R.D. Congo-UNIKIN : Les étudiants sollicitent la médiation de Yeyu Melop et l’intervention du président Tshisekedi

La suspension des activités académiques à l’Université de Kinshasa, consécutive aux affrontements entre étudiants et forces de l’ordre ayant entrainé la mort d’un agent de la police congolaise, n’a pas laissé de marbre le comité estudiantin qui, sous la conduite de son Coordonnateur,  Arsène Mulumba, est allé à la rencontre de la conseillère du président de la république chargée de la jeunesse et de la lutte contre les violences faites à la femme.

La démarche du Comité des Etudiants avait pour but de solliciter l’intervention de Chantal Yelu Mulop auprès du chef de l’Etat, en faveur de la communauté estudiantine, globalement soucieuse de poursuivre les activités jusqu’à leur terme.

« J’ai apporté les revendications des étudiants auprès de la conseillère du Chef de l’État afin qu’elle nous aide à les faire parvenir auprès du président Felix Tshisekedi. Je lui ai demandé de plaider pour nous afin que cette mesure soit levée au plus vite afin de nous permettre de terminer l’année en douceur. En tant que coordonnateur, j’ai reçu les étudiants qui viennent de l’intérieur du pays qui en ce moment ne savent pas quoi faire pour vivre, manger ou dormir, ce qui est pénible », a plaidé Arsène Mulumba, traduisant de cette façon le sentiment de désespoir d’une frange importante, voire la plus importante des étudiants. Lesquels étudiants s’estiment pénalisés par le communiqué publié mardi 07 janvier du ministre de l’Enseignement Supérieur qui demandait aux étudiants de l’UNIKIN résidant dans les homes de les évacuer volontairement sous 48 heures, pour permettre aux autorités universitaires d’en identifier les occupants et de procéder ensuite à une réinstallation rapide des seuls étudiants réguliers.

Ce plaidoyer a manifestement été adressé à la bonne oreille, car madame Yelu Mulop ne s’est pas fait prier pour accepter cette mission de bons offices auprès du président Félix Tshisekedi, même si elle convient avec le ministre de l’Enseignement Supérieur, que c’est pour la sécurité des étudiants que des mesures telles que cette suspension qui inquiète le plus  les pensionnaires de la première université de la république démocratique du Congo :

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« Les étudiants sont venus nous voir pour nous amener leurs revendications que nous allons présenter au président de la république. La fermeture de l’Unikin à cause des émeutes qui ont eu lieu dans cette institution nous pousse à réfléchir. Il ne faut pas oublier que les étudiants sont en pleine année académique. On ne peut pas les empêcher de continuer leurs études. On doit essayer de trouver des solutions pour qu’ils reviennent à l’université. Mais ils doivent savoir que l’université a été fermée pour leur propre sécurité. Il y a beaucoup d’infiltrés au sein de l’Unikin. Il y a de ceux qui sont là depuis plus de 10 ans et de ceux qui ont déjà finis les études. On doit essayer de sécuriser cette université en identifiant les vrais étudiants. On doit forcément trouver des solutions pour des étudiants qui viennent des provinces », a  expliqué aux médias cette mère de famille, qui, l’on s’en doute tachera de convaincre le président de prendre la décision qui permet de ne pas jeter le bébé ensemble avec l’eau souillée d’après bain.

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