Le Cameroun Propose un CHAN et une CAN Ecologiques : La balle est dans le camp de la CAF et de la FIFA

Le Cameroun Propose un CHAN et une CAN Ecologiques : La balle est dans le camp de la CAF et de la FIFA

Le CHAN et la CAN auront-t-ils lieux au Cameroun en 2021 et 2022 ?
L’évocation même de cette question, à elle seule, décrit l’incertitude qui plane dans un Cameroun où se confrontent des dilemmes et des cataclysmes qui font perdre le sommeil aux amoureux du Football. Rappelons au passage que selon les canons de la CAF et de la FIFA, un bon CHAN ou une bonne CAN est une fête du Football ou les habitants du pays hôte, arborent la joie et la fierté du devoir accompli dans la préparation de la fête et assurent aux supporters étrangers un accueil chaleureux à la hauteur de leur joie, avec des matchs où les valeurs de paix et d’universalité sont célébrées dans une joie prometteuse car la compétition a des effets positifs sur la croissance de certains secteurs d’activité et sur le développement du pays organisateur.

Ces dernières semaines, les amoureux du ballon rond regardent à la télévision les compétitions de football dans les stades vides (c’est à dire sans supporters) à travers le monde à cause du Covid19. Une situation qui remet sur la table la sempiternelle question sur les chances du Cameroun à organiser le CHAN et la CAN. La réponse à cette question nécessite une confrontation des réalités circonstancielles et particulières du Cameroun et le champs des compromis qui émane de la diplomatie du football mondial. D’après nos enquêtes sur la repose à cette question, le « OUI » l’emporterait mais comme nous sommes au Cameroun, il y ‘a toujours des « SI » :

« NON », le Cameroun n’est toujours pas prêt.

Nous ne le répèterons jamais assez, le Cameroun sous le régime actuel est plongé dans l’incapacité totale de mener un projet à son terme. Et s’il faut respecter les normes FIFA, le Cameroun ne pourra pas le faire, exactement comme en 2019. La situation n’a pas changé par rapport à 2019. Elle s’est même empirée par endroits car la pluie a défait toutes les infrastructures biodégradables qui existaient en 2019 (pelouses, toitures, ponts, routes, etc…)

« OUI », Si le Cameroun peut organiser un CHAN ou une CAN sous le label Covid 19

Si la fête de football se résume a un événement télévisuel, où les supporters, de chez eux, regardent à la télévision les compétitions de football dans les stades vides, alors nous pensons que le Cameroun pourra s’occuper des 24 écuries en compétition et assurer une telle organisation. Ce sera le cas si le monde reste sous le Label Covid 19 jusqu’au mois de Janvier 2022. En effet, en l’absence des supporters, toutes les infrastructures nécessaires pour accueillir, acheminer vers les stades et garantir un séjour normal de ces derniers dans le pays d’accueil ne sont plus obligatoires. Dans ce cas, il faudra donc préparer des « MERCI » à adresser au Covid 19 pour sa persistance.

« OUI », Si le Cameroun peut organiser un CHAN et une CAN écologiques

Si les contraintes Covid 19 sont levées, alors la question des supporters revient

d’actualité et nous nous retrouvons dans le premier cas. Mais le régime de Yaoundé, incapable de satisfaire les normes établies dans le cahier des charges de la CAF et de la FIFA, a mijoté sa dernière trouvaille : Proposer une fête de football totalement écologique. Et le ballon est du côté de la CAF et de la FIFA. Vont-elles accepter l’offre du régime de Yaoundé ? « That is the question ».
Ce sera en tout cas un autre paradoxe pour ce Cameroun qui est souvent cité dans la destruction des écosystèmes uniques au monde. En fait le Cameroun ne propose pas un spectacle écologique des temps modernes mais plutôt une CAN ou un CHAN nature ou naturel. Un vrai retour vers le passé :
Pas de perte d’énergie pour l’entretien des pelouses, les joueurs se contenteront de jongler le ballon sur les touffes d’herbes. C’est plus écologique comme dans les années 1930.

