Les enjeux de l’accord Grande Bretagne – Rwanda

C’est un risque de déstabilisation de toute la sous-région de l’Afrique centrale, et de mettre le peuple rwandais dans un tourment et désarroi pour longtemps.

La population européenne ne représente à peine 0,6 des réfugiés, donc cet accord est un prélude à une déstabilisation volontaire de la sous-région des Grands-Lacs. L’accord entre la Grande-Bretagne et le Rwanda pour le rapatriement refoulement sans consentement des demandeurs d’asile vers le Rwanda est en même temps une honte, et en violation de la déclaration des droits Humains dans les articles 1, 2,3, 6, 7, 9, 14, et de la Convention de Genève 1951 relative au statut des réfugiés.

Il y a à peine quelque dizaine d’années, le Rwanda se plaignait d’être surpeuplé. Ce même pays est parmi ceux qui continuent à enregistrer un grand nombre de demandeurs d’asile partout dans le monde. Comment expliquer que c’est ce même pays, qui est déficitaire de terre pour sa propre population, puisse signer des accords avec la Grande-Bretagne pour accueillir sur son sol des milliers des réfugiés sans penser susciter l’indignation et l’interrogation de toute l’Afrique ?

Nous savons tous que le Rwanda sort à peine de la souffrance de son génocide, le monde entier s’était apitoyé sur son sort. Il aurait été plus sage pour ce petit pays d’Afrique centrale, d’œuvrer pour la paix, car la paix est la seule voix pour prévenir les guerres et renforcer les liens naturels de coopération et d’entente avec ses voisins naturels, d’abord et avec le monde entier ensuite, parce que son peuple porte encore en lui les stigmates de guerre de 1994, qui a abouti au génocide.

Il serait donc judicieux, que la République du Rwanda évite d’installer volontairement un climat des conflits avec ses pays voisins, par l’arrivée probable de ces refoulés indésirés d’Angleterre. Seul l’argent ne doit pas être privilégié, mais la paix d’abord pour vivre dans toute quiétude et sécurité. Cette volonté, irréfléchie et irresponsable, risque de créer un climat d’insécurité dans toute la sous-région de l’Afrique Centrale en commençant par ceux des Grands Lacs, les conséquences risquent d’être longtemps irréparables et le monde aura regretté de s’être apitoyé sur son sort.

Cherchons la paix avec tous, car la paix est la seule voie pour faire avancer l’Afrique et garantir la confiance de son peuple, afin de pouvoir se développer par des échanges entre peuples et entre populations. Mieux vaut prévenir que guérir.

Jean-Louis Tshimbalanga.

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