Le Cameroun en soumission chimique : Le secret de l’arrogance du régime de Yaoundé

Cette tribune a pour objet de décrire l’état d’addictovigilance des Camerounais afin d’attirer l’attention de ceux qui se moquent du sort de ce peuple sur le très grand danger qui menace ce pays qui a besoin plutôt d’aides que d’apitoiements ou d’insultes.

Notre pays le Cameroun est sans aucun doute le pays le plus humilié et le plus ridiculisé du monde. Une situation qui amène les citoyens de ce monde à se moquer de nous les Camerounais et à nous couvrir d’insultes. Depuis quelques mois, la Diaspora Camerounaise, poussée par sa détermination et son impatience à aider son peuple, a rejoint cette communauté internationale pour nous qualifier de tous les mots : « ce sont des incapables », « ils ne peuvent pas se soulever », « ils ne peuvent pas descendre à la poste centrale », etc.

Cette maladresse ou ce malentendu est pour moi une erreur de jugement de la part de la Diaspora car les Camerounais ne sont pas seulement en état de léthargie mais ils sont en état de soumission chimique. Une soumission chimique chronologiquement bien planifiée par la France pour maintenir sa domination sur le Cameroun et implémentée par le régime de Yaoundé pour se perpétuer au pouvoir.

Pour rappel, la soumission chimique est un mode d’agression qui consiste à faire absorber certains produits psychotropes à une personne dans le but de neutraliser cette personne. Les effets recherchés par les agresseurs sont essentiellement la désinhibition, la sédation et l’amnésie dans le but de causer à la victime un préjudice, en abusant d’elle (agressions sexuelles, viols, vols, violences). Les produits les plus utilisés sont l’alcool éthylique et les benzodiazépines, le flunitrazepam et l’acide gamma-hydroxybutyrique (GHB).

Dans le cas du Cameroun, depuis près de 20 ans, le régime de Yaoundé pose tous les jours des actes qui peuvent envoyer 10 fois le peuple dans la rue. Mais les Camerounais, sous cette soumission chimique, n’osent même pas lever le petit doigt.

Mais comment en sommes nous arrivés-là ?

Une analyse de la lutte pour l’indépendance du Cameroun permet de mieux comprendre cet incroyable empoisonnement de la population Camerounaise :