Les transports des joueurs et des supporteurs se feront en pirogue sur rivière et préférentiellement sur les routes qui se transforment en voies maritimes dès la moindre pluie (Zéro CO2).

Les infrastructures de transport au Cameroun sont d’un naturel extraordinaire. La seule norme respectée, en la matière au Cameroun c’est l’écologie. Tout est naturel ou biodégradable. Les rails ont été abandonnés à cause de sa dangerosité mortifère. Exit donc cette nuisance sonore et les vibrations que véhicule cette masse de ferraille et qui s’accompagne d’une pollution de l’air due aux fumées noires du diesel lourds. Les routes et les ponts sont tout simplement biodégradables au Cameroun.
L´hébergement des visiteurs, en grande partie, se fera chez l´habitant pour pallier aux limites des infrastructures hôtelières qui sont très couteuses et très gourmandes en énergie. Ce sera l’occasion pour les supporters de côtoyer ou de visualiser la misère « made in Cameroon » avec pour prime un test de résistance au Cholera.
Sur le plan sanitaire, justement, le régime de Yaoundé a opté pour une stratégie naturelle, c´est la sélection naturelle selon les préceptes même de Darwin. Autrement dit, les plus fragiles vont y passer et les plus résistants vont survivre et s’en sortir plus robustes face au Covid 19, à la rougeole et au cholera qui accompagnent les détritus qui s´accumulent dans les villes Camerounaises.
Pour le traitement des ordures, pas besoin d’usine chimique ou d’incinérateur qui sont très gourmands en énergie et très polluants pour la nature. Ici, la nature s’occupe du traitement des ordures et cela se fait en plein air. Le supporter, muni de son écharpe ou de son drapeau en guise de cache-nez, pourra, sur les chemins en direction des stades, observer la nature en action dans les processus de dégradation malheureusement fort nauséabondes.

Le régime de Yaoundé redoute que cette fête de football (qui est une réunion publique, donc interdite au Cameroun) ne se transforme en point de départ des manifestations qui vont aboutir au renversement du régime, et ne souhaite donc pas l’organiser. Là aussi c’est une position écologique car cela permettra au Cameroun de ne pas être pollué par les activités de supporters pendant près d’un mois.

En conclusion, voilà donc les 3 réponses possibles à quelques 4 mois du CHAN, prévu en Janvier 2021. La CAF et la FIFA, il faut le dire, font beaucoup d’efforts pour s’accommoder aux exigences ou aux difficultés du gouvernement Camerounais. Elles reconnaissent le Cameroun comme une grande nation de Football et souhaiteraient vraiment éviter au Cameroun l’humiliation mondiale d’une disqualification. C’est pourquoi:
La CAF et la FIFA sont prêtes à accepter un CHAN et une CAN dans un pays en guerre avec des signes d’insécurités qui se multiplient tous les jours dans les villes, les aéroports, les frontières et les rues du Cameroun.
La CAF a fait la faveur exceptionnelle de reporter les deux compétitions aux mois de Janvier 2021 et Janvier 2022 et il faut souligner que le mois de Janvier est le seul mois au Cameroun où il ne pleut pas simultanément sur l’ensemble des régions ou du territoire. Avec ce choix, le mois de Janvier va permettre non seulement d’éviter les inondations mais surtout de se familiariser aux boulevards en terre battue comme au temps de Napoléon. Un vrai bonheur écologique !
Finalement, en tant que Camerounais, la question reste entière. Si le régime a la main sur l’organisation du CHAN et la CAN au Cameroun, la CAF et la FIFA, quant à elles, gardent la main haute pour la décision finale. Mais, il faut cependant rassurer les amoureux du football en précisant que le Covid19 peut favoriser le gouvernement Camerounais et que la CAF et la FIFA ont déjà finalisé un plan B afin d’assurer une délocalisation douce de l’organisation de la compétition dans un autre pays, juste au cas où….

Douala Ngando

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