Afrique. La France rattrapée par son passé Génocidaire

France génocidaire

Il y a  60 ans au Cameroun et 20 ans au Rwanda

De plus en plus, le passé des actes criminels et génocidaires perpétrés par la France en Afrique, comme des immondices jetés  à la mer, remontent à la surface; et ce grâce au travail  de mémoire que les  Africains ont décidé de révéler à la face du monde.

A cet effet, la commémoration du 20ème anniversaire du Génocide au Rwanda (1994-2014) est venue rappeler aux Africains et au Monde entier, le rôle actif  joué par la France dans ce plus grand  génocide de masse de la fin du  20ème siècle ; mais également  d’autres génocides et exterminations perpétrés par cette même France dans d’autres régions  en Afrique et  notamment  au Cameroun.

Aussi, au-delà du cas spécifique rwandais, c’est toute la problématique de la politique nazie de la France sur le Continent noir qui est portée sur la place publique. Et  ce, au travers  d’innombrables crimes  maculés de sang, d’empoisonnements de nationalistes africains à l’exemple du  cas du Président de l’Union des Populations du Cameroun(UPC), Dr Félix  Roland Moumié empoisonné au thallium  dans un restaurant à Genève par  un agent des Services  Secrets français, Mr Betchel qui, pour commettre son odieux crime, s’était déguisé en journaliste. Sans oublier des éliminations des leaders  africains, froidement abattus ou tués  dans de  mystérieux  accidents d’avions savamment maquillés(à  l’instar Mr Barthélémy Boganda, premier Président  de la Centrafrique ou de  Sylvanus Olympio  au Togo.

Si le cas rwandais reste vivace et présent dans la conscience collective des Africains, c’est que  le sang versé, comme un fleuve, n’arrive pas à se coaguler  deux décennies après ce génocide. C’est l’occasion  de redire  que  la France, de par ses agissements est l’ennemie  de notre Continent et par conséquent  doit  laisser  l’Afrique tranquille. Aucune Organisation  Internationale n’a donné de Titre Foncier à la France  lui autorisant d’être présente sur tous les théâtres africains. La perception et le profond  sentiment  que les Africains ont désormais de ce pays est qu’il  constitue le CANCER du Continent  africain.

Le génocide rwandais nous fait revivre celui perpétré cinquante ans plus tôt au Cameroun  en Sanaga Maritime en pays Bassa (Edéa, Eséka-Boumnyébél, Ngambe), mais également à l’Ouest : dans le Haut-Nkam (Bafang), dans le Ndé (Banganté), la Mifi (Bafoussam)…etc. Un travail de mémoire en cours de finalisation  sur fond de témoignage des derniers survivants  est en voie d’être numérisé avec des photos qui accablent la France, montrant des fosses communes de civils et  de nationalistes camerounais  enterrés vivants à Môm dans l’Arrondissement de Dibang (Département du Nyong et Kellé).

Des preuves irréfutables  montrent que c’est au  napalm que furent exterminées ces populations et les auteurs de ces crimes contre l’Humanité  sont connus. Ces génocidaires sont : Roland Pré, Lamberton, Rolin, Marcel  Bigeard, Pierre Messmer,  Courte Cuisse  qui rasa au napalm une douzaine de villages dans la subdivision de Ngambe (en zone Babimbi en Sanaga Maritime.

C’est ce passé criminel et génocidaire  de la France  en Afrique  qui, plus  présent  que jamais dans  la conscience collective des Africains, constitue  le soubassement conceptuel et doctrinal   du  sentiment profondément  anti français observable sur le Continent noir. C’est de là que prend corps l’initiative  d« ’UNE GREVE  MORALE  CONTRE LA PRESENCE FRANCAISE SOUS TOUTES SES FORMES EN AFRIQUE ». Les Africains ne veulent plus  de ces gens chez eux : vecteurs de  guerres et de l’homosexualité sur le Continent noir, les Français doivent tirer les conséquences de leur funeste politique en Afrique et quitter ce Continent. C’est ce Combat que notre génération  a décidé d’engager.
 
Au cours de la  commémoration  du 20ème  anniversaire du génocide rwandais, les autorités de Kigali, preuves  à l’appui ont  démontré  la participation  de l’Armée française  dans les massacres. D’où l’agitation observée au sein de la classe politique  française toutes tendances confondue (Gauche/Droite) .Comme d’habitude et  toute  honte bue, le Gouvernement français  a sorti son éternelle  artillerie lourde : RFI France 24, TV5 pour stigmatiser le Président Paul Kagame. Ces instruments d’influence et de domination à partir desquels, la France  envoûte les consciences africaines ont fait le reste. C’est l’occasion de  saluer l’avènement de la chaîne de télévision Panafricaine  AFRIQUE MEDIA TV sur le paysage médiatique audiovisuel  africain. Une Chaîne de référence sur la vraie histoire de l’Afrique.

