Cameroun- Enquête-Contre-Crime : Le Programme du Régime de Yaoundé depuis 1982 ?

Mon choix est clair : Je préfère la fin de la guerre à une enquête sur les crimes de l’armée.

Le régime de Yaoundé a parié sur le génocide des Anglophones comme un moyen de se maintenir au pouvoir au Cameroun. Et il n´y est pas allé de mains mortes. Les massacres sont colossaux et le régime, dans une tradition bien établie, n´a pas l´intention de laisser les Camerounais et la communauté internationale évaluer les dégâts. C’est pourquoi le régime ne pourrait pas volontairement arrêter la guerre ou autoriser à toute personne indépendante de se rendre dans le NOSO. Tous ceux qui ont essayé d’évaluer la situation y ont trouvé la mort, sans exception.

Alors, quand cette communauté internationale et le régime de Yaoundé saisissent l’occasion du massacre de Ngarbuh pour se livrer à un match de ping-pong entre 5 morts et 32 morts, nous nous demandons sincèrementà quoi cela rime ?  Que dire alors de tous les autres crimes depuis 1982 ?

Aux dernières nouvelles, cette communauté internationale ne parlerait pas d’un arrêt du génocide mais exigerait plutôt une enquête indépendante conduite par le régime de Yaoundé, sous la très haute instruction d’un chef d’état sourd-muet, invisible et introuvable. Une situation qui nous fait croire que le régime de Yaoundé appliquerait un programme SECRET «Enquête–contre-Crime» en référence au programme OFFICIEL « Pétrole contre Nourriture » que l’ONU avait instauré en Irak, de 1996 à 2003. Comparons :

Irak de Saddam Hussein 1996-2003 : Programme Officiel Pétrole-Contre-Nourriture.

Ce programme visait à satisfaire les besoins humanitaires du peuple irakien après la première guerre du Golfe. Il est mis en place pour réduire les souffrances prolongées du peuple irakien dues aux sanctions économiques mises en place par l’ONU.

Ce programme qui a brassé près de 100 milliards de dollars a été conçu pour permettre à l’Irak de vendre son pétrole et d’acheter en échange de la nourriture, des médicaments et de nombreux services, cela sous la supervision de l’ONU.

Mais, le gouvernement irakien de Saddam Hussein, en collaboration avec des multinationales, avait mis en place un important réseau de corruption pour détourner la totalité (ou une grande partie) des fonds pour continuer à mener une vie de palace.

Les dindons de cette farce ont été bien évidement le peuple Irakien qui en avait bavé durement. Saddam Hussein sera renversé quelque mois plus tard.

Cameroun de Paul Biya 1982-2020 : Programme Non officiel Enquête-Contre-Massacre.

La spécificité du programme non officiel « Fausses Enquêtes contre Vrais Massacres » réside dans le fait qu’au Cameroun, ce programme couvre toutes les formes de crimes. En effet, ce programme vise dans un premier temps à couvrir tous les multiples crimes que le régime Biya a commis contre les populations camerounaises, et les souffrances qu’il leur a infligées depuis le temps. Et dans un deuxième temps, il permet à la communauté internationale de justifier son silence.

Ce programme qui brasse chaque année quasiment le budget du Cameroun (en moyenne 3000 milliards de F.CFA) depuis l’arrivée de Paul Biya au pouvoir, a été conçu pour permettre au régime de Yaoundé de consacrer le budget de l’Etat du Cameroun à la corruption des enquêtes nationales et internationales dans le but de couvrir les crimes du régime, en échange de son maintien au pouvoir et du silence de la communauté internationale.

Mais, le gouvernement camerounais de Paul Biya, en collaboration avec des multinationales a mis en place un important réseau de corruption pour détourner la totalité (ou une grande partie) du budget de la nation pour cette corruption et pour acheter des armes afin de continuer à narguer les Camerounais. Le résultat est stupéfiant : Le pays a reculé sur tous les plans depuis 1982.

Les dindons de cette farce sont bien évidement les Camerounais qui endurent péniblement leurs souffrances et leurs frustrations. Aujourd’hui, au Cameroun, les citoyens ont tous intégré le fait qu’ils peuvent être assassinés par le régime. Leur seul rêve ou  privilège c’est de savoir qu’il y aura une enquête quand ils seront tués par le régime, même s’il n’y aura pas de rapport de cet enquête puisque c’est une fausse enquête. Alors ils demandent le départ de Paul Biya.

