De la Syrie à Nairobi : le djihad des paumés

Djihadjistes

La dernière attaque sur le centre commercial WestingMall de Nairobi, au Kénya, démontre une fois de plus l’implication d’éléments djihadistes provenant des pays occidentaux. L’absence de réaction des autorités à l’égard de ces terroristes laisse planer le doute sur la capacité à lutter contre le prosélytisme d’un Islam radical au sein même des populations marginalisées.

L’Occident multiculturel fait encore parler de lui après la reconnaissance par les médias occidentaux qu’au moins la moitié (et certainement plus) des combattants rebelles contre le régime de Damas se révélaient être des fondamentalistes étrangers, dont des ressortissants européens et américains. On parle de 600 européens mais ce chiffre est sans doute sous-estimé. Pour le front islamiste Al-Nosra ; le quotidien suisse « 24 heures » parle de deux tiers d’étrangers.

Un autre groupe islamiste radical, Katiba al mujhajreen, emploierait une centaine de non-Syriens. Ce que les journalistes de La Voix de la Russie et d’autres soulignaient depuis quasiment le début de la guerre civile a donc été entériné par la presse occidentale. Cette presse qui, avant l’accord Kerry-Lavrov du 14 septembre, écrivait encore comme vérité biblique que ces mouvements djihadistes étaient « minoritaires » ou « peu représentatifs de l’opposition à Bachar ».

L’ASL prise en sandwich

L’ASL, l’opposition « modérée », pestant sur les plateaux de télévision européens qu’elle payait le prix d’un amalgame entre les fanatiques islamistes et les démocrates anti-Bachar. Finalement, en point d’orgue, les rebelles du Front al-Nosra proche d’Al-Qaïda déclarèrent la guerre à cette « Armée Syrienne Libre ». L’ASL se battant dès lors sur deux fronts (l’armée régulière et les islamistes), nous avons du mal à croire que ce mouvement financé et équipé par les Occidentaux soit encore à même de vaincre Bachar.

La nouveauté de cette guerre de Syrie fut aussi la découverte qu’un grand nombre de combattants islamistes provenaient des banlieues ou des milieux « difficiles » d’Europe en particulier. Notons aussi la présence de convertis à la religion musulmane ; plus exactement à l’interprétation médiévale (et encore !) répandue par les émirats, les sultanats et autres théocrates saoudiens.

Le Coran et les illettrés

Le Coran version pétro-dollars apprise à des désespérés, des mal-intégrés qu’on recrute plus à la sortie des caisses d’aides sociales ou dans les vapeurs de cannabis qu’aux abords des mosquées traditionnelles. Citons les cas de Sammy, belge converti à l’islam à l’âge de 14 ans suite au divorce de ses parents. Ou de Zacharia, un étudiant d’origine musulmane converti à l’Islam radical par un trafiquant de drogue marocain vivant à Anvers. Ou encore de Gilles le Gain, un nantais de 56 ans dont le ministre Le Drian dira de lui « un paumé qui devient terroriste ».

Quant à la sûreté de l’Etat belge, elle pointe la proportion importante de jeunes délinquants qui s’engagent en Syrie. Alain Chouet, ancien chef de la DGSE, écrit : « ces convertis font preuve d’une ignorance pyramidale de l’Islam, ne parlent pas arabe et n’ont jamais lu le Coran ». Il poursuit : « considérés sur place avec mépris parce qu’ils ne savent pas se battre et ne connaissent rien à la géographie ni à la réalité de cette guerre, les petits volontaires français sont souvent relégués à faire la cuisine, à porter l’eau et les gamelles ».

Le Figaro cite aussi le cas de recrutement de jeunes dans… les bars à chicha.

Les « narco-pétro-recruteurs » pour le djihad en Syrie n’apparaissent que comme les dignes successeurs des recruteurs de Sa majesté britannique qui payaient des pintes aux futures recrues. Une fois dessaoulés, les malheureux se réveillaient avec la gueule de bois et l’uniforme anglais pour aller servir de chair à canon dans des pays dont ils ne connaissaient pas le nom.

Tradition reprise également par Hitler, qualifié à l’époque du putsch de Munich d’« agitateur de brasserie ». Nul n’oubliera que l’essentiel des S.A. (les chemises brunes) furent recrutés pour l’immense majorité parmi le lumpenprolétariat et les laissés pour compte de la république de Weimar.

