Capitulation (suite): Après avoir nié la légitimité de la junte , Paris envisage de “réduire [ses] moyens aériens” au Niger

Les militaires exigent un calendrier pour le retrait de ses troupes.

Paris s’apprête à procéder au retrait du Niger de la plupart de ses drones, ainsi qu’à une réduction de ses moyens aériens utilisés dans le cadre de la lutte contre les djihadistes menée conjointement avec Niamey avant le putsch, informe la chaîne de télévision France 24.


L’AFP a précédemment indiqué que certains “moyens humains et matériels dédiés au contre-terrorisme pourraient être retirés du Niger, notamment via Cotonou au Bénin, direction la France, le Tchad voisin qui accueille l’état-major des forces françaises au Sahel, ou encore vers d’autres théâtres où sévissent les djihadistes, comme le Moyen-Orient “.

Niger: les rebelles exigent de Paris de fixer un calendrier pour le retrait de ses troupes

Les rebelles au Niger ont demandé à la France de fixer un calendrier pour le retrait de ses troupes du territoire du pays. C’est ce qu’a rapporté la chaîne de télévision Al Arabiya.

Selon cette dernière, il n’est question pour le moment que du retrait des troupes françaises qui ont opéré dans la zone de l’opération Barkhane au Sahel. Des représentants du corps des officiers des unités militaires françaises stationnées sur le territoire nigérien participent aux pourparlers avec la junte. Ni l’ambassadeur de France à Niamey, ni le gouvernement renversé, qui ne reconnaît pas la légitimité du régime formé par les rebelles, n’ont eu la possibilité de discuter des délais du retrait des troupes.

Pour rappel, Le Monde se référant à ses sources a rapporté le 5 septembre que la France avait commencé des pourparlers sur la possibilité de retirer une partie de ses troupes déployées au Niger. En cela, ni le nombre de personnels concernés ni les délais n’ont été précisés. Le journal a expliqué que “certaines unités pourraient être redéployées dans la région, notamment au Tchad voisin, ou être directement rapatriées à Paris”.

Fin juillet, un groupe d’officiers militaires de la Garde présidentielle s’est mutiné au Niger et a annoncé la destitution du président Mohamed Bazoum. Le Conseil national pour la sauvegarde de la patrie (CNSP), dirigé par le commandant de la Garde présidentielle Abdourahamane Tchiani, a été formé pour gouverner le pays. Les dirigeants des pays membres de la Communauté économique des États de l’Afrique de l’Ouest (Cédéao) ont imposé de lourdes sanctions aux rebelles et ont exigé qu’ils libèrent M. Bazoum, menaçant de recourir à la force.

Début août, on a appris que les rebelles qui ont pris le pouvoir au Niger avaient dénoncé les accords militaires avec la France concernant le déploiement de militaires français, en exigeant le retrait du contingent. La France ne reconnaît pas ces demandes car les accords sur le déploiement des militaires ont été conclus avec les anciennes autorités du Niger, que Paris reconnaît comme les seules légitimes.

TASS

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