Voilà le fameux programme qui permet à Paul Biya depuis près de 38 ans de malmener les Camerounais dans une misère inexplicable teintée d’une humiliation à l’échelle nationale et internationale. La communauté internationale aura du mal à dire qu’elle ignore ce programme car depuis que Paul Biya est arrivé au pouvoir en 1982, la vie au Cameroun est rythmée par une cadence de crimes quasi journalière. Les camerounais n’en peuvent plus et ne savent pas ou mettre la tête. Le Cameroun est devenu un catalogue de crimes de tous genres qui défraient tous les jours la chroniqueà tous les niveaux :

  • Crime politiques, avec par exemple un gouvernement qui ne tient pas de conseil de ministre. On ne veut pas compter les morts du programme.
  • Crime financier : c’est la norme dans ce pays où l’état ne paye pas ses dettes, ni ses condamnations et ne respecte quasiment pas les termes des contrats qui le lient aux entreprises et organisations. L’état Camerounais est pointé du doigt  dans toutes les organisations du monde.
  • Crime de mœurs. La pédophilie et les agressions sexuelles, la violence sexuelle, le harcèlement sexuel constituent la principale activité des hauts commis de l’état qui n’ont pas de feuille de route ou qui l’ignorent.
  • Crimes rituels et exotériques : Les Camerounais, confus, se sont habitués aux clichés macabres de ces crimes.
  • La pyromanie est l’une des armes du régime pour dissimuler les différents crimes ou punir  tout Camerounais ou groupe de Camerounais qui ne serait pas en accord avec les crimes de la junte. Les incendies des ministères et des sièges sociaux, des marchés ou des quartiers entiers sont la marque du parti des flammes qui consume le Cameroun. La calcination des bébés de Ngarbuh est une signature incontestable.
ENFANTS CALCINES DE NGARBUH
  • Crimes confessionnels : Le Cameroun du renouveau, c’est-à-dire depuis 1982, détient le record du monde du nombre de religieux assassinés dans les conditions insoutenables, et cela toute confession confondue. Et Paul Biya est régulièrement reçu par le Pape.
  • Trafics d’organes : les disparitions inexpliquées et jamais élucidées d’enfants et d’adolescents sont très courantes au Camerounà une fréquencequasi journalière.
  • Le trafic des ossement humains vient soutenir cette abondance des squelettes des Camerounais parfois abandonné dans des buissons.
  • Le trafic de drogue est l’une des activités favorites du régime car elle lui permet de neutraliser la jeunesse. Cette activité a baissé en intensité depuis que le Cameroun n’a plus d’avion présidentiel, le meilleur moyen de transport de drogue qu’utilisait la junte au pouvoir.
  • Le vol est institutionnalisé au Cameroun. L’état peut vous voler votre entreprise, votre voiture, votre maison, votre vie et surtout le vol des élections.
  • L’escroquerie est le modèle économique du Cameroun. Le Cameroun est le seul pays où les paysans sont traités comme des esclaves sur les terres de leurs ancêtres. Les citoyens sont forcés de payer l’eau et l’électricité alors qu’ils ne reçoivent ni eau ni électricité. Pire, les fournisseurs s’amusent àsaccager les installations sanitaires et électriques par un mauvais service.
  • Le crime social dépasse tout entendement au Cameroun, la violence familiale, les harcèlements, le traitement de l’école et la santé sont dérisoires.
  • Le crime transgénérationnel est acté par le droit de l’Etat de tuer le rêve des jeunes Camerounais.
  • Les homicides forment l’ossature du système de gouvernement et constituent la seule forme de dialogue. Les thuriféraires du régime peuvent vous envoyer dans les prisons mouroir à la moindre remarque ou vous assassiner sans demi-mesure. La nouvelle mode dont se vante les barons du régime au Cameroun c’est d’avoir plusieurs Camerounais en prison.
  • Les accidents routiers, ferroviaires, médicaux, de travail sont autant de crimes qui défraient la chronique régulièrement au Cameroun, avec des enquêtes qui n’aboutissent jamais laissant les victimes trainer comme des boulets leurs traumatismes multiformes.
  • Les crimes matériels ou tromperie sur la marchandise, tous les produits au Cameroun sont quasiment tous faux, frelatés ou présentent des défauts ou encore sont vendus pour ce qu’ils ne sont pas. Toutes les unités de mesure de longueur, de poids et de volume sont trafiquées par les commerçants.
  • Etc…
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Le trafic de drogue est l’une des activités favorites du régime car elle lui permet de neutraliser la jeunesse. Cette activité a baissé en intensité depuis que le Cameroun n’a plus d’avion présidentiel, le meilleur moyen de transport de drogue qu’utilisait la junte au pouvoir.

