Gabon- Prétendu détournement de 50 millions à la Cour criminelle ordinaire : Les dessous de la cabale médiatique contre dame Akolly(*)

Il vous reviendra en mémoire, l’article pondu par nos confrères du journal « Moutouki » dans l’une de leurs éditions, relatif à un montant de 50 millions f CFA alloués à la Cour d’appel judiciaire, pour la cession criminelle ordinaire, avait désigné dame Akolly comme présumée auteur du détournement desdits fonds. La réalité est tout autre.

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AFFAIRE 50 MILLION P2. ATTESTATION RECEPTION N°0177 DU 06.03.19 DU SG
AFFAIRE 50 MILLION P1A. ACCUSE RECEPTION DE FOND N°182 DU 07.03.19 DU SG

Malgré les changements opérés à la Chancellerie et dans plusieurs juridictions, on en sait un peu plus aujourd’hui sur cette affaire, sachant que les vérités et réalités qu’elle renferme au regard des pièces soumises en examen ne plairont pas à plus d’un.Qui non seulement avaient vendu la peau de l’ours avant même de l’avoir tué, mais s’étaient également placés en situation de juge et partie. Le filon tout trouvé faisant assurément désordre que permettant de fédérer plus d’un contre ledit magistrat étant « un magistrat voleur qui juge des voleurs ». Le fin mot de l’histoire.

AFFAIRE 50 MILLION P4. ACCUSE RECEPTION DE FOND DU 09.10.18

 Ainsi donc, afférent à la cour criminel ordinaire sous la charge de la juridiction du second degré de dame Paulette Akolly, lui avait été reversé un montant de 50 Million de f CFA, tel qu’indiqué, dans la lettre manuscrite, accusé réception du 09 Octobre 2018 établi par la concerné. Sans se défiler, de ces 50 millions de F CFA, un total de 3.625.000 F.CFA ont été pris et utilisé par la magistrate bannie, non pas à titre personnel, mais dans le cadre des moyens alloués aux magistrats ayant pris part à l’audience solennelle de rentrée judiciaire du tribunal de première instance de Lambaréné de novembre 2018.

La  répartition suivante peut en édifier plus d’un : chauffeur et carburant : 200.000 F CFA (transport) ; réparation véhicule : 350.000 F CFA (transport) ; achat climatiseur (salle d’audience de Lambaréné) : 1.075.000 F CFA ; deux présidents de chambre et deux aides de camp : 1.000.000 F CFA. Dans le même montant, le Procureur général près la cour d’appel, dame Marie-Blanche Boumbendjé Ngondet épouse

AFFAIRE 50 MILLION P1B. TABLEAU RECAPITULATIF GESTION DES FONDS

Bambiri, aurait reçu 1.000.000 F CFA, l’accusé de réception du 30 Octobre de la même année en fait foi. Le montant restant, soit 46.375.000 F CFA ayant été reversé au ministère de la Justice qui en a accusé réception via la correspondance n°0182/MJDHGS/SG/DGAP du 07 mars 2019 du Secrétaire général, François Mangari, a été placé dans un compte « consignation administrative » à la Caisse de dépôt et de Consignation.

AFFAIRE 50 MILLION P3. ACCUSE RECEPTION TRANMISSION DE FOND DU 30.10.19 MME MBAMBIRI

Tel qu’indiqué par l’attestation n°0177/MJDHGS/SG du 06 mars 2019, signé conjointement par le Directeur général des affaires pénales et le Secrétaire général suscité. A ce niveau de la démonstration, de quoi accuse-ton exactement Dame Akolly ? D’avoir réparti de l’argent aux ayant-droits dans le cadre de l’application normal de leur tâche ou d’avoir transmis le reste à son Ministère ? Et surtout, en quoi cela lui vaut-il d’être accusé de détournement ?

Et c’est là que l’affaire devient intéressante car le montant placé non pas inopinément dans ledit compte comme l’a fait observer le journal « Moutouki », aurait été confié à la gestion de la toute nouvelle présidente de la Cour d’appel judiciaire de Libreville, dame Bambiri Marie-Blanche qui tenait à tout prix, à obtenir la gestion desdits fonds. Laquelle par ailleurs s’est ingéniée par tous les moyens, à déloger sa collègue non seulement du poste mais également du bureau, et se faire installer à la hâte à sa nouvelle fonction, sachant pertinemment que des requêtes suspensives étaient en cours de traitement devant le Conseil d’État et la Cour constitutionnelle, empêchant temporairement toute installation et prise de fonction de la nouvelle promue.

AFFAIRE 50 MILLION P5. LETTRE MME MBAMBIRI DU 14.01.19 SOLLICITANT LES FONDS

Donc, il y a bien eu de l’argent décaissé dont une partie a bien été justifié par dame Akolly. Mais qu’en est-il advenu du reliquat du montant géré par dame Bambiri avec l’onction de l’ancien ministre de la justice ? A la question de savoir pourquoi dame Akolly n’a pas traduit ledit organe en justice, la réponse est toute simple : le devoir de réserve impose le silence au juge et nombre de journalistes ont malheureusement pris ce silence pour un aveu de culpabilité sans jamais avoir demandé l’opinion de Dame Akolly elle-même, afin de rééquilibrer l’information.

Ainsi donc, pourrait-on penser que les hommes de presse à l’image du journal « Moutouki », se sont-ils fait manipuler ou enfariner dans un conflit d’ordre professionnel ? Pas sûr, car nous apprenons que ladite magistrate en qualité de Premier président de la Cour d’appel judiciaire de Libreville, s’était déjà prononcée sur nombre d’affaires en diffamation portée à son attention opposant « L’Aube » au Président de la République. 

Procès pour lesquels ledit organe y avait laissé des plumes. Et c’est un secret de polichinelle de savoir que  « L’Aube », « Moutouki » et « la Loupe » relèvent de la même maison d’édition, justifiant que ce soit une véritable opération de règlement de comptes par situation interposée, avec en prime nombre d’autres organes de presse traditionnels et en ligne en soutien. Sauf que l’argutie utilisée (et bien d’autre encore !) est totalement infondée. 

Au point ou la quasi-totalité des organes nationaux notamment (traditionnel et en ligne), ayant relayé soit l’affaire du collectif soit la suspension dudit juge, voir les deux, se sont mutuellement interdit de publier les droits de réponse qui leur avaient été envoyés par « le juge voleur ». Voir le faire le plus tardivement possible. Utilisant à cet effet tous les stratagèmes possibles, les excuses et astuces les plus inimaginables pour ne pas publier, allant même dans le cadre d’un journal bien connu, à refuser de recevoir de main en main les documents physiques y afférent, alors que les autres organes de presse n’y ont opposé aucun refus. Bref.

C’est donc une affaire très grave qui met au prise le journaliste à l’obligation régalienne de toujours confronter et vérifier ses sources ; de dire la vérité ; de ne pas déformer les faits ; de ne pas porter injustement atteinte à l’honneur et à la considération des personnes ; de ne pas se servir d’un organe de presse pour procéder à des règlements de comptes, notoirement injustifiés  dans le cas d’espèce consistant  juste à « salir pour salir ». De fait, si ce cas est manifestement injustifié, combien d’autres exemples du genre la presse a-t-elle laissé passer ou cautionné et qui vaut à la concernée (n’étant pas une sainte ou une oie blanche) cette exécrable réputation auprès des hommes de médias ?  Affaire à suivre.

(*) Article de Gretta Wendy KOMBA publié dans le journal GABON D’ABORD n°275 du Jeudi 16 Janvier 2020, page 8. (Illustration et commentaire non inclus dans le texte initial)

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