RDC : autopsie d’un bilan regrettable

Un an après l’investiture de Félix Tshisékédi à la tête de la République Démocratique du Congo, sa mission principale de panser les plaies encore visibles des deux guerres qui ont marqué le pays, entre 1996 et 2003 cache une volonté de voir perdurer l’impunité.

Le vendredi 24 janvier marquait le premier anniversaire de l’investiture du président Felix Tshisékédi. Celui qui avait pour défi à son investiture, de sortir le pays de la crise des deux guerres qu’elle a connues respectivement en 1993 et en 2003. Les victimes réclament justice, alors que les auteurs de ses déflagrations mortuaires gravitent toujours dans le microcosme du pouvoir. Deux dates ont marqué d’une empreinte dramatique la République démocratique du Congo. Tout d’abord, la guerre de 1996-1997 et celle de 1998-2003. Bien que méconnues, elles ont cependant provoqué la mort de plusieurs millions de citoyens congolais, pour l’essentiel des civils. Depuis la fin de la seconde guerre mondiale, c’est le plus grand bilan lors d’un conflit. Ces deux guerres, n’ont pas seulement causé des morts en RDC. Les Tutsi, ou encore des pays voisins comme le Rwanda et l’Ouganda ont eux aussi été affectés par  les dommages collatéraux des guerres en RDC. Depuis son investiture à la tête du pays, Félix Tshisékédi « lutte » pour intercepter les instigateurs de ces différents conflits, pour la plupart encore présent dans la sphère du pouvoir, donc littéralement intouchable. La question se pose aisément, quel impact ont eu ces guerres au Congo de 2020 ? Que fait Tshisékédi face aux crises qui menacent toujours son pays ?

Les différentes guerres en RDC ont eu lieux après le génocide des Tutsi de 1994. Ce qui a incité plusieurs autres franges du pays à verser dans une guerre sanglante et sans merci en 1996. Le bilan est catastrophique, la RDC perd en potentiel humain et en infrastructures, le pays parviendra à se redresser tant bien que mal. Seulement deux ans plus tard, en 1996, une autre guerre encore plus sanglante et dévastatrice éclate encore en RDC. Cette fois-ci, l’implication du Rwanda et de l’Ouganda dans le conflit jusqu’ici interne se fait ressentir, la guerre est plus grande que la première fois. Elle dure 5 ans et fait plus de 3 millions de morts. Rendu en 2020, la RDC n’a pas toujours pansé les plaies encore béantes, le pays a traversé trois crises depuis lors. Considéré comme le héros qui doit faire sortir le pays de la crise, Félix Tshisékédi un an plus tard, semble paumé et désarmé. Pour certains citoyens congolais, il est même le jalon de ceux qui sont à l’origine des troubles en RDC. Un an plus tard, son bilan ne parle toujours pas, ne corrobore pas ses défis d’investiture à la chaise présidentiel. La RDC est devenue une République de crises intermittentes, où le président connaît  les auteurs des guerres antérieures qui ont affecté le pays, mais aussi, qu’il fait l’effort de les couvrir, pour qu’ils ne comparaissent pas devant un tribunal afin, que justice soit faite. « se faisant objet de servitude pour l’occident » le président congolais serait quelque part à l’origine des différentes crises récemment survenues en Rdc. Rien y fait, à un an de son mandat, Félix Tshisékédi, promet encore de redorer le blason de la République démocratique du Congo.

Yvan Ngon

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