La nostalgie coloniale continue de définir la relation de la France avec l’Afrique

En France, les politiciens français alimentent les conspirations d'extrême droite sur le remplacement des Blancs par des immigrants africains. À l'étranger, ils continuent à intervenir militairement et économiquement sur le continent. Tous deux sont les signes d'une nation qui ne veut pas accepter son déclin.

En 2017, six mois après sa victoire sur la candidate d’extrême droite Marine Le Pen au second tour de l’élection présidentielle française, Emmanuel Macron a prononcé un discours devant une foule compacte à Ouagadougou, la capitale du Burkina Faso. «Je suis d’une génération qui n’a jamais connu une Afrique colonisée», a-t-il déclaré à son auditoire, avant de promettre une nouvelle relation avec le continent, une relation entre amis, dépourvue de l’arrogance qui a caractérisé la conduite de la France en Françafrique au cours du demi-siècle qui a suivi l’indépendance formelle, en 1960.

La promesse de Macron d’une nouvelle relation avec l’Afrique est une promesse reprise par toutes les sommités politiques françaises de mémoire récente. En 2006, c’était le tour de Nicolas Sarkozy, alors ministre de l’intérieur ambitieux et tourné vers l’élection présidentielle. Après avoir parrainé un projet de loi restrictif sur l’immigration, Sarkozy arrive au Bénin et est accueilli par des protestations contre ses politiques racistes. Sans broncher, il prononce un discours dans lequel il promet que les relations franco-africaines se passeront du clientélisme informel des élites, cher aux précédents présidents français, qui ont mené la politique étrangère en Afrique par le biais d’accords secrets conclus à huis clos, en s’appuyant sur un réseau d’acteurs élitistes. Un an, c’est long en politique. Après l’arrivée de Sarkozy à la présidence en 2007, la Françafrique a connu le genre de relations d’élite personnalisées basées sur les amitiés entre les dirigeants africains et les politiciens français qu’il avait décriés au Bénin.

Le mandat de Sarkozy offre la formule de base de la politique française en Afrique : un virage à droite dans la métropole, caractérisé par des politiques anti-immigrés stridentes et un discours alarmiste sur un électorat français – blanc – en danger ; la promesse d’une aube nouvelle faite en Afrique ; et une politique de connivence et de manipulation des élites dans ce que la France a longtemps considéré comme une zone de souveraineté française limitée, et dans laquelle le pouvoir ultime a toujours reposé à Paris.

Après les indépendances en 1960, le franc CFA, la monnaie soutenue et contrôlée par la France utilisée dans nombre de ses anciennes colonies, a assuré des marchés d’exportation pour les produits français et l’accès aux ressources africaines à des taux inférieurs à ceux du marché. Pendant de nombreuses années, la sécurité énergétique française a été garantie par ses satellites africains, tandis que les fréquentes interventions militaires – une tous les quinze mois – ont permis de s’assurer que les dirigeants des post-colonies rencontraient l’approbation de la classe politique française.

Le rebranding de Macron

La promesse de Macron d’une nouvelle relation avec l’Afrique a consisté à mettre du rouge à lèvres sur la Françafrique sans changer la logique de base des relations franco-africaines. Cela ne veut pas dire que l’application de ce maquillage a été totalement infructueuse : La visite de Macron au Rwanda en mai 2021 s’est accompagnée d’excuses pour le rôle de la France dans le génocide de 1994 et a permis à Paris et à Kigali de normaliser leurs relations, et le retour au Bénin de vingt-six artefacts, pillés par les soldats coloniaux en 1892, a constitué un jalon dans la longue lutte pour la restitution des objets africains détenus dans les musées français.

