MONSIEUR KAMTO (par Benjamin Zebaze)

La décision de Maurice Kamto, le principal leader de l’opposition Camerounaise, de laisser Paul Biya patauger seul dans ses « poubelles » habituelles, est de celles capables de provoquer immédiatement un « orgasme psychique », rien qu’à y penser.

Cette décision, à forte dose de « testostérone », marque un tournant décisif dans la vie politique camerounaise où une bande « d’escrocs politiques » du 5ieme âge , au nom d’une démocratie qui n’en est pas une, se drapent d’une légitimité qui ferait honte à un dictateur nord coréen.

Ma position sur les élections

Depuis le début des « farces électorales » organisées par Paul Biya et ses suppôts, je ne me suis jamais inscrit sur les listes électorales; par conséquent, je n’ai jamais voté.

Convaincu que toute participation au vote dans les conditions actuelles, serait faire le jeu d’un régime qui se sert de ces « petites magouilles », comme un « cache sexe mal ajusté » auprès de la communauté internationale.

Bien sûr que j’étais d’accord avec la participation de l’opposition à la dernière présidentielle. Cela était d’autant plus important qu’on a vu comment la crise post électorale a ruiné le peu de crédit dont pouvait encore jouir le régime agonisant de Paul Biya.

Maurice Kamto a choisi la seule voie possible.

Je ne vais donc pas bouder mon plaisir. Le président du Mrc a choisi la seule voie possible, dans le contexte actuel. Et même si on insiste sur la crise anglophone, plusieurs facteurs militaient pour ce retrait :

1- La crise anglophone, qui rend « de facto » impossible une élection sur environ 20 % de territoire et de la population camerounaise.

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Que penseraient nos frères anglophones si au moment où la zone se meurt, que la famine, la misère, la mort frappent des populations victimes de l’autisme de Chef de L’État, leurs frères francophones se battent pour quelques strapontins ne pouvant aucunement influencer leur avenir ? Avenir entre les mains d’un seul homme, de moins en moins lucide ?

2- Comment le MRC pouvait participer aux élections alors qu’une de ses pièces maitresses, le vice président Mota est « pris en otage » par le régime, juste pour ne pas gêner ses hideux « complices » dans la Région de l’Extrême nord ?

3- La loi électorale, le cheval de bataille du MRC n’ayant pas évolué, pourquoi aller au « casse pipe » en connaissance de cause ?

Même les soviétiques n’avaient osé un tel système électoral. Les choses y étaient plus simples et claires : tout pour le parti unique et inique.

4- Même doté d’un optimisme béat, que peut l’opposition quant elle ne peut tenir le moindre meeting, la moindre conférence de presse ? Quand elle est interdite de cité dans le Sud du pays et une partie du Centre ?

Et si par extraordinaire, on trouve mes arguments fallacieux, comment participer à une élection avec un minimum d’optimisme, lorsque l’administration choisit à la base les candidats, en éliminant les plus valeureux sous prétexte de dossiers non complets ?

C’est pour cela que la décision de Maurice Kamto est jouissive ; d’autant plus qu’au sein de son propre parti, des individus douteux voulaient y implanter les méthodes du Rdpc, en s’agitant dans tous les sens, comme des bonnes dames qui découvrent la puberté après 60 ans.

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Maintenant, l’heure est à l’organisation de l’opposition. A son implantation sur tout le territoire national; surtout sa mise au travail en vue de se constituer un « corpus » idéologique fort.

La démarche malhabile de Paul Biya l’autre jour au palais présidentiel français, permet de nombreux espoirs. Elle montre clairement qu’une nouvelle élection présidentielle peut survenir à tout instant.

Tout candidat qui ne sera pas prêt n’aura aucune excuse à présenter.

Benjamin Zebaze.

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