Le président du Conseil européen, Charles Michel, s’est rendu à Budapest
lundi pour tenter d’infléchir la position du premier ministre hongrois.
Pour Kiev, le sommet européen de la mi-décembre sera déterminant. Pour
l’avenir de l’UE aussi

Valérie de Graffenried
Viktor Orban tient le couteau par le manche. Ou du moins fait tout pour
donner cette impression. Lundi, Charles Michel, le président du Conseil
européen, était en délicate mission à Budapest. Objectif: tenter de
convaincre le premier ministre nationaliste hongrois de ne pas brandir
son droit de veto à l’ouverture des négociations d’adhésion de l’Ukraine
à l’UE lors du sommet des chefs d’Etat et de gouvernement des 14 et
15 décembre à Bruxelles. Car si Volodymyr Zelensky est l’homme sur
lequel tous les yeux seront rivés, Viktor Orban compte bien jouer au
semeur de zizanie jusqu’au bout. C’est dans cet état d’esprit là qu’il a
reçu Charles Michel lundi.