  • En 1960, après une bataille qui aurait fait plus d’un million de morts parmi les fils et filles du Cameroun, la France concède aux Camerounais leur indépendance avec la précaution de confier les cordons du pouvoir aux néocolons avec Ahidjo à leur tête.
  • Les Camerounais, sans faire le deuil des vrais pères fondateurs de la nation, vont adopter et apprivoiser Ahidjo. Ce qui va hisser le Cameroun au niveau supérieur des pays en voie de développement, devant la Corée, L’Indonésie, l’Irlande et la Chine.
  • En 1982, la France venait de comprendre qu’elle avait véritablement affaire à un peuple d’une très grande résilience et d’un grand dynamisme.  Ce pays avait surmonté le traumatisme des morts de l’indépendance et il regardait l’avenir avec fier allure. La France prend peur et décide de freiner ce Cameroun de Ahidjo qui était en train de décoller comme un aigle géant. C’est l’arrivée d’un certain Paul Biya, avec la mission que vous connaissez et dont nous sommes en train d’analyser les conséquences macabres et désastreuses.
  • Il fallait neutraliser le dynamisme et la détermination des Camerounais qui avaient aidé Ahidjo à bâtir un état. L’alcoolisation de la population, en souvenir de la capitulation des Indiens d’Amérique, va être choisie comme approche pour cette tâche. A partir de cette date, tout va changer au Cameroun. Avant, Ahidjo, le musulman, exigeait une licence pour avoir un débit de boisson au Cameroun et les bars était interdits dans un rayon de 800 m autour des établissements scolaires ou sensibles. Avec Biya, plus besoin de licence pour ouvrir un bar. Vous pouvez vendre la bière chez vous. Les cantines des écoles et des collèges sont devenues des débits de boissons. Une attention particulière est accordée aux populations du Nord du Cameroun qui ont le droit de se saouler jour et nuit dans des sortes de beuveries communautaires, sous la protection de la police et de la gendarmerie. Le résultat de cette spécification est stupéfiant. Ces hommes du Nord, dotés de la même agilité que les soldats Tchadiens, sont réduits en loques humaines dans nos villes. Une catastrophe !
  • En 1990, le vent de l’Est souffle sur le continent Africain et la France qui ne veut aucun changement dans la Françafrique en général et au Cameroun en particulier va resserrer l’étau dans son programme d’alcoolisation du Cameroun en s’arrangeant avec le régime de Yaoundé pour créer un monopole dans la production de bière au Cameroun. Dans quel but ? En tout cas le groupe Castel France va débarquer au Cameroun en 1990 pour acheter la SABC et racheter tour à tour ses concurrents avec l’aide du régime de Yaoundé.
  • En 1991, la NOBRA du groupe Tchanké et IB (internationale Brasseries) du groupe Fotso sont absorbés et en 2008, c’est le tour de “SIAC Isenbeck”. Avec toutes ces acquisitions, le groupe Castel contrôle maintenant 85% de la production de bières, contre 10% pour Guinness et 5% pour l’UCB. Ce qui veut dire que 95% des bières du Cameroun est contrôlé par les étrangers. Alors, qui disait que nous ne sommes pas des cobayes ?
  • Il faut noter au passage la dédicace d’une médaille d’honneur de la résistance au regretté industriel et homme d’affaires Camerounais Joseph Kadji Defosso, qui a dû faire face aux pires violences et brutalités du régime de Yaoundé pour maintenir l’UCB et les 5% de production par un national. Les Camerounais qui avaient assisté à cet affrontement féroce d’un régime colonial contre un de ses propres fils, un entrepreneur local, peuvent à présent, à la lumière des enjeux de ce plan de soumission chimique, mieux comprendre cette bataille.
  •  Avec ces 85 % de marché, on peut dire que les Camerounais sont en addiction devant les bières du Groupe Castel et de sa société SABC. Ne me demandez pas comment mais je suppose que tout doit être dans la composition de la bière et de sa qualité.En tout cas, il est récurrent de constater que des biologistes Camerounais expriment leur déception devant le silence du gouvernement par rapport aux mélanges dangereux dont usent la SABC pour droguer les Camerounais à longueur de journée. On peut citer par exemple des alertes de recours à un composé de formol dans ses mélanges. Ou encore cet autre titre « Alerte au poison dans les boissons SABC », qui affirmait que ces bièrescontenaient du formol et un autre produit appelé « COLLE ».
  • Mais il ne suffit pas de produire des bières formolisées pour les vendre. Il faut que les Camerounais puissent les acheter. Et alors, on se demandait comment les Camerounais, appauvris par le régime de Yaoundé parviennent-ils à consommer autant d’alcool. L’explication se trouve dans deux mesures de ce plan machiavélique, à savoir, le financement subtil de l’alcoolisation des Camerounais par le régime de Yaoundé et l’obligation de boire la bière.
  • C’est en 2008 que le régime décide de financer la consommation de bière au Cameroun. C’est à ma connaissance la seule action sociale du gouvernement qui fonctionne au Cameroun. Le budget alloué à cette opération est aussi le seul à ne pas être détourné.  C’est un  code d’honneur pour les membres du sérail car la perpétuation du régime en dépend granitiquement. C’est la Mère Henriette Ekwe qui explique cela le mieux : les membres du régime, à tous les étages, ont un budget reparti selon un maillage du territoire Camerounais qui sert exclusivement à acheter la bière pour abreuver les Camerounais. Ainsi, au Cameroun, une autorité ne vous aidera pas à payer la scolarité de votre fils, ni pour faire un concours, encore moins pour manger un bout de pain ; mais il vous offrira volontiers quelques bières voire un casier de bière. Avec ce système, la bière coule à flots dans les bars qui pullulent dans nos villes.Ce financement subtil de la consommation de bière amène le Cameroun à consacrer près de 500 milliards par an pour laconsommation d’alcool, faisant au passage de la SABC, la 3ème société la plus rentable au Cameroun, derrière les deux sociétépétrolière SNH et SONARA.
  • En 2008, également, l’obligation de boire la bière au Cameroun va s’imposer par une sorte de décret du président de la République qui enlevait à la société des eaux la responsabilité de la qualité de l’eau qu’elle vend et distribue à la population. A partir de cette directive, l’eau ne coulait plus régulièrement sous les robinets des Camerounais et quand quelque chose jaillit du robinet, vous recevez un liquide rougeâtre pouvant vous donner 100 fois plus de cholera que l’eau des rivières, alors que le Cameroun est un pays riche en eau. Alors, les Camerounais vont éliminer ce risque en remplaçant tout simplement l’eau par la bière. Je connais quelques voisins qui ont poussé la précaution très loin en se lavant les mains et le visage avec la bière tous les matins.
  • En 2020, le résultat de tout cet attelage est un Cameroun qui caracole au premier rang des pays en consommation d’alcool, selon l’OMS. Le Cameroun détiendra probablement le même rang au niveau mondial si on intégrait les tonnes d’alcool informelles issues des importations illégales ou des multiples usines artisanales qui fleurissent un peu partout dans nos cités avec des produits phares tels que le « bili-bili »,« l’odontol » ou encore le « Kwata ». A titre d’illustration, un Camerounais classique arborerait un sourire jovial plein de satisfécits si une tante ou un oncle lui lançait : « espèce de saoulard ». Car cette insulte est considérée dans ce pays comme une simple marque d’affection pour le malheureux récipiendaire. Autre chose, dans les bureaux, toutes les conversations matinales ne tournent qu’autour de la quantité et de la qualité de l’alcool ingurgitées la veille. De même, n’allez pas traiter un Camerounais de frimeur quand il vous affirme qu’il a bu deux casiers de bières. En fait deux casiers ne représentent qu’une moyenne pour ces véritables éponges géantes.
  • Ce n’est pas tout, car comme tout pays qui se dit pauvre et qui se respecte, les Camerounais disposent d’un ensemble de substances psychotiques importées illégalement sous les yeux des douaniers atteints de cécité chronique, et qui leurs permet de se concocter des cocktails à vous clouer un homme sur la natte pendant plusieurs jours. Sans insister sur la collection de différentes herbes et dissolutions (colle), on peut mentionner la Tramadolisation des Camerounais qui donne à ce tableau une amère saveur de violence +++.
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A cet arsenal, si on ajoute la démoralisation, la Sardinisation (la corruption au Franc CFA) et la Nexflixation (l’addiction aux écrans), alors on se retrouve face aux Camerounais d’aujourd’hui. Des êtres amorphes, amnésiques, animalisés et complètement détachés de la réalité, qui entrent dans une peur hystérique dès la moindre menace ou brimade affichée par ses tortionnaires. Avec cela, la France et le régime de Yaoundé ont réussi leur plan. La France contrôle totalement le Cameroun et le régime de Yaoundé est au pouvoir depuis près de 40 ans. Ces deux complices savourent l’avenir avec arrogance, suffisance et mépris vis-à-vis des Camerounais qui eux, se demandent toujours s’ils ne sont pas dans un faux rêve, tellement leurs deux bourreaux affichent une assurance déconcertante:

