayé cette information ?

Ensuite il y a la récente réunion extraordinaire du Conseil supérieur de la magistrature du 22 Novembre 2019 dernier qui en dehors d’avoir entériné le départ de Madame Marie-Blanche Boubendjé Ngondet épouse Bambiri aux fonctions de Premier Président de la Cour d’Appel judiciaire de Libreville, a congédié le Directeur du Centre National de la Gestion des Sceaux. Acte qui pourrait paraitre anodin si ladite direction n’avait pour mission de veiller au respect des symboles de la république notamment, décrié dans mon droit de réponse 3 lorsque le Secrétaire général de la chancellerie a fait usage d’un symbole inconnu dans la décision m’ayant suspendue voyant la maternité allaitante inclue dans le drapeau national.

Donc à l’instar de ce que votre article de presse a laissé sous-entendre, les différentes actions menées visant à laver mon nom et mon honneur de cette injustice, portent bien leur fruit même si cela se fait à pas de tortue. Ensuite et à l’instar de ce que le président du SYNAMAG a osé dire, tout le monde dans l’univers justice n’est pas corrompu, faux, fourbe, accro à l’argent et au coup bas, tout le monde n’est pas pourri jusqu’à la moelle. Comme dans toute administration, il y a des mauvais, et des bons qui font correctement leur travail dans la crainte de Dieu. Et c’est au nom de ces individus auxquels je m’identifie (n’en déplaise à certains) que lesdites procédures de réhabilitation sont engagées, pour avoir essayé, je mourrai au moins.
Reprenant pour mon compte la réflexion d’un membre de notre corporation qui au sujet de cette affaire avait exprimé, je cite : « Quelle qu’en soit l’issue, cette affaire aura au moins le mérite de permettre aux responsables de notre département de faire la différence entre remuer la merde et s’y foutre joyeusement jusqu’au cou ! Ce sera donc un cas d’école de ce qu’il ne faut pas faire à un magistrat et président de cour expérimenté. Et même si nombre d’éléments ne jouent pas en faveur de dame Akolly, personne ne peut déterminer à l’avance quel sera le dénouement final de cette opposition. L’affaire Akollygate est donc en marche ! ».

Fait à Libreville le 01.11.19

Mme Paulette AKOLLY
Premier Président de la Cour
d’appel judiciaire de Libreville

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