Le Sénat américain invite Tshisekedi à faire payer “ceux qui ont commis des crimes contre le peuple congolais et l’ont volé”

Cameroonvoice. C’est un appel à rendre justice que la Chambre Haute du Congrès américain à lancé au président de la République Démocratique du Congo, Félix Thisekedi, qui n’a manifestement pas fait de cette problématique une de ses priorités depuis son entrée en fonction il y a un an.

Soucieux en effet de voir son pays amorcer dans la stabilité et la paix la nouvelle ère d’un véritable gouvernement des affaires du pays qui se ferait dans le strict intérêt des populations congolaises, Félix Tshisekédi qui, en raison d’un accord passé avec son allié Vital Kamerhe, ne pourra pas être candidat à sa succession en 2023, n’a pas trouvé nécessaire de bousculer les membres de l’ancien régime dans les rangs desquels se recrutent l’essentiel de ceux qui ont perpétré d’abominables crimes de sang et économiques contre le peuple congolais, spolié près de 50 ans durant par les régimes Mobutu, Kabila I et II.

Sage résolution s’il en est, puisque le contraire fait indiscutablement courir un risque d’implosion à un pays que le clan Kabila a cerné et encerclé, faisant planer dessus un risque de renversement des institutions démocratiques en phase de mise en place, soit par la violence armée, soit par des tours de passe-passe politiciens.

Il n’en demeure pas moins que laisser impuni le clan des fossoyeurs du Congo qui croient tenir en joue les Congolais constitue en soi un mauvais message de garantie d’impunité à ceux-là qui malgré leur rejet par les Congolais, croient qu’il ne tient qu’à eux que le président démocratiquement élu tombe et que la dictature sanglante reprenne droit de cité en république démocratique du Congo.

C’est en tout cas l’avis des membres de la Commission des Affaires étrangères du Sénat américains qui pensent que le président Tshisekedi doit prendre le risque d’une rupture, pour que force revienne à la morale et à l’éthique dans le gouvernement des affaires du pays, et surtout pour que les notions de rétribution et de reddition des comptes en politiques aient tout leur sens. Ainsi peut-on lire dans un message publié sur son fil twitter par l’Honorable Sénateur Jim Risch, Représentant de l’Idaho et président de la commission des Affaires étrangères du Sénat des États-Unis (United States Senate Committee on Foreign Relations, en anglais), que celui-ci rappelle qu’« Il y a un an, Felix Tshisekedi a accédé la présidence (…) après un processus électoral tendu » et suggère fortement que « Pour aller de l’avant, il est important que le président [Tshisekedi] tienne sa promesse de traduire en justice ceux qui ont commis des crimes contre le peuple congolais et l’ont volé ».


Il n’est pas inutile de relever à l’appui de cette semonce américaine, que par la voix de nombreuses éminentes figures de la diplomatie U.S.A dont le moindre n’est pas le Sous-secrétaire d’Etat aux Affaires africaines, Tibor Nagy, ou encore l’un de ses lointains prédécesseurs, l’Ambassadeur Herman J. Cohen, Washington a déjà manifesté son désir de soutenir le nouveau régime sur tous les plans. Même contre les manœuvres ouvertes ou souterraines de déstabilisation que certains observateurs croient être en train de se préparer du côté de ceux qui ne cessent de déclarer qu’ils peuvent renverser le régime Tshisekedi à tout moment.

C’est le sens de la démarche des sénateurs des Etats-Unis qui ont rappelé au Numéro un Congolais dont la bonhomie et l’élégance de la méthode sont interprétées en face comme de la pusillanimité, qu’il a plus d’engagements à tenir vis-à-vis de son peuple qu’à l’égard de ceux qui, ne pouvant pas prendre complètement la démocratie congolaise en otage, se sont emménagés une issue de sortie, compromettante pour le pays, en tentant de faire du président de la république nouvellement élu un président à titre honorifique.
Autrement dit, une coquille vide, qui servirait de marionnette à des habitués de la farce politique, cachés sous le masque d’une “majorité parlementaire” que beaucoup disent acquise au moyen de la fraude électorale et du trucage politique.

Facebook Comments
- Publicité -
- Publicité -

Plus populaires

Autres actualités

- Publicité -
Facebook Comments