CAN 2021 : le Cameroun de nouveau outsider ?

Le ministre Camerounais des Sports vient de résilier le contrat du Groupe italien Piccini qui avait la charge des travaux, une décision qui laisse planer le doute sur la livraison de ce chantier financé à travers une ligne de crédit apportée par le groupe bancaire italien Intesa SanPaolo Group

Il n’a pas fallu plus de 5 arguments à Narcisse Mouelle Kombi pour justifier la déchéance du Groupe Italien. Le communiqué qu’il a publié ce 29 novembre laisse entendre que l’entreprise s’est rendue coupable de la sous-traitance  des prestations contractuelles sans autorisations du Maître d’ouvrage notamment sur les aires de jeux, la violation de la législation sociale caractérisée par l’accumulation des arriérés de salaires des travailleurs, l’arrêt des travaux et l’abandon du chantier dûment constatés par voie d’huissier et par salaires des travailleurs et le non-respect des engagements contractuels et des ordres de service s’y rapportant. Le Ministre des Sports accuse  « le groupe italien leader dans la construction d’ouvrages civils durables et responsables » d’avoir confié des tâches à des tiers sans autorisations, mais à qui donc ?

Comment attester que ce n’est pas du travail à refaire ? Les premiers coups de pelles du groupe Canadien Magil donneront d’en savoir plus. Il demeure que son entrée en pompe dans les marchés publics étonne. L’Entreprise de BTP Canadienne est en charge des travaux de la pénétrante Est de Douala depuis quelques jours, conjointement avec les travaux de  la rénovation du stade Omnisport de Bepanda. Est-ce le fruit d’accords de gré à gré célèbres au Cameroun ?

Mystère.

Un épais mystère demeure sur l’issue d’importants accords signés pour la réalisation par Piccini du stade d’Olembé. Les autorités camerounaises avaient conclu des accords de financement pour le complexe sportif d’Olembé. Selon les informations rapportées par l’agence de presse panafricaine APA, ces accords portaient sur un total de 139 milliards de F CFA (211,9 millions d’euros), financés à travers une ligne de crédit apportée par le groupe bancaire italien Intesa SanPaolo Group. Autant de controverses  qui amènent à s’interroger sur la possibilité pour le Cameroun de tenir les délais. Le 30 novembre 2018 soit 163 jours avant la tenue de la CAN 2019 au Cameroun, l’organisation de la manifestation continentale avait été retirée au Pays de Paul Biya. D’évidence il n’y avait aucune chance d’être prêt le jour dit. À quelques  442 jours de la biennale du football africain de 2021 -annoncée janvier-février-, on en est encore aux balbutiements. C’est à se demander si le Cameroun a retenu la leçon, a renoncé à l’humiliation. Difficile à dire. Les vrais coupables de la honte continentale n’y ont laissé aucune plume, on le sait. C’est que les faiseurs de CAN retirée  ont bien le privilège de tenter un autre coup. 

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