  • Le régime de Yaoundé n’a même plus besoin de battre campagne pour afficher les résultats de sa victoire aux élections.Il a élevé l’unité de détournement des fond au milliard. Il arrête qui il veut quand il veut. Il a le droit de tuer tout Camerounais sans aucune justification.
  • La France, quant à elle, organise la réunion des partis d’opposition, rencontre le GICAM pour le volet économique du pays (ce que Paul Biya n’a jamais fait). Elle inaugure le pont du Wouri en terrain conquis. Elle vient même de rehausser son ambassadeur à Yaoundé au rang de Président par intérim du Cameroun, officialisant le rôle de pantin du régime de Yaoundé et le retour du Cameroun sous protectorat Français.
  • Les Camerounais, traumatisés, n’arrivent même pas lever une paupière face à tout cela. Ils vivent dans l’eau alors qu’ils n’ont pas d’eau à boire. Ils ont le pétrole, les chutes et la biomasse et pourtant ils n’ont pas d’énergie ni de lumière. Ils ne comprennent pas comment on peut avoir faim dans un pays entièrement couvert de terres arables. Ils ne sont pas en mesure de réaliser que leur état a été complètement défait.

Pour couronner tout cela, la France et le régime de Yaoundé ont imposé un verrou de sécurité sur la double nationalité. Cette précaution que la France impose fermement au régime de Yaoundé est une garantie que tout Camerounais qui a échappé à cette intoxication généralisée, ne vienne pas user de sa lucidité de membre de la diaspora pour s’intéresser aux affaires intérieures du Cameroun. Le résultat de cette précaution est dévastateur car pendant que le Français, le Chinois, le Nigérian, le Turks, le Libanais ou l’Indien peut créer des entreprises et acheter des territoires entiers au Cameroun, le Camerounais, lui, ne peut même pas rentrer dans son pays pour assister les siens ou enterrer un membre de sa famille. Le dernier exemple en la matière est l’aventure rocambolesque de ce journaliste qui est venu de France et qui a été kidnappé et séquestré dans des lieux inconnus. 12 jours plus tard, il sera libéré sans aucune forme d’explication. Allez hop! Circulez ! Il n’y a rien à voir.

