Yves Michel Fotso doit Remercier Patrice Nganang, le Concierge de la République.

 
L'arrestation de Yves Michel Fotso fut une action commandée exclusivement au profit de la France. Sa libération circonstancielle, en ce moment précis, est l'action de son excellence Chantal Biya dans le but de solliciter l'aide du père Victor Fotso dans le renflouement des caisses du régime en devises étrangères. Cette dernière aurait été illuminée par les clarifications du concierge de la république qui leur a rappelé la puissance de la tontine. Yves Michel Fotso devra remercier Patrice Nganang.

À propos de cette libération de Yves Michel Fotso, le journal Jeune Afrique, comme à son habitude donne des informations qu'il faut décrypter, ce qui est facile à faire en les considérant avec une lentille anti françAfrique. Le journal indique que « Paul Biya, en personne, a donné son aval à cette évacuation sanitaire à la demande de Victor Fotso, son grand ami intime avec qui il entretient des relations très « très » fortes. Le Journal précise que «Le président redoutait que la dégradation de l'état de santé du prisonnier ne provoque des remous au sein de la communauté bamiléké, à laquelle appartiennent les Fotso».
Pour mieux comprendre comment Paul Biya s'est souvenu par miracle que le fils de son unique ami intime était en prison depuis près de 9 ans, il faut analyser point par point tous les évènements qui entourent les circonstances de l'arrestation et la libération de ce brillant capitaine de l'industrie Camerounaise.

Qui est Yves Michel Fotso ?
Yves Michel Fotso est le fils de Victor Fotso, le milliardaire Camerounais, grand ami intime (nous dit-on) de Paul Biya. En outre, Yves Michel Fotso a longtemps été proche de Franck Biya, le fils du président. En 1999, il devient Vice-président exécutif du groupe Fotso, puis Administrateur Directeur Général de Camair entre 2000 et 2003. En 2006, il devient président de Capital Financial Holdings (groupe Commercial Bank). Pour être bref, avant son arrestation en 2010, Yves Michel Fotso est l'un des meilleurs gestionnaires et le deuxième employeur du Cameroun après l'état si ce n'était pas le premier.

Qui avait commandé son arrestation et pourquoi ?
C'est donc ce Camerounais qui est en train de renforcer la structure de l'industrie et l'économie camerounaise que réclame la France pour une simple raison. Le Cameroun c'est la chose de la France et nul n'a le droit d'y prospérer ou d'y innover, et surtout quand cela impacte les intérêts de la France. Pour mémoire, les performances de la Camair sous Yves Michel Fotso ont faillir faire sombrer Air France.
Et à la surprise générale, le régime de Yaoundé va accéder à la demande de la France et cela pour plusieurs raisons :
–    Biya tenait à montrer qu'il est toujours le meilleur élève (caniche) de la France.
–    Le régime y voyait une belle occasion pour spolier ce richissime entrepreneur
–    Dans un relent tribal, le régime comptait par cet acte envoyer un message très fort à toute la communauté Bamiléké du Cameroun. Si Yves Michel Fotso est Frappé, alors aucun Bamiléké n'est à l'abri.
En 2008, Yves Michel Fotso est poursuivi pour l'achat inabouti de l'avion présidentiel BBJ-2, dans lequel il a failli mourir en compagnie de son père de président, Paul Biya. Et le 1er décembre 2010 survient son arrestation et sa mise en détention.
La Famille Fotso sait très bien que Paul Biya n'était pas le décideur de cette arrestation, comme des autres arrestations d'ailleurs, de Ernest Ouandje jusqu'à Maurice Kamto. C'est pour cette raison que Yves Michel Fotso, son père Victor Fotso et même Shanda Tonme, magnifient «le geste du Président de la République » qui a bravé les décisions de la France.

