Deux Anglophones Soufflent sur Yaoundé : Dion Nguté Rassure et Atanga Nji Débloque

A regarder de très près le petit manège qui se passe à Yaoundé et dans le Centre Sud, on se demande si un duo d’Anglophones n’est pas en train de faire la loi à Yaoundé. Une situation qui ne serait pas étrangère à ce qui se passe dans le Nord-Ouest et le Sud-Ouest du Cameroun dont sont originaires Dion Nguté et Atanga Nji, car c’est bien de ces deux personnages qu’il s’agit. Le premier, plus serein et plein de tacts est aux antipodes du second qui est plutôt bouillant et flamboyant. Mais les deux forment peut être un duo de mousquetaires qui ne s’affichent jamais ensemble en public mais dont les actions, ont le mérite de reléguer les fausses élites du centre Sud à un ordre de soumission. Essayons d’illustrer nos propos par quelques exemples.

Dion Nguté va:

  • Interdire aux différents ministres de la république des voyages à l’étranger. Une décision qui les met à l’abris de la BAS mais qui est considérée par les élites du Sud et du centre comme discriminatoire car c’est eux qui avaient l’habitude d’aller dépenser l’argent du Cameroun dans les boutiques de Paris.
  • descendre aux NOSO pour annoncer aux Camerounais Anglophones qu’il y aura un dialogue pour mettre fin  à la salle guerre alors que toutes les élites du Sud et du RDPC ne juraient que par l’éradication des Anglophones sur les plateaux de télévision. Fini donc la période où c’est Famé Ndongo qui, jouant au premier ministre et ministre de l’intérieur en même temps, descendait aux NOSO pour enflammer la situation. Aujourd’hui cette pauvre créature est reléguée aux fonctions d’animateurs des accueils du chef de l’état lors des retours de ses séjours privés. Même s’il semblait se plaire dans ce rôle, nous apprenons qu’il s’ennuie un peu car le présidents n’est sorti que deux fois depuis le holdup.
  • Organiser personnellement le dialogue à Yaoundé, avec une gestion exclusive des fond de corruption de la cause. Du jamais vu dans le sérail. Les Ndongo, Owona, Guinni, Nvondo etc, après avoir combattu l’idée du dialogue, seront relégués aux rangs des figurants de la soirée de Gala. Un rôle qu’il vont quand même apprécier car la fête est sacrée.
  • Lancer la collecte des fonds pour la reconstruction du NOSO. Une opération qu’il compte superviser personnellement, c’est-à-dire à l’abris des supers vautours et détourneurs du régime qui pullulent à Yaoundé. Il ne souhaite pas voir une opération similaire à la CAN.
  • Etc

Atanga Nji, quant à lui, un peu plus bouillonnant, inspiré par la panoplie des mesures répressives dont l’a doté son mentor, Paul Biya, pour mater les membres du MRC, va en profiter pour brutaliser à sa manière les populations du Sud :

  • Les dignes fils du Centre et du Sud sont dorénavant interdits de s’interroger sur la misère de leurs concitoyens de la région et même d’autres régions. Il leurs est même interdit de se rendre dans leur village natal ou même d’y organiser la moindre cérémonie publique ou privée. C’est du jamais vu pour les gens du Sud.
  • Atanga Nji, dans une inspiration qui frôle un complot national, car beaucoup n’admettent pas qu’il soit responsable d’un tel acte vicieux, a officialisé le droit absolu à la jeunesse su Sud (on peut citer les cas de Sangmélima et de Ebolowa) d’exprimer sa barbarie et sa violence, avec pour prime suprême de conciliation le métier de Mototaxi. Une liberté d’action qui aurait envoyé aux oubliettes les petits écarts de faveur qu’accordait aux jeunes du Sud l’ancien ministre Mebe Ngo.
  • Atanga Nji, toujours sous couvert de massacrer le MRC, avait déjà fait arrêter et emprisonner ce chef Béti très respecté par ses sujets, dans les conditions qui ont laissé sans voix l´ensemble des peuples du Sud. Je me souviens toujours du commentaire d´une ménagère au marché de Bankomo le jour de l´arrestation de Sa Majesté Biloa Effa. Elle s’était juste interrogée : « Mais où allons-nous avec tout ça, comme ça ? ». 
  • Le dernier acte en date est le plus spectaculaire car le Vendredi 06 décembre 2019, sa Majesté Paul Marie Biloa Effa, encore lui, va être destitué de ses fonctions de chef traditionnel de 3ème degré du quartier Messa Nkoba’a par Atanga Nji (celui-là même qui l’avait mis en prison). Autrement dit Mr Atanga Nji, l’anglophone, le repris de justice, vient d’expliquer à tous les notables intègres du Centre et du Sud que c’est lui  qui est désormais le chef de tous les chefs du Centre et du Sud. Je suis estomaqué ! jeeeeuuuuuuuuh, je suis sans voix ! Et je ne suis pas le seul car il semblerait qu’à l’annonce de cette nouvelle, même le « N’nom-Gui » se serait cramponné sur son siège à Etoudi, en s’écriant : « Ekié !, le petit trublion-là n’y va pas de mains mortes ».
  • Etc…

Au vue de tous ces faits mentionnés ci-dessus et connaissant le massacre et le génocide que le régime  de Yaoundé est en train d’opérer dans le Nord-Ouest et Sud-ouest, on peut déduire que ce duo est dans une mission commandée à double tranchants. Leur actions, bien que incomparables et plutôt opposées, ne peut s’interpréter que selon deux angles d’un même prisme

  • Ils agiraient pour accorder une caution morale à l’action des génocidaires dans le NOSO du régime. Autrement dit ce sont ces deux Anglophones qui sont aux commandes dans le massacre des anglophones.
  • Parallèlement, Ils agiraient plutôt dans une mission connexe, vengeresse, pour faire payer aux génocidaires leur arrogance et leur cynisme, au point de mettre le Centre-Sud dans une position de quasi-sécessionnisme.

Bref, si le numéro 1 des ministres, Mr Nguté, agit avec tout le tact et le respect d’un républicain convaincu, ce que beaucoup de Camerounais apprécient d’ailleurs, le Minat quant à lui, flanqué de sa réputation d’enfant terrible du gouvernement, méprise carrément les Ekang (bulu, Ewondo et Beti) en marchant sur les principes traditionnelles de ces régions. Ce ministre qui ne s’occupe exclusivement que des élections s’est mis en tête, sous prétexte de mater le MRC, de considérer le Centre-Sud comme une bande de sauvages sans traditions, sans hiérarchie et sans organisation qu’il peut manipuler ou ridiculiser à sa guise en leur octroyant des droits à la barbarie .Finalement, si nous encourageons  avec beaucoup de ferveur les actions du numéro 1 des Ministres, Mr Nguté, il est absolument impératif d’arrêter les manœuvres de ce trublion de Minat Anglophone qui est en train d’insuffler un poison très dangereux dans le Centre Sud. Et je suis très heureux de constater qu’il y a quand même unanimité dans la condamnation de ce minable Minat et je le suis particulièrement parce que les dignes fils du Sud sont vraiment en première ligne dans cette dénonciation. Je ne vais pas revenir sur les légendaires coups de gueule de Mr Ango qui a cette capacité naturelle d’indignation qu’on lui connait pour décrire ces situations surréalistes mais je préfère m’arrêter sur cette réflexion de Dieudonné Essomba car l’heure est grave : « C’est la preuve que, comme on le dit, « on a mangé la patate crue parce qu’elle s’est laissée manger. On ne peut pas manger le macabo ! » ».

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