Cette classe politique française avec à sa tête le faucon de l’UMP et Maire de Bordeaux, Alain Juppé, dont les mains maculées du sang des Africains  depuis des années déjà, pas seulement au Rwanda, mais également récemment en Côte d’Ivoire est venu donner des leçons au Président rwandais. Lui qui, impliqué dans les affaires de corruption  et des emplois fictifs il y a quelques années, puis  mis en examen  a été contraint d’abandonner son poste ministériel sous l’ère Chirac. Nostalgique du Gaullisme colonial d’une France  décadente, presque au bord du gouffre, Mr Juppé a osé insulter le Chef d’Etat  Paul Kagamé en de termes indignes d’un homme qui nourrit des ambitions présidentielles. Une injure qui a été reprise par ses caisses de résonance, RFI et France 24.Cette pitoyable sortie médiatique montre la fébrilité d’une classe politique  guidée  par des vieux clichés sur une Afrique qui bouge et qui regarde désormais  vers d’autres horizons.

En effet, chaque fois qu’il s’agit des crimes et de génocides perpétré par la France en Afrique, les autorités  de ce pays réagissent avec condescendance et mépris en déclarant comme Mr Laurent Fabius  l’a fait récemment : « pour les massacres présumés de la France au Cameroun dans les années 50, il revient aux Historiens d’établir  la vérité ». Mais de quels Historiens  ce  Monsieur parle-t-il ?

Regardez avec quelles  émotions et amertume ces Français se trouvent quand ils se rappellent ou commémorent les deux Grandes  guerres (1914/1918 et1939/1945), quand ils évoquent les atrocités et les souffrances que le 3ème Reich  Allemand a infligées au peuple français. Le  STO (Service du Travail Obligatoire), les déportations, les camps de concentration, tous ces événements restent des traumatismes toujours vivaces et imprescriptibles  dans la mentalité collective des Français. Mais c’est les crimes et génocides commis par cette même France en Afrique qu’elle  somme aux Africains d’oublier en lui imposant des manuels scolaires dans lesquels  nos héros et combattants de la liberté sont présentés comme des maquisards et de vulgaires délinquants pour avoir osé porter atteinte à l’ordre  colonial et néocolonial. Le cas du Pr Laurent Gbagbo  qui est déporté à la Haye sur instruction de Sarkozy  pour avoir osé  dire non à l’impérialisme étouffant et inhibant  d’une France en pleine  décrépitude morale et éthique en est l’illustration la plus récente.

Simple puissance régionale aux dimensions de l’Europe, (malgré ses prétentions planétaires), cet Etat d’à peine 65millons d’habitants, constitué en grande partie  d’une population vieillissante et désormais homosexuelle, la France  n’a d’audience sur la scène internationale que grâce  à sa mainmise sur l’Afrique, sur ses ressources minières, naturelles et énergétiques. C’est  cette  France qui, au-delà des apparences et des mensonges savamment entretenus qui a le plus besoin de l’Afrique ; c’est elle qui vit aux dépends du Continent noir et non le contraire. C’est bien la raison de toutes les gesticulations observées autour des Sommets France/Afrique ou ceux de la Francophonie qui  continuent de masquer la décadence de ce pays  en entretenant l’illusion d’une puissance qu’elle n’a pas.

La rhétorique de l’Aide au Développement  et ses effets d’annonce en Afrique ne trompent plus personne. Cette  éternelle   aide pour l’Afrique, dont  les dirigeants  français  se gargarisent à longueur de journée sur les medias, dans une France en butte elle-même à d’énormes difficultés économiques, sociales et financières sur fond d’une pauvreté  sans cesse envahissante  est un  paradoxe et une curiosité.

D’où la nécessité d’exposer dans un proche avenir les mécanismes qui sous-tendent cette politique d’Aide. Bâtir la prospérité sur le pillage et l’arnaque planifiée, ou sur l’embastillement des Africains  au travers des Institutions établies il y a 70 ans(le 06 février 1944) lors, de la Conférence de Brazzaville, réactualisée décembre en 2013 par le fameux Rapport Védrine, telle est la véritable politique africaine de la France que les Africains de l’Est comme à l’Ouest dénoncent, rejettent  et extériorisent  par le sentiment anti français qui se développe en ce moment sur le Continent africain.

Armand Roger Biloa  Mballe
Pour  Le Sphinx Hebdo

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