La décision du Forum mondial des ligues est visiblement sans appel. Dans une correspondance adressée ce 23 décembre à Veron Mosengo-Omba, le Secrétaire général de la CAF, le Secrétaire général du forum mondiale des ligues informe la FIFA et la CAF que les clubs ne libéreront pas de joueurs pour la Coupe d’Afrique des Nations avant le 3 janvier, soit plus tard que ce que demandent les équipes nationales mais, selon les ligues, en accord avec la FIFA. Toute sanction de la FIFA sera considérée comme “abusive”.
Dans sa lettre, Jérôme Perlemuter regrette l’indifférence assumée des responsables de la CAF eu égard à deux correspondances transmises en novembre dernier “Nous ne pouvons que regretter cette absence de réponse car des sujets importants ont été abordés dans ces lettres et auraient dû être discutés au préalable avec tous ceux qui représentent les ligues, les clubs et les joueurs.”, écrit le le Secrétaire général du forum mondiale des ligues. Il émet à nouveau ses inquiétudes relativement au calendrier et au contexte de la compétition; “Tout d’abord, la CAN se déroulant au milieu de la pandémie actuelle avec la santé des joueurs en jeu et des préoccupations sur la propagation de la pandémie, le dialogue est essentiel. Il serait nécessaire de clarifier les protocoles à mettre en place pour le tournoi car nous ne savons toujours pas quelles mesures seront mises en œuvre.(…) et en ce qui concerne le calendrier, comme nous l’avons déjà souligné, la CAN 2022 se tiendra en hiver, contre l’engagement similaire pris par la CAF en 2017 et contre la position des ligues, des clubs et des joueurs.
Elle commencera une semaine plus tôt que d’habitude en raison de son format étendu. Et la CAF a encouragé la FAS à convoquer plus de joueurs que jamais.” développe-t-il. Jérôme Perlemuter s’offusque dans le même temps des démarches unilatérales de la CAF et de la FIFA. Parlant de la date du 27 décembre décidée pour le retour des footballeurs en sélection nationale, il estime que ” Cette date est déraisonnable et disproportionnée pour de nombreux joueurs qui jouent encore à ce moment-là”, tempête le dirigeant sportif. Et comme pour charrier la CAF, il lance qu’en libérant gratuitement les footballeurs tout en payant leurs salaires, il participe au rayonnement du football africain. “Cela permet à la CAF de générer des revenus et de commercialiser tous les droits de la CAN afin d’investir pleinement dans le développement du football africain. Nos clubs s’engagent volontiers dans ce programme de solidarité. Mais en contrepartie, nous attendons que les décisions ne soient pas prises isolément par la FIFA et la CAF.” conclut-t-il.