Souvent, cependant, même les réalisations symboliques de la présidence de Macron ont été déréglées par la dérive de la France vers la droite. Publié en janvier 2021, un rapport commandé par Macron, visant à la “réconciliation des mémoires entre la France et l’Algérie” et rédigé par l’historien Benjamin Stora, n’a pas recommandé que la France s’excuse pour ses crimes pendant la guerre d’indépendance algérienne. En présentant le rapport, un porte-parole de Macron a souligné qu’il n’y aurait “aucune repentance, aucune excuse” pour le colonialisme français. Adoptant un ton moins accusateur lors de sa campagne en 2017, Macron avait qualifié la colonisation de l’Algérie de crime contre l’humanité.

En 2021, il était à nouveau en campagne, cette fois pour tenter d’écarter la menace du démagogue d’extrême droite et enthousiaste des jours heureux du colonialisme français Éric Zemmour. Le fondateur du parti politique Reconquête insiste sur la nécessité pour la France de se décoloniser des immigrés et des islamistes. En octobre 2021, après que Macron a affirmé que le régime algérien au pouvoir était construit sur l’exploitation de la mémoire de la guerre d’indépendance, puis a réduit de moitié le nombre de visas disponibles pour les citoyens de la nation nord-africaine, Alger – déjà en colère contre ce qu’elle considérait comme un rapport blanchi par Stora – a rappelé son ambassadeur en France et a interdit les avions militaires français de son espace aérien.

Le relookage de Macron, qu’il soit réussi ou non, est axé sur la mémoire et les représentations plutôt que sur le changement de la relation économique fondamentalement inégale qui caractérise les relations franco-africaines. Les réformes qu’il propose pour le franc CFA sont au mieux symboliques et au pire régressives. Macron a annoncé, par exemple, que les représentants français seront retirés du conseil d’administration de la banque centrale de la zone ouest-africaine du franc CFA – un geste sans signification, étant donné que le taux de change fixe entre l’euro et le franc garantit que le rôle du conseil d’administration est largement symbolique.

Le franc CFA changera également de nom pour devenir l'”éco” – un geste destiné à écarter la menace d’une monnaie régionale, également appelée éco, lancée par la Communauté économique des États d’Afrique de l’Ouest. Aucune des réformes cosmétiques de Macron ne change réellement la domination continue de la France sur la politique monétaire de ses anciennes colonies, une domination qui a créé d’importantes sources de revenus pour la métropole et limité le développement économique régional.

Le discours sur une nouvelle relation avec l’Afrique a atteint son apogée avec un sommet Afrique-France à Montpellier en octobre 2021, juste au moment où Macron réduisait de moitié le nombre de visas disponibles pour un certain nombre de pays du Maghreb, en représailles au fait qu’ils ne prenaient pas un nombre suffisant de déportés de France. Plutôt que d’être une réunion fermée entre les chefs d’État africains et la classe politique française, comme le veut la tradition, le sommet de Montpellier devait être le début d’un dialogue entre la jeunesse africaine et Macron, sous la houlette du doyen de la théorie postcoloniale, Achille Mbembe.

Le sommet est intervenu à la suite des manifestations sénégalaises qui ont visé des biens français en avril 2021 et d’une vague de sentiments antifrançais dans toute l’Afrique francophone de la part de personnes furieuses que l’ancienne puissance coloniale n’ait toujours pas renoncé à son contrôle sur la région. Bien que le sommet ait présenté des propositions ambitieuses pour la transformation de l’aide au développement et la restitution des œuvres d’art pillées, il est intervenu quelques mois seulement après que l’ancienne Françafrique ait refait surface. Macron était le seul président occidental présent aux funérailles du dirigeant autoritaire du Tchad (et fidèle client français) Idriss Déby, en avril 2021. Le président français a ensuite supervisé le couronnement du fils de Déby comme dictateur et président de facto. Malgré les discours sur la transformation de la relation avec l’Afrique, les troupes tchadiennes restent utiles aux efforts actuels de la France pour combattre une insurrection islamiste dans le Sahel. La dictature au Tchad est un prix à payer pour faire avancer les objectifs de politique étrangère de la France.