Qui a décidé de sa libération et pourquoi maintenant?
Comme nous l'avons déjà dit, la France ordonne et le régime Biya exécute. La France n'a pas donné l'ordre de libérer Yves Michel Fotso. Le régime de Yaoundé a une fois de plus, dans un acte de fourberie, convaincu la France que ce n'était pas une vraie libération car le mal était fait. Et c'est ce qui transparait dans les lettres de remerciement des Fotso «  MON PERE Paul BIYA m´a Sauvé la vie » Entendez sauver des griffes de la France, et pour combien de temps. En tout cas il n'est pas allé en France mais au Maroc. En fait, le décideur de cette libération est sans aucun doute Chantal Biya, délégation de signature oblige et de toute façon c'est elle qui tient la main du président. La preuve de cette affirmation se trouve dans la lettre de remerciement de Victor Fotso qui appelle la responsable de la décision son Excellence Chantal Biya.
L'autre question concerne aussi le timing. Pourquoi maintenant ? La réponse est simple. Le régime est en difficulté, doublé d'une grave crise de déficit en devises qui plombe la vie dépensière au palais du créateur.

Deux facteurs expliquent donc cette libération ?

1-    la crise des devises
Les dépenses du Prince, les détournements et l'évasion des devises ont profondément plombé le financement des projets des grandes ambitions. La crise des devises est profonde car les thuriféraires du régime refusent de renflouer les caisses,  les entreprises Françaises qui dominent l'économie Camerounaise refusent également de participer et les raquets de toutes sortes qui s'opèrent aujourd'hui au Cameroun ne colmatent pas le gap. Il ne reste plus qu'à convaincre les entrepreneurs bamilékés à rapatrier leur avoirs de l'étranger vers le Cameroun. Comme le régime ne sait pas dialoguer, ils ont fait appel au gouverneur de la BEAC, Abbas Mahamat Tolli gouverneur de la BEAC pour faire pression sur ces entrepreneurs mais la manœuvre n'a pas marché, c'est pourquoi, le régime s'est retourné vers le doyen Victor Fotso pour solliciter son aide avec comme compensation la libération de son fils.

2-    Les clarifications de Patrice Nganang, le concierge de la république.
L'action salutaire du concierge de la république est la force motrice qui a clarifié les  conditions de  cette « libération ». Patrice Nganang, contrairement à ce que veut laisser croire le régime, est le Camerounais qui connait le mieux les différentes dimensions des drames qui se nouent au Cameroun. Il est le premier Camerounais de la diaspora à rappeler à qui voulait l'écouter que le combat qui se passe dans le NOSO est une guerre d'indépendance et de libération du Cameroun, qui oppose le peuple Camerounais à la France, représenté par le régime de Yaoundé et sa milice génocidaire. C'est dans cette opération magistrale de démonstration de ces génocides qu'il a amené le régime tyrannique à comprendre la puissance politique et financière du peuple Camerounais qu'il vaudrait mieux éviter de vouloir ou même d'imaginer de génocider. C'est cette prise de conscience du régime que le journal Jeune Afrique a indiqué en soulignant que «Le président redoutait que la dégradation de l'état de santé du prisonnier ne provoque des remous au sein de la communauté bamiléké, à laquelle appartiennent les Fotso». Le président a bien compris le message de Patrice Nganang.

L'arrestation de Yves Michel Fotso fut, est et sera une GROSSE BETISE.

Sachant que Yves Michel Fotso est innocent dans cette histoire, sachant qu'il a remboursé les sommes en question (remboursement qu'il regrette d'ailleurs), qu'il a cédé sa résidence de Bandjoun à l'Etat, qu'il est l'ami de Frank Biya, qu'il est le fils de l'ami intime de Paul Biya et enfin sachant que Paul Biya est un Dieu au Cameroun, alors on se demande bien pourquoi il n'a pas été libéré depuis ? « Tout est fait pour me détruire » répétait Yves Michel Fotso. Alors s'il est libéré aujourd'hui, même si c'est un sursis compte tenu de la maladie qu'ils lui ont filée, alors il faut remercier Patrice Nganang, le concierge de la république.

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