Vendredi 17 avril, le journaliste et activiste est enlevé à 17h25 minutes, puisqu’il est appréhendé de force à Yaoundé sans mandat par des agents de la Division de la Sécurité Militaire. Il est escorté de force dans les bureaux du colonel Joël Emile Bamkoui. Il nous revient que cet officier lui a infligé longuement d’atroces coups de poings. L’officier essayait de soumettre l’homme au mental de faire qui s’attendait bien à passer par cette torture. Menacé, Sébastien Ebala avait déjà pressenti et annoncé son arrestation. Les images de son tourment diffusées par le Colonel Bamkoui lui-même ont circulé sur les réseaux sociaux.
Selon nos sources, l’activiste essuie les revers d’un appel lancé à l’endroit de ses compatriotes. Il nous revient que Sébastien Ebala a appelé quelques jours plutôt le peuple camerounais à arracher sa liberté confisqué par le régime en place en participant activement à une manifestation pacifique contre le Président Biya. L’indignation de Sébastien Ebala tient au fait que le celui qui prétend être le président du Cameroun brille par une absence méprisante voire suspecte depuis la survenue de la pandémie du Coronavirus au Cameroun. Cette arrestation est une entorse grave à la liberté de la presse, mais surtout à la liberté d’expression au Cameroun.
Le régime Biya est coutumier de ces basses manœuvres pour décourager toutes les personnes qui ne se rendent pas complice du silence dévastateur qui plane sur le Cameroun depuis des années. Aussi, l’interpellation de ce journaliste donne donc de comprendre que les thuriféraires de Biya sont en train de cacher quelque chose et n’ont aucun droit d’éveiller les soupçons du peuple. L’objectif est donc d’humilier ce journaliste et de le faire taire. Cela participe donc sans doute de la vaste supercherie mise en oeuvre pour faire croire au Cameroun que Paul Biya est en forme et capable de diriger le pays. Un spécialiste vient d’ailleurs de démontrer que la vidéo de la rencontre entre Paul Biya et Christophe Guilhou a été grossièrement fabriquée pour simuler l’entrevue.


