CHAN 2020 : Le Mystère S’épaissit: Seul le Stade de Douala est opérationnel mais pour d’autres raisons.

Il ne fait plus aucun doute que le Cameroun ne pourra pas organiser la CAN 2021 car même si nous savons avec précision ce qu’il faut faire, le régime néocolonial de Yaoundé est tout simplement incapable d’implémenter la moindre de ces mesures. C’est donc naturel que les Camerounais, dépités, se mettent à regarder le CHAN 2020 comme l’âne qu’il faut chevaucher à défaut du cheval que constitue la CAN. La réalité, et il faut que nous nous disions les vérités en face, c’est que le Cameroun ne pourra pas organiser le CHAN 2020 selon les normes de la FIFA ou de la CAF.

Le régime colonial de Yaoundé, en grands experts de la gestion du chaos, sait avec exactitude que cela ne serait pas possible, c’est l’une des raisons pour lesquelles il organise un double scrutin que l’on qualifie de volcan social, quelques semaines avant le CHAN. Un scrutin dont l’éruption qui s’en suivra ne pourra même pas laisser penser à une possibilité d’organiser une petite compétition dans le pays. Le régime des fainéants de Yaoundé prépare en fait l’argument suprême pour justifier son incapacité à organiser le CHAN. Une culbute qu’il avait déjà utilisée avec la guerre dans le NOSO pour justifier le retrait de la CAN 2019.

Bon ! Ne nous égarons pas. Ce qui nous intéresse ici c’est de montrer que nous ne pouvons pas organiser le CHAN non pas simplement parce que nous sommes en guerre, en conflit politique et à genoux économiquement mais surtout parce que nous n’avons pas d’infrastructures et la paix. Nous allons voir comment nous sommes passés d’une compétition qui devait se dérouler dans 6 régions à une compétition qui se résume a une seule région et d’une vingtaine de stades a un seul stade (celui de la réunificationà Douala).

20 Septembre 2018 :

Le Cameroun devait avoir terminé les six stades de compétition dans les 6 régions, pour gérer les match des groupes préliminaires A, B, C, D, E, F, G, avec une vingtaine d’autres stades pour les entrainements. Il s’agissait des stades de :

  • Japoma, à Douala dans le littoral.
  • Olembe, à Yaoundé dans le Centre
  • Limbe, à Limbe dans le Sud-ouest
  • Omnisport de Bafoussm, à Bafoussam, dans l’Ouest
  • Roumdé Adjia, à Garoua dans le Nord
  • Ahmadou Ahidjo, à Yaoundé dans le Centre

Bref, le Cameroun s’apprêtait à offrir au monde entier une fête qui devait s’imprégner de toutes les couleurs du Cameroun. Une envie qui s’est évaporée au fil des semaines.

16 Mars 2019 :

Les six stades que les maitres corbeaux ont promis n’étaient toujours pas finis. Apres le glissement politique légendaire que la corruption (communément appelé gombo au Cameroun pour ses propriétés gluantes) de certains agents extérieurs et intérieurs a entrainé, les Camerounais s’attendaient à un sursaut d’orgueil. Les différents chantiers ont été mis tout simplement à l’arrêt. Même les animaux ont déserté le stade d’Olembé.

C’est à cette date que les Camerounais ont vraiment cru que la FIFA et la CAF devaient se rendre compte qu’ils ont à faire à de véritables monstres. Mais la FIFA et la CAF vont poursuivre leur expérience car comme le disait le président Laurent Gbagbo, il faut aller jusqu’au bout. Et ça va chier dans les culottes ! Pardon je m’excuse.

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Septembre 2019 :

Acculés par des retards et le manque d’informations suite à l’interdiction des stades aux journalistes, la FIFA et la CAF, moyennant un peu de Gombo vont envisager de repousser la date de la compétition. Ce qui va être fait plus tard en Novembre. Le comité local d’organisation du CHAN va alors dévoiler le nom des 4 stades retenus pour la compétition :

  • Le stade de Japoma à Douala d’une capacité de 50 000 places. Il devrait accueillir la finale de la compétition.
  • le stade mythique Ahmadou Ahidjo, a Yaoundé pour le match d’ouverture
  • le stade RoumdeAdjia de Garoua
  • la Stade Kuekong de Bafoussam

Et sans surprise, le compte n’y était pas. Le CHAN 2020 qui avait été attribué au pays des Lions indomptables en vue de servir de préparation pour la CAN 2021 dans le pays, ne verra donc pas à l’essai les grands stades  du renouveau. Nous sommes passés de 6 régionsà 4 régions, et de 6 stades à 3 stades car celui de Bafoussam est un stade d’entrainement.

Fin Octobre 2019 :

Changement de carte à nouveau. La voix du comité local d’organisation du CHAN ne peut plus suffire pour masquer la débandade apparente et le ministre des Sport M Kombi Mouelle, l’un des grands gardiens de la souveraineté du Cameroun va lui-même monter au créneau pour annoncer les choix des stades pour la compétition, non pas selon la volonté des Camerounais mais selon les propositions de la CAF. Ah ! Souveraineté quand tu nous tiens :

  • Le stade Omnisports de Yaoundé dans la Capitale politique ;
  • Le Complexe sportif de Japoma et le stade Omnisports de Bépanda dans la grande métropole économique de Douala et ;
  • Le site de Limbe / Buea dans la région du Sud-Ouest.

