Après “la mort” de Me Sylvain SOUOP, être pro-Kamto, un risque décidément très mortel au Cameroun ? (Cameroonvoice)

Trouver la mort là où justement l’on est en droit d’attendre la vie, l’hôpital, être tué par ceux-là mêmes qui ont mission de vous donner la vie, le médecin et l’infirmier, ce n’est pas extraordinaire au Cameroun. C’est même un écart en train de devenir une norme, à telle enseigne qu’il y a longtemps que l’hôpital est devenu la terreur des Camerounais,  et le personnel soignant des sortes de zombies assoiffés de sang.

Ce ne sont pas Monique Koumatekel et ses jumeaux tués par l’hôpital central de Douala en 2016 qui nous démentiront, ni le médecin Dr Hélène Ngo Kana, tuée de négligence médicale à l’hôpital général de Douala, ou encore Me Sylvain Souop tout souriant en entrant à l’hôpital malgré son bras fracturé pour n’en sortir que les pieds devant.  

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Mais la mort des suites de compromission et d’annulation de l’opération de son bras du fait d’une réaction ou d’un défaut de réaction de  l’anesthésie laisse penser qu’outre le projet d’assassinat des camerounais en marche dans les hôpitaux du Wonderfulkistan, celui du massacre des proches de Maurice Kamto est en pleine phase d’implémentation.  

Lors d’une conférence de presse donnée le 25 novembre dernier à Yaoundé après la décision du Conseil National du MRC de ne pas participer aux prochains scrutins législatifs et municipaux de février 2020, Maurice Kamto révélait déjà l’existence d’un plan pour l’assassiner et assassiner certains de ses alliés et camarades :

« Des informations dignes de foi font état d’un projet d’élimination physique du président élu. Le Pr. Maurice Kamto, de deux alliés, Christian Penda Ekoka et Albert Dzongang. Et de certains cadres du MRC », indiquait-il.

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Il semble que les tueurs à gages aient commencé par celui qui semblait le moins susceptible d’être visé eu égard à son extrême pondération qui faisait qu’il en imposait même hors des rangs du MRC : Me Sylvain Souop. Cela permettrait de rendre le crime moins visible : qui savait qu’il était sur la route de Bafoussam en provenance de Bafoussam ? D’ailleurs, est-ce qu’il était seul dans sa voiture, si on voulait tuer les gens du MRC, pourquoi n’a-t-on pas aussi fini avec son compagnon de route qui est aussi un avocat et partisan de Kamto ? Est-ce que Yaoundé, pour son cas spécial, a dépêché à Bafoussam un médecin pro-régime pour le convaincre de quitter sa région d’…autochtonie pour aller se faire soigner à Yaoundé ? Qui a le moindre début de preuve que les chirurgiens ont introduit la mort-aux-rats dans l’anesthésique qui lui a été administré (infligé)…?   Allons ! Allons !  Allons!

Après son annonce de novembre Kamto avait ajouté :

« Le MRC, tout en prenant à témoin l’opinion publique nationale de ces menaces, tient à dire aux extrémistes du régime qui sont aussi bien des politiques que des membres du système de sécurité que ces menaces n’ont aucun impact sur sa détermination à offrir une alternative politique aux camerounais ».

Détermination prise très au sérieux par les destinataires de son message ? Peut-être que oui, peut-être que non ! Peut-être que ça a déjà commencé, et que tous ceux qui ont emprunté avec le président élu « le chemin de je m’en fous », vont bientôt se retrouver, les uns après les autres, au village de « si je savais », si cher au ministre de l’administration territoriale, Atanga Nji Peter.

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