CAN2021- Nouvel ultimatum de la CAF au Cameroun : juin 2021, sinon …

Le Cameroun a organisé avec  succès en 2016 la Coupe d’Afrique des Nations (CAN) de football féminin, pourrait ne pas abriter sur son sol en 2021  la CAN de football masculin dont l’édition de 2019 lui a été retirée  en 2018. En cause, la sempiternelle lenteur des travaux.

Voilà pourtant un an que le pays  s’est vu accorder l’organisation de la CAN 2021 au détriment de la Côte d’Ivoire. Mais il ne se passe pas de semaine sans que l’alarme ne soit sonnée par l’une des nombreuses institutions impliquées dans l’organisation de la CAN, ou la presse, au sujet des retards pris ça et là dans les travaux.

A la vitesse de l’escargot

Qu’il s’agisse des stades proprement dits ou des infrastructures d’accompagnement tels que les hôtels et les routes, les travaux n’avancent pas ou sont à l’arrêt. D’où la crainte ressentie par la Confédération sportive basée au Caire  que le Cameroun fasse encore faux bond en 2021.

La Fifa est d’autant plus confortée dans ses appréhensions que la visite d’inspection des sites devant abriter le Championnat d’Afrique des Nations (CHAN) et la CAN qu’elle a effectuée au Cameroun  fin septembre, ne l’a pas du tout rassurée, quant à la capacité du pays à achever les travaux dans les délais.  Le chantier de réalisation du principal stade du pays, c’est-à-dire le complexe d’Olembe à Yaoundé encore appelé “Stade Paul Biya” (un ouvrage de 60.000 places, comportant aussi deux terrains d’entraînement, des espaces commerciaux et des structures d’hébergement), est celui qui inquiète le plus.

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Le SGA de la CAF déçu

A ce sujet, le secrétaire général adjoint de la CAF, l’ancien international de football ghanéen Anthony Baffoe, n’a pas usé de circonlocutions pour manifester son agacement. Il a ainsi urgé les autorités camerounaises concernées de livrer les chantiers au plus tard en juin 2020. Une manière d’échelle courte encore faite au Cameroun, dans la mesure où juin 2020 est justement (sous réserve de confirmation officielle) le mois du début des compétitions du CHAN 2020.  

Le désappointement manifesté par monsieur Baffoe et partagé par les autres membres de la mission d’inspection (Ismail Wally, samson Adamu, Souleimane Hassan waberi, Makan Magassouba, et walid Bouzouba) ne va pas sans conséquence, car le Cameroun en est maintenant à craindre encore de devoir passer son tour à un autre pays d’Afrique du Nord, l’Algérie en l’occurrence. Selon la radio française  RFI, la Confédération Africaine de Football (CAF) aurait demandé à l’Algérie de se tenir prête à suppléer le pays des Lions Indomptables si celui-ci venait à ne pas répondre dans les délais aux exigences de l’organisation de la CAN 2021.

Le pari de l’exactitude, une impossibilité catégorique au pays des “glissements” tous azimuts ?

Sept mois pour que Yaoundé  livre tous les stades, du moins ceux retenus pour les compétitions du CHAN (le stade Omnisports de Yaoundé, le Complexe sportif de Japoma et le stade Omnisports de Bépanda à Douala et  Le site de Limbe / Buea dans la région du Sud-Ouest), c’est une véritable gageure. A moins que Yaoundé surprenne son monde, eu égard au rythme des travaux et aux grèves pour arriérés de salaire des ouvriers des différents chantiers.Une volonté que semble afficher –théoriquement- le coordonnateur du projet de construction du stade d’Olembe, Benoît Fabre,  qui a expliqué à nos confrères de la radiotélévision gouvernementale que «La CAF a bien insisté sur le fait que le délai restait très court puisqu’elle veut que les terrains soient prêts un an avant l’événement. C’est-à-dire en juin 2020. Cela fait neuf mois. ». « Ça reste un délai court, admet-il,  mais ils ont beaucoup insisté là-dessus disant qu’il n’y avait plus de temps à perdre , a armé le responsable».

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Il informe cependant, sans doute fort des habitudes de “glissement” de dates au Cameroun, que «On a prévu six-sept mois de travaux. Il faut savoir qu’après les travaux il y a de toute façon un petit temps de réception qui peut durer un à deux mois. Il y a donc zéro marge aujourd’hui».

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