Déclin impérial

Les continuités des relations franco-africaines ne doivent cependant pas nous faire oublier combien de choses ont changé sur le continent depuis 1994, l’annus horribilis de la Françafrique, lorsque la France, sous la pression du Fonds monétaire international, a soudainement réduit de moitié la valeur du franc CFA. Cette mesure a entraîné des protestations généralisées dans toute l’Afrique de l’Ouest et un ressentiment durable. La même année, la France a soutenu l’élite hutue au Rwanda. En mars 2021, un rapport rédigé par une commission d’experts mise en place par Macron a conclu que la France portait une responsabilité “lourde et écrasante” dans le génocide qui a suivi.

Depuis lors, la présence française en Afrique de l’Ouest a diminué : sa présence militaire ne représente plus qu’un tiers de ce qu’elle était en 1990, et la population française expatriée s’est réduite. La France ne peut plus compter sur le fait d’être l’acteur privilégié dans ses anciennes colonies. Alors que la France a réduit l’aide au développement de l’Afrique francophone depuis 1990, les investissements directs chinois ont explosé, augmentant de 400 % au Niger entre 2009 et 2019 et de 750 % au Tchad. Plutôt que de dépendre de la volonté politique française, les pays d’Afrique de l’Ouest se retrouvent désormais courtisés par de nombreux admirateurs, dont les riches États du Golfe et la Russie.

Si la Françafrique survit, c’est en grande partie en fonction du pacte d’élite qui l’a toujours définie. Pour les derniers dirigeants d’une Afrique plus ancienne qui ont été mis en place avant les cycles électoraux contemporains, comme Paul Biya au Cameroun, la France reste un allié utile. Pour la France, la fiction d’une Françafrique qui fonctionne toujours et dans laquelle elle reste l’intermédiaire central du pouvoir en Afrique de l’Ouest permet aux politiciens d’apaiser la fierté blessée de la France et de revendiquer l’importance mondiale continue de leur pays, avec sa propre sphère d’influence en dehors de la domination américaine.

#ctaText??#  La Chine nomme les « sept péchés capitaux » de l’OTAN

La réalité de l’évolution des relations de la France avec l’Afrique francophone ne semble guère intéresser l’électorat français. Certes, aucune question de politique étrangère réelle envers l’Afrique n’a assailli les élections actuelles. Le continent ne mérite que deux mentions dans le manifeste de Valérie Pécresse, la candidate de droite assiégée de Les Républicains, coincée entre le virage à droite de Macron et Le Pen et la démagogie implacable de Zemmour. L’Afrique n’est guère mieux lotie à gauche, puisqu’elle n’est mentionnée qu’une seule fois dans le long manifeste socialiste d’Anne Hidalgo – sans surprise, en relation avec la nécessité de contrôler les migrations.

Combattre chez soi et à l’étranger

Bien que la politique envers l’Afrique – sans parler de la vie des Africains – intéresse peu l’électorat français, le continent continue de jouer un rôle symbolique dans l’imaginaire politique du pays. Jusqu’à ce que la guerre en Ukraine fasse basculer l’opinion publique française vers des préoccupations plus quotidiennes concernant le prix de l’essence et le pouvoir d’achat, les élections ont porté sur la diminution de la place de la France dans le monde, l’islamisme, l’immigration et l’identité française. Dans un contexte de taux de criminalité historiquement bas, M. Macron a tenté d’écarter la menace de la droite pour sa présidence en annonçant qu’il lutterait contre l’ensauvagement du pays en se montrant dur envers la criminalité et en combattant l’islam radical.

Cette campagne électorale a également vu la théorie du “Grand Remplacement”, auparavant marginale, se généraliser. Proposée par Renaud Camus, cette théorie affirme que l’Europe est envahie par des migrants qui veulent remplacer sa population blanche. Elle a été reprise non seulement par Zemmour mais aussi par Pécresse, qui, lors d’un meeting en février 2022, a annoncé que son seul problème avec cette théorie était qu’il était encore temps de l’arrêter. Tous les principaux candidats à l’élection s’appuient sur l’image d’un dangereux envahisseur – noir, musulman – menaçant la vraie France.

