L´Appel Ir-ré-sis-ti-ble (!) de Maman Alice Nkom : Tous en Noir le 8 Mars 2020

Il est quasiment impossible de ne pas répondre à l’appel du 8 Mars lancé par nos Grand-mères, Mères, épouses, sœurs et filles du mouvement Stand Up for Cameroun. Nous sommes tous concernés par cet appel, femmes comme hommes, de tous les partis, Camerounais de l’intérieur comme de l’extérieur et même des Africains puisque c’est une journée internationale de la femme.

https://www.facebook.com/StandUp4Cameroon/videos/605188633379858/


Mes frères, s’il vous plait, s’il vous fallait une seule raison pour participer à cet appel de détresse de la femme Camerounaise, je vous dirais que cet appel a pour Marraine Maitre Alice Nkom, cette maman que nous adorons tant. Nous l’adorons pour cette façon de nous parler du Cameroun avec les mots simples, justes et tellement Camerounais qu’on peut l’écouter pendant des heures sans se fatiguer.


Je vous invite au passage à aller regarder sur Youtube une petite vidéo de Maman Alice en plein séance de sport. Une petite merveille ! Cette vidéo résume l’état d’esprit de cette combattante infatigable : On peut y voir qu’elle est en tenue de sport, c’est-à-dire qu’elle n’a aucune intention de lâcher ce combat pour un Cameroun qu’elle espère voir depuis toutes ces années que Dieu lui a données pour nous accompagner. Une des phrases dans cette vidéo, si je me souviens bien, est la suivante : « Quand Paul Biya est arrivé au pouvoir en 1982, nous étions aux anges, nous avions déversé sur lui toute notre confiance et nos espérances, avec la promesse d’un Cameroun rayonnant, mais 38 ans plus tard, cet homme nous a plongés dans l’absurde et l’impasse ».

« Mais qu’avons-nous fait au bon Dieu pour mériter cela ? »

Alors quand Maman Alice, avec les autres femmes, droites, debout auprès des femmes Camerounaises, nous invite à porter le deuil en ce 8 Mars 2020, alors il ne faut pas se dérober car nous sommes véritablement dans le deuil permanent au Cameroun. Elles dénoncent les tueries dont les femmes et les enfants sont victimes tous les jours au Cameroun, et en particulier dans les régions du Nord-Ouest et du Sud-Ouest, depuis le début de la crise anglophone.
Et au-delà, Me Alice Nkom nous invite à envoyer un message fort à l’homme du renouveau et à sa femme, pour leur rappeler qu’il est inacceptable de maltraiter les femmes et les enfants pendant toute l’année et de choisir une seule journée, fut-ce la journée de la femme, pour les narguer au moyen d’une escroquerie de bas étage : Je vous vends des pagnes et en échange je vous accorde un défilé et le droit de vous piquer le nez et le droit à la débauche. Quelle misère ?
« Nous ne pouvons pas rester à ne rien faire alors que la société s’effondre », nous rappelle Me Alice Nkom avant d’ajouter, « Nous devons nous lever et agir ».
Alors, mes chers frères et sœurs, nous n’avons pas d’autre choix que d’accompagner notre Maman avec ses amazones. Dans un pays normal, au-delà de sa passion pour la défense des faibles devant les tribunaux, cette infatigable maman serait certainement en train de raconter joyeusement et affectueusement l’histoire du Cameroun à ses petits-enfants Camerounais dans les salons d’un musée ou d’une maison du peuple. Voyez-vous ? Elle est là, debout, inflexible, à battre le pavé pour notre liberté, comme depuis les premiers jours de sa jeunesse.

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Alors, mes frères et sœurs, rejoignons Me Alice Nkom, Me Tchakounté, Me Michèle Ndoki, Bergeline Doumou et Edith Kah Walla, en portant le noir le 8 Mars. Nous sommes en deuil.

Douala Ngando

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