CAN/Mondial 2010 : Giresse «Je n’ai pas reconnu mon équipe»

 

Le capitaine des Lions indomptables, Samuel Eto’o, et le capitaine des Panthères, Rodrigue Moundounga © AFP

 

Au lendemain du match de Yaoundé, Alain Giresse, revient sur ces échecs, qu’il attribue notamment aux vacances prolongées des joueurs suite au deuil national de juin dernier qui avait entrîné le report du match. Mais «c’est encore jouable» pour le coach des Panthères.

Le bilan est amer pour l’entraîneur des Panthères, après deux singlantes défaites contre le Cameroun qui coupe brutalement le bel élan pris par la sélection nationale dans les éliminatoires combinées CAN/Mondial 2010.

«On a perdu la rencontre face au Cameroun parce que nos éléments n’ont pas joué», explique le coach français, Alain Giresse, faisant allusion à la période de vacance forcées du 6 juin au 5 septembre en raison du deuil national qui avait entraîné le report du match contre le Cameroun.

«Je n’ai pas reconnu mon équipe, elle a été en place mais on a subi la pression. (…) Le Cameroun devait nous acculer, on s’y attendait et donc il fallait résister, on n’a mal négocié les ballons, ces ballons si on les avait récupéré nous auraient permis de mieux aborder la première mi-temps qui a été difficile et fatale pour nous», a ajouté l’entraîneur.

«Vous savez je ne suis pas dans la tête des joueurs c’est pour ça que j’ai été très dur avec eux à la mi-temps, par ce que je ne pouvais pas admettre la prestation de la première période, ça se passe dans le mental et l’esprit des joueurs», a-t-il ajouté.

«On a commencé timidement le match et on n’y a pas cru, particulièrement en première mi-temps. Une attitude qui nous a coûté très chère. C’est en seconde mi-temps, suite aux conseils de l’entraîneur que mes partenaires et moi nous sommes entrés dans la partie», analyse Rodrigue Moundounga, capitaine des Panthères.

«Le deuxième but adverse que nous avons concédé alors qu’on maîtrisait le jeu est venu nous couper le souffle», a ajouté Moundounga, précisant que «les deux défaites contre le Cameroun ne doivent pas nous décourager. Nous devons nous remettre au travail pour préparer activement les matchs contre le Maroc et le Togo».

«C’est encore jouable», confirme l’entraîneur, expliquant qu’«il faut tirer des enseignements et repartir sur de nouvelles bases. Vous savez on a joué la qualification de la deuxième phase contre la Libye ici, à partir du moment où on a cette possibilité, on a notre destin entre nos mains. Il faut donc croire à la qualification». «Nous y croyons encore puisqu’il y a des points à prendre», a-t-il conclu.

Du côté du ministre des Sports, René Ndemzo’o Obiang, «c’est une déception importante pour le peuple Gabonais» déplore-t-il, estimant que «c’était une rencontre que nous avions les moyens de gagner».

«Tout n’est pas perdu dans la mesure où par rapport à la qualification à la Coupe du Monde, il y a encore deux matchs à jouer, donc six points à prendre. Le Cameroun (…) doit jouer deux fois à l’extérieur contre le Togo puis le Maroc, tandis que le Gabon doit recevoir le 10 octobre prochain le Maroc avant d’aller terminer à Lomé», a conclu le ministre des Sports.

A l’issue de la 4e journée des éliminatoires jumelées CAN/Mondial 2010, le Cameroun passe devant avec 7 points, suivi du Gabon qui reste à 6 points, puis du Togo avec 5 points et le Maroc qui accuse le coup avec seulement 3 points.

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