C’est ce 21 novembre 2021 que Maurice Kamto s’est arrêté sur cette attitude peu commode, mais habituelle du président camerounais ; une inclinaison naturelle à ramener les hautes personnalités de la République à leurs origines après leur mort. Dans la mosaïque des cas les plus récent Maurice Kamto se souvient du message formulé par le président de la République à la mort de l’icône mondiale Manu Dibango.
Pour un hommage à la légende nationale et mondiale décédée en mars 2020, « M. BIYA a présenté ses condoléances « à sa famille, ainsi qu’à la communauté Sawa qu’il aimait particulièrement. »

On avait alors cru à une inattention ponctuelle. Que nenni ! Il a récidivé lors du décès d’officiers généraux de l’armée » remarque Maurice Kamto. L’homme politique rappelle justement que « Par rapport au Gén de Corps d’armée du NGANSO SUNJI, M. BIYA a noté que « le département du Ndé et la région de l’Ouest viennent de perdre un fils distingué » et présenté ses condoléances à la « communauté Bagangté ».
Quant au « Gén de Corps d’armée OUMAROU DJAM YAYA, M. BIYA note que « sa disparition constitue une grande perte pour le département de la Bénoué, la région du Nord, … » Inattention ? Je crains que derrière cela il y ait une vision du Cameroun. Elle serait désastreuse. » regrette le président du MRC.
Paul Biya ne verrait le Cameroun que sous le prisme de ses différences qui sont à l’origine de toutes les injustices et du népotisme décrié au sommet du Cameroun. Et de conclure « Quand les Lions indomptables gagnent, on ne dit pas que c’est grâce à tels fils de tels villages et de telles régions. La Nation doit célébrer ses enfants au-delà des villages et des régions. Une telle Nation doit être notre projet commun », rappelle le président Maurice Kamto.