Faisons un peu les comptes. Nous sommes passé de 3 régionsà 3 autres régions et le Grand Nord et l’Ouest  n’existent plus, ils auraient voté pour le bon  président  aux dernières élections. On resteà 3 stades car on assiste au retour du stade mythique Omnisport de Douala, Limbe n’étant mentionné que comme un site car on ne sait pas très bien où les matchs auront lieux dans le Sud-Ouest.

Novembre 2019 :

Les doutes sur l’incapacité ou l’impossibilité du Cameroun à organiser un CHAN (même au rabais bien entendu) s’accumulent et ne sont plus dissimulables. Mr Kombi vient de décapiter le comité local d’organisation, pour engranger plus d’arguments de la défaite cuisante annoncée : Oui nous n’avons pas pu parce que le nouveau comité n’avait pas eu le temps de mettre les choses en place. Ah! C’est dommage.

La réalité est que le régime ne souhaite même plus organiser la compétition car d’après le sérail, soutenu par les agents secrets de Paris, la révolution va partir des stades. Une conspiration que le MRC a déjà bien planifiée. C’est pour cela que le régime n’envisage pas la finale de la compétition Yaoundé mais à Japoma. Avec cette nouvelle donne, les critères se renforcent et de la liste de Mouelle Kombi, le seul stade qui reste en lice est le mythique Omnisport de Douala car :

  • Yaoundé est donc exclu pour risque de coup d’état insurrectionnel. Même le championnat Camerounais qui a recommencé récemment est un danger pour le régime. Car, nous dit-on, l’ouragan qui va renverser le régime partira du stade. A ce jeu-là le régime donne raison au général Semengue, qui, en bon stratège, avait vu le coup venir et avait pris sur lui de bloquer le championnat de la ligue.
  • Japoma est également exclu car Japoma n’est absolument pas accessible et en plus, sa jeune population n’a pas l’expérience de la gestion des crises comme celle de Douala.
  • Le site de Limbe / Buea dans la région du Sud-Ouest, est le plus emblématique de la tactique du régime pour justifier son échec. Franchement, la CAF envisage vraiment jouer la compétition dans le Sud-Ouest en utilisant les têtes de nos militaires et de nos compatriotes comme ballon ? C’est vrai ! Une tête est ronde mais quand même ! Ne parlons pas des spectateurs car le BIR ne peut pas escorter des spectateurs refugié de Douala, Bafoussam, Dschang pour aller assister à des match dans un stade hypothétique.
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Pourquoi le Stade Omnisport de Douala est le seul qui fait le poids ?

Douala est le seul site qui peut répondre aux défis lancés par le régime, la CAF et la FIFA, non pas parce que cette ville a toutes les infrastructures adéquates pour un tel évènement mais plutôt parce que la ville de Douala, cosmopolite, a accumulé des aptitudes inimaginables à cause de sa très longue expérience de ville côtière et frondeuse. Ainsi :

  • Les habitants de Douala peuvent, en très peu de temps vous acheminer un malade, ou un accidenté, dans un hôpital, sans brancards, sans ambulance, avec le moins de dégâts collatéraux…
  • Les médecins des hôpitaux de Douala peuvent vous amputer de votre jambe avec une précision appropriée malgré vos cris qui les laisseront imperturbables face à sa mission de vous sauver la vie.
  • A Douala, les opérateurs du transport public (c’est comme ça qu’on appelle gentiment les taximen et les moto-taximen galéjeurs de la ville) peuvent vous acheminer à temps au stade en pleine inondation, on ne sait pas comment, pour ne pas manquer votre match. C’est extraordinaire ! Á Douala, on dit que les motos volent et les taxis nagent.
  • Pas besoin de traducteurs à Douala car ici, vous trouverez le malien du coin, le Sud-Africain de service, le refugiés Centrafricain, le rebelle Tchadien, le jet setters Equato-guinéen, bref, pas besoin de 500 traducteurs ici car les étrangers qui vont arriver se sentiront très vite à la maison.
  • Une épidémie de cholera se règle ici sans l’intervention des casques bleus de l’ONU ou de médecins sans frontières. Ici, à Douala, quelques bières suffisent pour vous réhydrater et vous remettre sur vos jambes, reléguant cette maladie jalouse  aux oubliettes des mauvais souvenirs. Ce traitement est tellement violent qu’Ebola éviterait soigneusement la ville depuis des décennies.

On va s’arrêter là pour dire que si la CAF et la FIFA, en soutien ou contre le régime de Yaoundé, insistent pour organiser une fête de football dans un pays en guerre et en deuil, avec pour bonus une cuvée de choléra pour tous les supporters Africains et internationaux, alors ils sont les bienvenus à Douala. Douala va leur démontrer le fameux « Impossible n’est pas Camerounais ». A condition que d’ici là, la guerre du NOSO n’ait pas débordé sur la province du littoral ou que Douala n’ait pas engagé elle aussi une guerre de sécession. Sous la direction éclairée de Elimbi Lobé. Une petite précaution ou précision qui vaut la peine.

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