L’Afrique n’est plus le lieu d’un fantasme de la mission civilisatrice de la France, mais plutôt le lieu des peurs liées aux immigrants étrangers et aux islamistes maléfiques. Les pays qui s’étendent le long de la ceinture du Sahel constituent une sorte de tempête parfaite pour ces angoisses. Étape indispensable pour les migrants qui se rendent d’Afrique subsaharienne en Europe, le Sahel est également devenu, au cours de la dernière décennie, le champ de bataille d’une insurrection islamiste qui contrôle désormais des pans entiers du Burkina Faso, du Mali et du Niger.

Si la France ne parvient pas à faire face à la crise sécuritaire créée par l’insurrection, ou si l’on en croit la rhétorique, l’explosion démographique en Afrique subsaharienne déposera bientôt des immigrants islamiques aux portes de la France. Mais si l’Afrique figure en grande partie dans la politique française comme un spectre raciste utilisé pour courtiser les électeurs, ce qui est moins remarqué est le cadre militaire nécessaire pour mettre en œuvre les éléments matériels de cette vision : la restriction de la migration via des accords de partenariat parrainés par l’UE avec les gouvernements du Sahel, qui violent souvent les droits de l’homme des migrants, et les campagnes militaires françaises contre l’insurrection islamique.

Une première campagne française relativement réussie en 2013 – l’opération Serval – a perturbé une menace djihadiste sur Bamako, la capitale du Mali. L’insurrection, cependant, s’est ensuite dispersée et est devenue plus difficile à combattre. La mission française a eu ses propres ambiguïtés. Dans le cadre de l’opération Barkhane, cinq mille soldats français se sont engagés dans une guérilla de longue haleine pendant six ans, au cours de laquelle deux millions de personnes ont été déplacées et des dizaines de milliers tuées, mais l’insurrection est restée inébranlable. Les Français ont peut-être gagné toutes les batailles, comme on dit, mais ils ont perdu la guerre. En juin 2021, la France a annoncé le retrait de l’opération, mais le mal était déjà fait. La France avait perdu la confiance de la région et ses militaires étaient déshonorés.

Au lendemain de la défaite française, les politiciens ouest-africains ont joué de leurs références anti-françaises pour courtiser les électeurs. Au Mali, l’incapacité de la France à combattre l’insurrection dans le nord du pays a été déterminante dans le coup d’État de mai 2021 qui a porté Assimi Goïta au pouvoir. Depuis lors, Goïta s’est éloigné de la France pour se rapprocher de la Russie, dont les mercenaires Wagner sont déjà actifs dans une autre ancienne colonie française, la République centrafricaine. Le pari de Goïta est que la Russie peut à la fois vaincre les djihadistes et humilier la France, alors que le Mali tente de monter une puissance impériale contre une autre. Après l’ascension de Goïta, les troupes françaises restantes au Mali vivaient clairement sur du temps emprunté.

C’est dans ce contexte que l’annonce par Macron du retrait des forces françaises du Mali en février 2022 était inévitable. Dans les rassemblements pro-junta à Bamako, les drapeaux russes flottent et la France – célébrée il y a seulement dix ans pour sa défaite du djihad en 2013 – est un état non grata. Si le retrait marque une véritable défaite dans une région que la France considérait autrefois comme sienne, il n’indique pas la fin du militarisme français. Toutes les troupes retirées du Mali seront redéployées dans les pays environnants.

À l’exception de Jean-Luc Mélenchon, le militant de gauche de La France Insoumise, tous les principaux candidats à la présidence française ont insisté sur la nécessité de maintenir une présence militaire en Afrique francophone. Pour des candidats comme Zemmour, il s’agit d’une vantardise sans fin conçue pour la digestion domestique, destinée aux estomacs français bouleversés par une perte d’influence mondiale. Pourtant, il y a unanimité au sein de l’establishment politique du pays : Les militaires français doivent rester en Afrique.