Depuis 1982 donc, grâce à ce programme fausses enquêtes contre crimes réels, le régime de Yaoundé a réussi à maintenir un peuple éduqué et travailleur dans l´humiliation absolue grâce à un ensemble de crimes quasiment institutionnalisés. Ce cocktail de crimes est savamment parsemé des séquences de massacres comme en 1984, en 1991, en 2008 et depuis 2016 jusqu’à aujourd’hui dans le NO/SO. Et à chaque fois les camerounais et la communauté internationale demandent une enquêteau régime. On en a vu et entendu des vertes et des pas mures : enquêtes indépendantes, investigation profondes, enquêtes d’identification, enquêtes de concentration, et j’en passe.

Et à chaque fois, je dis bien, à chaque fois, les Camerounais ne voient pas la couleur des résultats de l’enquête. Je mets au défi quiconque est capable de nous présenter un seul rapport d’enquête que le régime de Yaoundé a déjà mis à la disposition des Camerounais depuis 1982. Pour rappel, ce qui détermine la résolution d’une enquête c’est l’identification et l’arrestation de l’auteur ou des auteurs d’un crime. Or au Cameroun, les responsables des crimes sont régulièrement promus.

Paul Biya, le maitre du chaos et de l’antiphrase

Si ce programme a permis au régime de Yaoundé de figer net le Cameroun dans son essor et de garantir sa régression, la tournure que prend son application dans le NO-SO est très inquiétante. En effet, la fin de la guerre dans cette région va révéler une situation qui va choquer tous les Camerounais. Même les Anglophones qui vivent ce génocide dans leur chair sont très loin du compte car beaucoup d’entre eux pensent que leurs frères ou sœurs perdus de vue, sont soit en déplacement interne, soit en exil ou dans les forêts, alors que dans la réalité, ils sont déjà morts.

En analysant dans sa globalité les conséquences de cette guerre dans le NO-SO, on peut soupçonner raisonnablement que le programme a pris une tournure sinistre avec trois sombres objectifs : premièrement l’assassinat des Camerounais, deuxièmement vider la région de ses habitants et troisièmement la sécession. Le président sortant de la république du Cameroun ne cesse de crier sur tous les toits que « le Cameroun est UN et INDIVISIBLE » alors que sur le terrain et tous les jours, il pose des actes de division irréversible du Cameroun. Quelqu’un avait dit que « Paul Biya était le maitre du chaos » mais il avait oublié d’ajouter qu’il est « le maitre de l’antiphrase ». Depuis qu’il est arrivé au pouvoir en 1982, il a réalisé le contraire de tout ce qu’il a promis verbalement au Camerounais. Vous pouvez le vérifier en comparant la démocratie contre la dictature actuelle, la prospérité contre la misère actuelle ou encore la paix contre la guerre actuelle. Autrement dit, si nous laissons faire Paul Biya, le maitre de l’antiphrase, alors le Cameroun est déjà divisé.

En conclusion, nous avons là la démonstration qu’un programme « fausses enquêtes contre crimes » est en exécution au Cameroun depuis 1982 et ces crimes se comptent à la pelle, et cela tous les jours. Si le but de ce programme semble évident pour le régime de Yaoundé, à savoir maintenir la junte au pouvoir, il est plus mitigé pour la communauté internationale. On peut comprendre que l’assassinat des Camerounais semble apporter une réponse aux performances de l’utérus de la femme Africaine qui inquiète cette communauté internationale. On peut aussi comprendre que la sécession du Cameroun satisfasse la balkanisation du continent qui est aussi un des objectifs de la communauté internationale.

La solution, qui ne peut donc pas venir de Paul Biya qui est l’exécutant du programme, appartient au Camerounais. Si les Camerounais ne prennent pas les choses en main, immédiatement, alors ils cumulerons les trois objectifs de ce programme, c’est dire qu’ils auront la Sécession accompagné de la mort de milliers de Camerounais et enfin il mettront à la disposition de la communauté internationale de vastes terres riches et fertiles du NOSO, vidées de ses propriétaires testamentaires. C’est peut-être ce but ultime qui explique l’hypocrisie générale qui entoure le massacre des Camerounais depuis 2016.

J’invite les Camerounais à exiger la fin du génocide contre une enquête sur les crimes de l’armée.

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