Sarko, l’irresponsable assisté qui ne paie pas ses dettes

Sarkozy

Toutes mes excuses à mes vieux potes gaullistes, voire chiraquiens, mais les militants de l’UMP me semblent en live total, me rappelant Baby et Népal, les deux éléphants du Parc de la Tête d’Or, suspectés de tuberculose, et expatriés vers la précipoté de Monaco, avec son Altesse-De-Mes-Deux comme infirmière.

Les militants UMP, éliminés du pouvoir pour des années, sortent leur chéquier pour payer les dettes de Sarko… C’est quand même trop drôle. Sarko, c’est « Touche pas à ma cagnotte ».

Mon vieux pote Olivier, vrai militant de Droite républicaine, qui n’utilise que du dentifrice bleu-blanc-rouge et qui, il y a quelques années, nous attendait avec ses potes musclés au coin des manifs qui chauffaient, a toujours reconnu à la Mitte, avec ce que sont les aléas de la politique, la capacité à remporter les victoires qui comptent. Comme savait le faire Chirac. Alors que le p’tit nerveux a amené ses troupes à la défaite… et à la faillite.

La campagne de Sarko, comment ça marche ?

Quand tu obtiens les 500 parrainages, tu touches, versés sur ton compte bancaire, 153 000 euros de l’Etat. Cette somme t’est définitivement attribuée… sous réserve que ton compte de campagne soit validé. Donc si tu fais campagne avec 153 000 € et que tu présentes un compte régulier, tout est bon.

Si les 153 000 € te semblent trop rikikis, la loi te permet d’aller jusqu’à 21 millions €. Ton parti, qui bénéficie de fonds d’Etat pour vivre, peut d’apporter des sous, et les militants peuvent adresser de l’argent pour la campagne. Si ton compte de capagne est validé, l’Etat te remboursera 10,5 millions manquants. Donc, tu fais un emprunt à court terme. Tous les candidats connaissent ça par cœur, et au final la campagne ressort à moitié prix.

Sarko n’a pas apporté un centime. Le mec dit, en qualité de chef de guerre qu’il assume tout, mais il ne faut pas toucher à son argent, ce qui revient à dire qu’il n’assume rien. L’UMP a payé cash un peu plus de 10,5 millions, les militants des bricoles (67 362 €) et pour arranger Sarko, l’UMP a emprunté 10,5 millions, qu’elle a versé à Sarko.

Ça vous montre au passage pourquoi il est impossible d’être élu aux présidentielles si vous n’êtes pas financé par un parti. Ce qui tue une bonne fois pour toutes les fadaises genre celles de Monsieur-La-Plume : « la présidentielle, c’est la rencontre d’un homme et du peuple ». L’histoire montre que c’est surtout la rencontre d’un parti et de sa banque.

Le compte de Sarko a été refusé par le Conseil constitutionnel, car il dépassait le plafond, et le Conseil en tire pour conséquence :  « dès lors que le compte de M. SARKOZY est rejeté, celui-ci n’a pas droit au remboursement forfaitaire prévu à l’article L. 52-11-1 du code électoral et doit en conséquence restituer au Trésor public l’avance forfaitaire de 153 000 euros qui lui a été versée ».

Ensuite, la Commission nationale des comptes de campagne et des financements politiques fixe une somme égale au montant du dépassement, le Conseil maintient la somme de 363 615 €, qui est une dette personnelle de Sarko.

De ce fait, Sarko doit :

en direct, les 153 000 € versés par l’Etat sur son compte bancaire, et les 363 615 de dépassement,

en indirect, les 10,5 millions d’euros pour lesquels il est juridiquement engagé à titre personnel, ce même si l’UMP a versé l’argent par un prêt bancaire.

Or, ce sont les braves militants de l’UMP qui paient les dettes de Sarko, soit le remboursement du prêt… mais aussi les 153 000 et 363 615 € pour lesquels l’UMP n’est en rien engagé.

Et pourtant, ce jeune retraité n’est pas démuni.

Ancien président, c’est  6.000 € par mois outre des primes et grattes ; ancien député des Hauts-de-Seine, ex-maire de Neuilly et ex-président du Conseil général, ça fait à coup sûr plus de 3.000 € par mois ; membre de droit du Conseil constitutionnel, c’est 11.500 € par mois, même s’il « démissionne », car c’est une fonction à vie. Le plus jeune retraité de France tourne donc à plus de 20 000 € par mois… Outre ses géniales conférences à 100.000 euros pour une heure.

Avec tout ça, Sarko fait le fier en déclarant : « j’ai versé 7.500 €, le maximum légal ». Ce qui  est une duperie totale ! Le Conseil constitutionnel dit en toutes lettres que Sarko est condamné en personne à rembourser les 153 000 et 363 615. 

Avec sa mentalité d’assisté irresponsable, il veut faire payer l’UMP, et les militants sortent les chéquiers. Sur qu’il a donné pour consigne de payer par priorité les 153 000 et 363 615, pour éviter les huissiers à la maison… 

Bref, Sarko qui est condamné personnellement, engueule tout monde, paie 7 500 € et part en vacances. Personne à l’UMP pour réagir…

Endettée, divisée, sans leader, ce sanatorium des aigris du sarkozysme est en état de mort clinique.

Gilles Devers, Avocat

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