Burkina Faso : 14 morts dont 7 élèves dans une attaque

L’explosion d’un minibus a causé la mort d’une dizaine de civils et a fait de nombreux morts ce 4 janvier 2019. Selon des sources sécuritaires, l’essentiel des passagers étaient des élèves. Le pays fait depuis l’an 2015 les frais de nombreuses attaques djihadistes malgré la détermination du régime d’en découdre.  

C’est aux encablures de 9h00 que survient le drame sur l’axe Toéni-Tougan, précisément entre les villages de Donkou et Dagalé, dans la région de la Boucle du Mouhoun, au nord-ouest du pays. Les sources sécuritaires rapportent qu’« il y avait trois véhicules dans le convoi ». Ces minibus avaient à leur bord quelques 60  passagers dont de nombreux élèves. A en croire une autorité administrative « Ces élèves revenaient de leurs villages après les fêtes de fin d’année et regagnaient leur localité d’études ». Au passage de l’un des véhicules du convoi une mine artisanale improvisée a explosé.  Le bilan provisoire de la détonation fait état de 14 morts, parmi lesquels 7 élèves 4 femmes ; on a enregistré plus de 19 blessés dont quatre graves, actuellement en soins. Des dispositions sécuritaires ont été prises pour éviter la survenue d’autres incidents. Mais cette attaque sonne comme une alerte rouge pour le pays des hommes intègres. L’Etat-major général des armées burkinabè a laissé entendre ce samedi par voie de communiqué qu’une attaque est survenue dans la matinée du vendredi 3 janvier dans une unité de gendarmerie à Inata. La note indique que « les éléments ont réussi à mettre en échec les assaillants. Le bilan fait état d’une dizaine de terroristes neutralisés [et que, ndlr] de l’armement, des munitions et divers matériels dont des stupéfiants ont également été récupérés ».

Burkina Faso, les décombres d’une attaque qui a fait 30 morts le 24 décembre 2019

Depuis l’an 2015, le Burkina Faso fait face à de multiples attaques djihadistes dont le bilan est estimé à 750 morts et quelque 560.000 déplacés. La capitale Ouagadougou a déjà essuyé trois attaques. Commencées en août 2018, les attaques avec des engins artisanaux deviennent progressivement monnaie courante. Cela n’a rien pour arranger le Président Roch Marc Christian Kaboré qui promettait dans son discours de nouvel an une victoire certaine sur le terrorisme; le 24 décembre 2019 ayant été entaché par par une attaque islamiste non revendiquée qui a coûté la vie à 35 civils, dont 31 femmes, et 7 militaires.

Facebook Comments
- Publicité -

Plus populaires

Voici l'intégralité de son analyse
Paul Biya gagne donc un salaire mensuel d'environ 29.000.000 francs...
C'est un communiqué publié le 13 novembre...

Autres actualités

Cameroun-Covid-19 : la stratégie de KmerTech et ses partenaires pour accentuer la lutte

100 acteurs en présentiel et plus de 3 000 participants en ligne, voilà le public que la conférence nationale T-I-E organisée entend...

« Notre lutte c’est la cause du Cameroun. Et c’est là… toute la différence...

La véritable motivation derrière les arrestations illégales et les longues détentions des militants du MRC sous de fallacieux prétextes que les auteurs...

FECAFOOT : l’humiliation de Samuel Eto’o

Voici l'intégralité de son analyse Ce que les sportifs camerounais doivent...

FECAFOOT : la candidature de Samuel Eto’o retenue

8 jours après le dépôt de sa candidature pour le poste de président de la Fédération camerounaise de...

Cameroun : l’administration musèle l’opposition positive selon Mamadou Mota

Il était présent aux côtés de Maurice Kamto lors de l’interdiction de la manifestation de 24 novembre prévue se tenir à l’Hôtel...
- Publicité -
Facebook Comments
%d blogueurs aiment cette page :