Dès lors, rien d’étonnant à ce qu’on retrouve des djihadistes en herbe dans la masse des déçus de l’intégration multiculturelle, du sous-prolétariat local voire des gens tombant dans une sorte de réflexe désespéré. Suite, par exemple, à des déceptions rencontrées dans leur nouvelle « patrie ». Pensons notamment aux frères tchétchènes Tsarnaev des attentats de Boston dont leur oncle disait qu’ils avaient « la haine envers ceux qui ont été capable de s’intégrer. Que cela ait à voir avec (…) l’Islam, c’est du toc ».

Que fait la justice ?

Rien ou presque. La Justice ne semble pas poursuivre et quand elle ouvre des dossiers judiciaires contre les mercenaires ou les bénévoles du Djihad, c’est sous des qualifications ridicules. S’ils vont en prison, ce sera pour très peu de temps et certains y ont déjà élu domicile bien avant leurs aventures djihadistes. Dans leur vie d’antan, où ils étaient trafiquants de drogue ou malfaiteurs de banlieues.

Et puisqu’étant insolvables, la justice ne peut même pas saisir leurs biens. Donc, impunité complète ou presque pour des criminels n’hésitant pas à massacrer et à violer au nom d’un Dieu qu’ils ont rencontré dans le caniveau social mais certainement pas dans un édifice religieux. Un dieu avec des pétro-dollars, des « combattantes du sexe » fournies par la Tunisie de l’après printemps arabe et qui distribue du rêve chimique. Une narco-divinité ?

Un épisode édifiant vous éclairera. En Belgique, le maire nationaliste d’Anvers (Bart de Wever) avait décidé il y a quelques mois de radier les djihadistes de sa ville des registres de la population et de supprimer le revenu d’insertion (une aide sociale variant de 820 à 1050 € par mois) à un combattant islamiste profitant de l’assistance publique alors qu’il était en Syrie. Le gouvernement belge et ses composantes socialo-laxistes ont bien évidemment crié à l’illégalité et, bien que le dossier ne soit pas encore au bout de la procédure, il est fort à parier que le djihadiste-assisté perçoive son aide en dépit du bon sens. Quant à la radiation des registres, elle est illégale du fait que nos djihadistes reviennent au pays après les combats. D’ici que Qatar airways fournisse des vols charters Bruxelles-Damas ou Paris-Alep…

Nairobi : l’internationale islamiste

L’actualité des derniers jours fut monopolisée par ce nouveau massacre dans un centre commercial de Nairobi par des terroristes somaliens « Shebab » : 62 morts, plus de 200 blessés avec des exécutions de pauvres gens qui avaient le malheur de ne pas pouvoir réciter le Coran. La Chaîne ABC parle de deux ou trois américains d’origine somalienne ou arabe âgés de moins de 20 ans originaires du Minnesota. Le Daily mail fait état d’une Britannique liée à Samantha Lewthwaite, surnommée la « Veuve blanche », qui serait l’éminence grise de cette prise d’otage. Lewthwaite ayant rencontré à 17 ans sur internet son futur mari ; un Britannique d’origine immigrée qui la convertira à l’islamisme fanatique. Quatre ans plus tard, celui-ci se fera exploser dans le métro londonien, tuant à lui seul 26 innocents.

Quant à sa veuve, elle se remariera à Habib Ghani : un banlieusard britannique islamiste du même acabit.

Une source israélienne (Israël Flash) cite les noms des terroristes et leur origine : 3 Londoniens, un Finlandais, un Hollandais, un Suédois, un Canadien, 6 Américains, 2 Syriens, 1 Russe du Daghestan et seulement 2 Somaliens et un Kényan.

Les islamistes rainbow warriors

L’Occident et sa politique de perte des valeurs culturelles et traditionnelles au profit du « multi culti arc-en-ciel » n’a que ce qu’il mérite ; il est en quelque sorte le chef d’orchestre de ce bal des paumés et des déculturés. L’Islam n’est qu’une façade … Rien de religieux chez ces apprentis terroristes qui découvrent le monde musulman à travers des prédicateurs de banlieues ou des vidéos délirantes sur internet, quand ce n’est pas dans les prisons devenues bien souvent des lieux de prosélytisme.

Concluons avec ces deux jeunes français : Jean-Daniel et Nicolas (un toxicomane en rupture avec la société selon son père) qui, en juillet dernier, devant leur webcam posant avec une kalachnikov dans une main et le Coran dans l’autre, appelaient François Hollande à se convertir à l’Islam « pour sauver son âme du feu de l’Enfer ».

Un mois plus tard, Jean-Daniel se faisait abattre par l’armée syrienne et Nicolas se remet de ses problèmes de drogue en Syrie où il sert sans doute de bonne à tout faire à des mercenaires financés par les sponsors du Golfe. N’est pas héros qui veut …

Olivier Berlanda

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