La conclusion de ce récit dramatique et tragique est que tous ceux qui aiment ou qui n’aiment pas le Cameroun ont presque oublié ou épargné nos bourreaux (La France et son régime serviteur de Yaoundé) au détriment du peuple Camerounais qu’ils accablent à longueur de journée. Les ministres du gouvernement Camerounais appellent notre pays Zombiland, d’autre nous taxent de bavards et de vauriens. Et nous même les Camerounais avons finis par les croire et les rejoindre dans cette mécréance en appelant notre pays le « wandafoutkistan ».

SOS donc à la diaspora Camerounaise et panafricaine :

Je souhaiterai vous dire que nous sommes conscients que vous allez réussir à nous sortir de ce cauchemar et nous vous en sommes reconnaissants d’ailleurs mais de grâce vous ne pouvez pas demander aux Camerounais de sortir de cet état amnésique comme par un coup de bâton magique. Même la plus belle femme du monde ne peut offrir que ce qu’elle a. Si de plus vous accablez les Camerounais en les couvrant d’insultes, alors c’est exactement comme si au lieu d’aider cette jeune fille qui vient d’être agressée sexuellement, violée, volée et violentée par un agresseur qui lui avait administré la fameuse drogue du viol (soumission chimique), vous optiez plutôt de l’humilier et l’insulter comme un encouragement à son agresseur. Je pense que dans ces conditions, il faut plutôt aider les Camerounais et les encourager en combattant l’agresseur. Heureusement qu’en plus de vous, il y a encore une poignée d’hommes et femmes au Cameroun qui croient en notre peuple. Ils sont parmi les journalistes, les hommes de droits et d’églises, les associations des droits de l’homme et la société civile.

Je suis convaincu que la diaspora Camerounaise, muni de sa puissance intellectuelle et de ses capacités opérationnelles, peut accompagner ces Camerounais de l’intérieur à aider le peuple Camerounais, en accélérant quelques actions:

Action 1 : Financer une campagne national sur les dangers de la consommation d’alcool.

La diaspora peut aider les Camerounais à se méfier de toutes ces substances nuisibles et militer pour leur interdiction formelle. Les Etats Unis avaient dû interdire la consommation d’alcool sur l’ensemble de son territoire pour éviter l’effondrement de leur états.

Action 2 : Analyser de façon indépendante les bières du Cameroun.

La diaspora peut aider les Camerounais à procéder au prélèvement des bières du Cameroun pour une analyse toxicologique pour mettre en évidence toute substance nuisible.

Action 3 : Fermeture temporaire des débits de boissons ou le boycott des boissons alcoolisées

La fermeture des débits de boisson, même de façon temporaire, en ce moment va avoir un double effet :

  • Lutte contre le Covid19

Le Covid 19 est un virus qui exige de la discipline. Il est évident qu’en cas de consignes de confinement et de protection rigoureuse, tous les hommes ivres seront dans l’incapacité d’appliquer la moindre consigne. Beaucoup de pays ont fermé tous les bars sur l’ensemble des territoires face au Covid 19.

  • Lutte contre le Covid37

Toutes les grandes voix Camerounaises, de bonnes intentions, demandent aux Camerounais de descendre dans la rue pour revendiquer nos droit fondamentaux totalement confisqués par la France et ses serviteurs d’Etoudi. Là aussi, il faut des Camerounais lucides. « Si Sébastien Ebala était un grand buveur de bière, il ne se serait pas rendu à la poste centrale. Il serait en train de nager dans une piscine pleine d’huile de sardines ».

Voilà, s’il vous plait, ne nous insultons plus, encourageons-nous et trouvons les solutions pour dépasser cette barrière implacable de soumission que les colons ont érigée au sein de notre peuple.

Avant de finir, j’ai une question pour vous :

 « La libération du Cameroun doit se faire par le peuple Camerounais » . En s’adressant ainsi à Calibri-Calibro, et Sachant que le peuple Camerounais est en soumission chimique, Pensez-vous que Mr Macron était sincère ?

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