Cameroun: 4 signes capitaux de la fin prochaine du RDPC

Pressentis pour candidater à la mairie de la ville de Yaoundé, Augustin Tamba, Emile Andze Andze, Jean Marie Abouna et Saint-Eloi Bidoung n’ont pas été élus. Contre toute attente, le Rassemblement démocratique du peuple camerounais (Rdpc) qui contrôle toutes les 07 mairies de la ville de Yaoundé a étouffé les velléités pouvoiristes de certains de ces candidats pour jeter son dévolu sur un « Messi », Luc Atangana; des guerres intestines qui trahissent la fin prochaine des mini-clans qui constituent le RDPC.

13 communautés urbaines sur les 14 que compte le Cameroun, Yaoundé,  capitale politique, siège des institutions de la République, s’est dotée d’un central en lieu et place d’un délégué du gouvernement, selon les termes contenus dans le code général des collectivités territoriales décentralisées. Election ou nomination du maire central, l’on a assisté à l’expression de la dictature de la part du parti au pouvoir.

Il faut noter que la démocratie n’a pas primé, bien qu’ils aient battu campagne avec la dernière énergie possible et tout ce que cela suppose. La circulaire et les textes de base du « parti des flammes « ont été foulés aux pieds par la hiérarchie de cette formation politique. C’est ainsi que certains candidats ont failli s’emporter en pleine salle pendant les tractations en  s’inscrivant en faux contre les instructions de la hiérarchie du parti au pouvoir avec à la clé, une liste venue d’en haut. Face à ses tensions, Tsimi Evouna est venu leur tenir un discours musclé qui a obligé les uns et les autres de rabattre leur bavardage. Finalement, les conseillers ont voté la liste imposée par le summum. Résultats des courses : 03 abstentions, 98 bulletins nuls pour 196 votants.

Emile Andzé Andzé

Député-maire de la commune d’arrondissement de Yaoundé 1er, il a réussi, en son temps, à déboulonner et faire éjecter du pouvoir un certain Gabriel Mballa Boumong. D’où la confiance pour une nouvelle gestion des affaires locales. A cause de quelques erreurs dans le passé durant son règne, il s’est vu balayer par un claquement des doigts du parti au pouvoir.

JM Abouna : « beau garçon »

Il n’avait pas fini de célébrer sa victoire d’avoir damé le pion à son frère-ennemi et co-chambrier Emile Andzé Andzé, en lui ravissant la vedette à la tête de l’arrondissement de Yaoundé 1er, qu’il s’est découvert des aptitudes à pouvoir gérer la mairie de ville de Yaoundé en qualité de maire central. «  Dommage que ceux qui le connaissent bien et le maitrisent, ont tôt fait de le persuader de stopper ses ambitions démesurées, son ego surdimensionné auquel cas, on mettrait à nu ses frasques financières et ses trahisons. Ce qui aurait pu écourter son bail à tête de la commune de Yaoundé 1er. Quand bien même l’ambition serait légitime, la démocratie locale, un moyen pour tout citoyen à la base de s’exprimer, Jean Marie Abouna en toute humilité, aurait pu éviter de s’afficher au grand jour parce qu’encore novice en ce qui concerne la gestion locale », indique une des sources à la présidence de la république. Elle ajoute « il aurait pu laisser ce moment passer pour acquérir de l’expérience et pourquoi pas, effectuer le même parcours que son prédécesseur de frère fourbissant ainsi ses armes pour prendre en fin es quartiers à l’immeuble de l’hippodrome. Maintenant que la partie de chasse a été infructueuse, les caméras sont désormais braquées sur lui. Qu’il le comprenne à jamais, aucune faute de gestion ne lui sera pardonnée ; aucun temps de répit ne lui sera accordé parce que, ceux qu’il aura tenté d’humilier ce jour-là, ne louperont pas l’occasion de lui faire la peau. C’est à croire qu’en 2025, au terme de ce quinquennat qu’il puisse revenir comme le maire de la commune de l’arrondissement de Yaoundé 1er, ayant déjà affiché toutes ses intentions de briguer le poste de maire central de la ville de Yaoundé. Comme son frère désormais ennemi, lui aussi aurait de très mauvais rapports avec l’argent et serait un mordu de l’alpinisme sur les monts de Venus. »

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Augustin Tamba

Malgré son vieux âge, il est resté jeune « l’éternel adolescent », il a vite compris comme Emile Andzé Andzé, contrairement à Jean Marie Abouna, que Jean Nkuété et compagnons avaient jeté leur dévolu sur celui qui était avant la nomination, conseiller municipal de l’arrondissement de Yaoundé 3e, et secrétaire permanent du comité national de la décentralisation j’ai nommé Luc Messi Atangana, le candidat annoncé. Maire alors, est maire central de la ville de Yaoundé, celui qui peut ou alors celui qui veut ? Pouvait-on s’interroger sur la candidature d’Augustin Tamba. « Des dix dernières années écoulées à la tête de l’exécutif de la mairie de Yaoundé 7e, le temps d’un mandat pour lui, s’est résumé en des rêves. Il est resté dans le monde onirique tellement il avait des projets que l’on voyait en lui, le sauveur. Finalement, l’homme a dû négocier sa réélection en allant faire allégeance à Gilbert Tsimi Evouna de lui accorder une chance pour qu’il revienne sur terre, histoire de concrétiser ses rêves devenus des cauchemars lors du mandat écoulé. Comme Emile Andzé Andzé et Jean Marie Abouna, celui qui a le plus excellé dans « le droit de cuissage » c’est ainsi qu’il est catalogué dans cet arrondissement à Yaoundé 7e, et a bien alimenté les débats autour de sa candidature comme maire central de la ville de Yaoundé », souligne une source sous anonymat, qui continue « peut-être, qu’entre temps, il aurait gagné en volume et en hauteur pour véritablement se positionner lors des échéances à venir. Mais pourrait-il s’accrocher quand ses rêves ne seront plus chimériques ? ».

Eloi Bidoung

Candidat à la présidence de la république, candidat à la tête du Rdpc, autoproclamé challenger du président national de ce parti, secrétaire général du Rdpc du Mfoundi 6e, Saint- Eloi Bidoung aurait toujours voulu passer outre ses prérogatives, faisant à chaque fois, obstruction à Adjessa Melingui Jean Claude (de regretté mémoire) et même Lolo Paul Martin (paix également à son âme). «  Il est l’un des adjoints au maire de la commune d’arrondissement de Yaoundé 6e qui a toujours un mal fou à ceindre son écharpe tricolore pour faire dans l’harmonie des couleurs nationales. Il n’a cessé d’être en conflit avec tous les maires sous lesquels il aurait servi l’institution municipale. Un qui le connaissait bien dans ses rôles, le préfet Jean Claude Tsila, qui lui remontait les bretelles à chaque fois, lorsqu’il a voulu tenter, à maintes reprises, de faire valoir sa candidature, pour l’élection du maire central de la ville de Yaoundé », indique une source qui poursuit «  ce que son nom, Bidoung, qui signifie les bruits en langue béti, ne lui a jamais porté bonheur. La preuve, aujourd’hui, loin d’adjoint au maire, il n’est plus qu’un simple conseiller municipal. Reste à savoir si Messi Luc Atangana est clean ! Voilà un process qui traduit à suffisance que la barque RDPC n’est bonne voie de subsister au temps pour les années à venir.

DM

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