La nature de cette présence militaire n’a plus rien à voir avec les grandes heures de la Françafrique, lorsque l’armée française se précipitait pour déterminer les présidents et soutenir les régimes qu’elle choisissait. Depuis le retrait de l’opération Barkhane, Macron a tenté de partager le fardeau de la sécurité militaire au Sahel avec l’UE, l’ONU et un gouvernement américain qui fournit depuis longtemps des drones, des renseignements et un soutien logistique, malgré ses hésitations. La vision de Macron est celle d’une contre-insurrection avec un budget restreint, mise en œuvre par des conscrits locaux – d’où l’importance du Tchad – et des opérations des forces spéciales.

C’est le militarisme hideux d’un pays diminué, sous le charme des cauchemars de l’immigration et de l’islam, qui n’est plus en mesure de déterminer les politiques internes de l’Afrique francophone. Alors que la France est expulsée du Mali et que le sentiment anti-français est fort dans toute la région, ce qui reste de sa domination postcoloniale sur l’Afrique de l’Ouest est l’exploitation économique durable rendue possible par la zone du franc CFA et les bases militaires disséminées dans le Sahel. Ce sont les corrélats matériels de la politique de la peur scandée dans les métropoles.

Le fait que ces bases soient partout passées sous silence montre à quel point la classe politique française est pratiquement unanime sur sa stratégie politique en Afrique. Seul Jean-Luc Mélenchon, qui a grimpé en troisième position dans les sondages, offre une autre possibilité. Fait inhabituel pour un candidat à l’élection présidentielle française, son programme comprend des discussions réelles sur des questions politiques en rapport avec l’Afrique – à savoir, la fin de la présence militaire française au Sahel, la réforme fondamentale du franc CFA et le respect des droits des réfugiés.

Pendant la campagne électorale actuelle, Mélenchon a fait référence à plusieurs reprises au concept de créolité, tiré de l’œuvre du poète et philosophe martiniquais Édouard Glissant. Selon Mélenchon, il est tout simplement normal que les cultures se rencontrent et créent quelque chose de nouveau. Lors d’un débat télévisé avec Zemmour en septembre 2021, Mélenchon a affirmé que l’assimilation – si chère à la droite française – est un concept vide de sens. Il n’y a pas de hordes aux portes. Une identité culturelle française unitaire est un fantasme. Rien n’a besoin d’être protégé. Et s’il n’y a pas de hordes aux portes, poursuit Mélenchon, alors le Sahel n’a pas besoin d’être militarisé pour les empêcher d’arriver.

Cette dernière affirmation est en phase avec une réalité sociale française de plus en plus diverse et cosmopolite, exclue des salles de débat politique, dans laquelle les candidats restent en profond décalage avec le présent politique. Dans les débats politiques français contemporains, l’Afrique elle-même, alors qu’elle proteste contre la poursuite des pratiques de la Françafrique et qu’elle continue d’être dévastée par la crise au Sahel, a disparu de la vue.

Facebook Comments
- Publicité -

Plus populaires

Autres actualités

La Chine resserre le nœud coulant autour du cou de Taiwan

Ces deux derniers jours, il ne semblait y avoir aucune autre nouvelle dans le monde que la visite à Taïwan de la...

« Je veux m’assurer que la vie de Glencore soit un enfer »Akere Muna

L’avocat international entend en tout cas se battre pour qu’elle, l'affaire Glencore, continue de faire les gros...

Nancy a bravé le dragon chinois mais a-t-elle gagné

N’est-ce pas ? Pas vrai ?! Et bien…… Oui,...

Washington se cache derrière une vieille dame pour provoquer la Chine

Les États-Unis viennent de nous montrer qu’ils peuvent descendre encore plus bas que leurs créatures ukro-nazies du bataillon Azov, passés maitres dans...

La bombe suprême tranchera la guerre

Washington est « profondément préoccupé » par le fait que Moscou utilise maintenant l’usine comme base militaire et tire sur les forces ukrainiennes autour...
- Publicité -
Facebook Comments
%d blogueurs aiment cette page :